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Chantage, espionnage des pays voisins et course à l’armement pour rivaliser avec l’Algérie : une journaliste espagnole révèle les plans de Rabat

Publie le 8 juillet 2026 a 16:05 (heure locale) Auteur: Anis Ait gana 0 commentaires 32 vues
Chantage, espionnage des pays voisins et course à l’armement pour rivaliser avec l’Algérie : une journaliste espagnole révèle les plans de Rabat

La journaliste espagnole Sonia Moreno, auteure du livre « Le Maroc… le voisin dérangeant », revient une nouvelle fois sur les manœuvres de Rabat et ses stratégies vis-à-vis des pays voisins, Elle s’est notamment penchée sur la course aux armements menée par le Royaume dans une tentative de rivaliser avec l’Algérie, ainsi que sur les méthodes d’espionnage et de chantage à travers l’utilisation du logiciel israélien « Pegasus », Elle a également évoqué les coulisses du changement de position de l’Espagne concernant la question du Sahara occidental.

Sonia Moreno

Moreno s’appuie dans son analyse sur une expérience de terrain de plus de dix ans passée au Maroc, où elle a vécu et travaillé en tant que correspondante pour plusieurs médias espagnols, Lors d’un entretien accordé au site « TSA Algérie », elle a expliqué les raisons du choix du titre de son livre, affirmant que le Maroc, voisin du sud de l’Espagne, se caractérise par un comportement imprévisible qui pourrait être à l’origine de flux migratoires irréguliers, du trafic de drogue, voire du terrorisme, Selon elle, ces éléments constituent un moyen de pression non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de l’Europe.

Elle a ajouté que cette approche s’est clairement manifestée lors de la crise diplomatique entre Madrid et Rabat en 2021, lorsque l’Espagne avait accueilli, pour des raisons humanitaires, le secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, afin qu’il reçoive des soins après avoir été contaminé par le virus du Covid-19, Elle a expliqué qu’à la suite de cet épisode, les autorités marocaines avaient assoupli les mesures de contrôle à leurs frontières avec la ville de Ceuta, ce qui avait permis l’entrée d’environ 12 000 migrants, dont un grand nombre de mineurs, en seulement deux jours.

Moreno a également affirmé que ce qui s’applique à l’Espagne concerne également l’Algérie, voire de manière plus sensible encore, compte tenu du fait que les deux pays partagent une longue frontière terrestre et se trouvent sur le même continent, Elle a indiqué que le Maroc cherche à s’imposer comme la première puissance au Maghreb et en Afrique, ce qui expliquerait, selon elle, la poursuite du renforcement de ses capacités militaires dans le but de rivaliser avec l’Algérie.

Évoquant les moyens de pression exercés par Rabat à l’égard de Madrid, Moreno a affirmé qu’un « lourd silence » règne au sein d’une partie des médias espagnols concernant tout ce qui pourrait déplaire au Maroc, par crainte de voir se reproduire la crise de 2021 et les conséquences politiques et sécuritaires qui l’avaient accompagnée.

La journaliste espagnole a révélé qu’au cours de son séjour au Maroc en 2014, elle avait reçu une proposition consistant à publier uniquement des informations positives sur le Royaume en échange de sommes d’argent, Elle a assuré que certains journalistes travaillant pour des médias espagnols ne publient que des contenus contribuant à améliorer l’image du Maroc.

Elle a ajouté que les journalistes qui diffusent des informations susceptibles de déranger les autorités marocaines font face à différentes formes de pression, avant de devoir choisir entre céder à ces pressions ou poursuivre leur travail en toute indépendance.

Dans le même contexte, Moreno a révélé avoir été espionnée en 2021 à l’aide d’un programme similaire au logiciel « Pegasus », Elle a expliqué que la société Lazarus Technology avait procédé à l’analyse de son téléphone et de son ordinateur, concluant que ces appareils avaient été piratés.

Elle a indiqué avoir remis un rapport technique à la Police nationale espagnole, qui a ouvert une enquête après la plainte déposée, avant que l’affaire ne soit transmise à la justice.

Selon ce rapport, Moreno aurait été espionnée à 64 reprises entre avril 2020 et février 2021, permettant aux personnes impliquées d’accéder à l’intégralité du contenu de ses appareils, notamment ses messages, l’application « WhatsApp » ainsi que la caméra, Elle a ajouté que les deux suspects seraient un ancien journaliste et un ancien policier, tous deux d’origine marocaine et détenteurs de la nationalité espagnole.

Elle a précisé que l’ancien policier est toujours en fuite, tandis que le juge a ordonné à l’autre journaliste de verser une caution financière provisoire, sous peine de saisie de ses biens en cas de non-respect de cette décision.

Moreno a conclu en indiquant que ce journaliste entretient des liens avec le Parti socialiste catalan et qu’il est apparu sur des photos aux côtés de l’ancien ministre espagnol Miquel Iceta ainsi que du président du gouvernement catalan Salvador Illa.

#Algerie#Espagnol#Maroc
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Anis Ait gana

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La coopération économique entre l’Algérie et l’Inde appelée à se renforcer grâce à de nouvelles opportunités

La coopération économique entre l’Algérie et l’Inde appelée à se renforcer grâce à de nouvelles opportunités

L’ambassadrice de l’Inde en Algérie, Mme Swati Vijay Kulkarni, a affirmé mardi à Alger que les relations économiques entre l’Algérie et l’Inde, fondées sur un « partenariat solide » et « mutuellement bénéfique », sont appelées à se renforcer grâce aux nombreuses opportunités offertes par la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

Lors d’une conférence de presse consacrée à la coopération économique entre les deux pays, la diplomate a souligné que l’Algérie et l’Inde partagent une vision commune basée sur la coopération Sud-Sud, qu’elle a qualifiée de « levier essentiel pour promouvoir un développement durable, inclusif et équitable ».

Elle a également mis en avant les atouts dont disposent les deux pays, notamment « une population jeune, un esprit entrepreneurial dynamique et des ressources humaines qualifiées », estimant que cette complémentarité offre « un grand potentiel » pour approfondir les relations économiques bilatérales.

Évoquant les perspectives de coopération, l’ambassadrice a indiqué que le lancement du vol direct d’Air Algérie reliant Alger à New Delhi, prévu « fin octobre 2026 », « contribuera à dynamiser les échanges commerciaux, les investissements et les contacts entre les deux peuples, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration ».

Par ailleurs, Mme Swati Vijay Kulkarni a présenté plusieurs domaines susceptibles d’accueillir des partenariats entre les deux pays, notamment les composants automobiles, l’industrie agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique, les dispositifs médicaux, le textile ainsi que d’autres industries de transformation à forte valeur ajoutée.

#Algerie#Inde
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Anis Ait gana
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« Summer Camp 2026 » : l’Algérie ouvre ses portes aux enfants de la diaspora pour un été pas comme les autres

« Summer Camp 2026 » : l’Algérie ouvre ses portes aux enfants de la diaspora pour un été pas comme les autres

Le ministère algérien de l’Éducation nationale a annoncé, ce mercredi, l’ouverture des inscriptions directes au programme estival « Summer Camp 2026 », destiné aux enfants de la communauté nationale établie à l’étranger actuellement en vacances en Algérie.

Cette mesure concerne les élèves qui n’ont pas pu s’inscrire via la plateforme numérique mise en place par le ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Les inscriptions s’effectuent directement auprès des établissements scolaires désignés pour accueillir les participants dans plusieurs wilayas, La première session du programme débutera le 19 juillet 2026.

Selon le ministère, cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’État de renforcer les liens des jeunes Algériens de la diaspora avec leur pays d’origine, en consolidant leur sentiment d’appartenance, leur identité nationale et leur attachement à la culture algérienne.

Le programme propose un riche éventail d’activités éducatives, culturelles, scientifiques et récréatives, spécialement conçu pour les enfants âgés de 8 à 16 ans, L’objectif est de leur offrir un environnement éducatif stimulant favorisant l’apprentissage, le développement des compétences, l’épanouissement des talents ainsi que les échanges avec leurs camarades résidant en Algérie.

Le ministère de l’Éducation nationale invite les parents souhaitant inscrire leurs enfants à se rendre directement dans les établissements retenus pour cette opération, Ceux-ci sont répartis dans plusieurs wilayas, notamment Alger, Chlef, Biskra, Béjaïa, Tlemcen, Tiaret, Jijel, Sétif, Skikda, Annaba, El Bayadh, El Oued, Khenchela et Aïn Témouchent, afin de faciliter l’accueil des participants venus de la diaspora.

À travers « Summer Camp 2026 », les autorités entendent offrir aux jeunes Algériens établis à l’étranger une expérience enrichissante leur permettant de découvrir davantage leur patrimoine culturel, de renforcer leur lien avec leur pays d’origine et de tisser des relations durables avec les jeunes de leur génération vivant en Algérie.

#Algerie#Summer Camp 2026
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Anis Ait gana
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Rapport de l’ONU : l’Algérie parmi les pays ayant assoupli les restrictions sur les investissements étrangers dans les mines en 2025

Rapport de l’ONU : l’Algérie parmi les pays ayant assoupli les restrictions sur les investissements étrangers dans les mines en 2025

Algeria Gate : L’Algérie figure parmi les pays en développement qui ont adopté, en 2025, des mesures visant à faciliter l’accès des investissements directs étrangers (IDE) dans certains secteurs stratégiques. Selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026, publié par les Nations unies, un nombre limité de mesures de libéralisation des investissements étrangers a concerné des secteurs autres que les services, notamment le secteur minier en Algérie.

Le rapport inscrit cette évolution dans une transformation plus large des politiques mondiales d’investissement, où les gouvernements adoptent une approche plus sélective en matière d’ouverture aux capitaux étrangers. Les investissements sont désormais orientés vers des secteurs jugés stratégiques, tels que le développement industriel, la sécurité économique, les chaînes de valeur locales, les ressources minières, les énergies propres, les infrastructures numériques et les industries de pointe.

Selon le World Investment Report 2026, consulté par Algeria Gate, le nombre de mesures relatives aux politiques d’investissement adoptées à l’échelle mondiale a atteint un niveau record de 229 mesures en 2025, contre 192 en 2024. Parmi elles, 167 mesures étaient favorables aux investisseurs, soit 73 % du total, tandis que 62 mesures, représentant 27 %, étaient de nature restrictive.

Le rapport souligne que la situation de l’Algérie est particulièrement notable, puisqu’elle figure parmi les pays ayant assoupli les conditions d’accès aux investissements directs étrangers (IDE), et non parmi ceux ayant renforcé les restrictions. Il précise que les mesures de libéralisation mises en œuvre en 2025 ont principalement concerné les secteurs des services, notamment l’électricité, les ports, les infrastructures, les télécommunications, les services numériques, les banques, les assurances, le tourisme et l’hôtellerie. Toutefois, il relève qu’un nombre limité de mesures a également touché d’autres secteurs stratégiques, dont le secteur minier en Algérie.

À travers cette évolution, le rapport place l’Algérie dans une dynamique internationale consistant à ouvrir certains secteurs stratégiques aux investissements étrangers, selon une approche ciblée répondant aux priorités économiques nationales. Il ne s’agit donc pas d’une ouverture généralisée, mais d’une politique visant à attirer les capitaux, les technologies et les financements vers des activités productives capables de renforcer l’industrialisation et de créer davantage de valeur ajoutée.

Enfin, le document indique que l’ensemble des mesures de libéralisation des régimes d’investissement étranger adoptées en 2025 proviennent exclusivement de pays en développement. L’Asie en développement arrive en tête avec 21 mesures, suivie de l’Afrique (5 mesures), puis de l’Amérique latine et les Caraïbes (3 mesures). L’Algérie figure ainsi parmi le nombre restreint de pays africains ayant engagé des réformes en faveur de l’investissement étranger, avec un accent particulier sur le développement du secteur minier.

Incitations et facilités pour les investisseurs

Cette évolution intervient dans un contexte où les politiques d’investissement à l’échelle mondiale se concentrent de plus en plus sur les secteurs stratégiques, Le rapport souligne que les gouvernements ne se limitent plus à améliorer le climat général des affaires, mais recourent désormais à des incitations, des mesures de facilitation et une libéralisation ciblée afin d’orienter les capitaux étrangers vers des domaines prioritaires, tels que les énergies propres, les infrastructures numériques, l’industrie de pointe et les minerais stratégiques.

En 2025, les incitations à l’investissement ont constitué la principale catégorie de mesures favorables aux investisseurs, représentant 50 % de l’ensemble des politiques d’encouragement adoptées dans le monde, Le rapport précise également que ces avantages sont désormais davantage conditionnés à des critères précis, comme la création d’emplois, le transfert de technologies, le renforcement de la valeur ajoutée locale et le respect des objectifs de durabilité environnementale, Cette tendance marque un passage des exonérations générales vers des dispositifs de soutien plus ciblés.

Parallèlement, le document indique que les mesures restrictives se sont également multipliées en 2025, notamment à travers le renforcement des mécanismes de contrôle des investissements étrangers, les limitations d’accès à certains secteurs, la réduction de certains régimes d’incitation et l’introduction d’exigences accrues en matière de contenu local, L’Algérie fait toutefois figure d’exception, le rapport la classant parmi les pays ayant assoupli les conditions d’accès aux investissements étrangers dans le secteur minier, alors que plusieurs autres pays africains ont choisi d’élargir les activités réservées aux investisseurs nationaux ou d’imposer des règles de propriété plus strictes dans les mines, les services et les petites activités commerciales.

Cette orientation s’inscrit dans la stratégie économique de l’Algérie, qui considère le secteur minier comme l’un des principaux leviers de diversification de son économie et de réduction de sa dépendance aux hydrocarbures, Les ressources minières occupent désormais une place stratégique, en raison de leur rôle dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, les industries de transformation et la production de minerais indispensables à la transition énergétique et aux nouvelles technologies.

Enfin, le rapport souligne que les politiques d’investissement sont de plus en plus étroitement liées aux enjeux de sécurité économique et de résilience industrielle, Dans ce contexte, le secteur minier devient un domaine stratégique, à la croisée des objectifs d’attraction des investissements, de préservation des ressources nationales, de création de valeur locale et de développement d’industries à forte valeur ajoutée.

#Abdelmadjid Tebboune#Algerie
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Anis Ait gana