Algeria Gate : L’Algérie poursuit ses efforts pour réduire le torchage du gaz associé, confirmant sa volonté d’améliorer l’efficacité de l’exploitation de ses ressources énergétiques et de limiter le gaspillage d’une ressource stratégique.

Selon les dernières données de la Banque mondiale, Sonatrach a réussi à ramener le taux de torchage du gaz associé à 3,19 %, contre 5,43 % en 2020. Une évolution qui traduit les progrès réalisés ces dernières années dans la récupération et la valorisation du gaz auparavant brûlé dans les torchères.

Cette amélioration se reflète également dans le classement mondial. L’Algérie, qui occupait la quatrième place parmi les pays enregistrant les plus importants volumes de gaz torché en 2022, est désormais classée septième en 2025.

167 milliards de m³ de gaz brûlés dans le monde en 2025
La performance algérienne intervient alors que la tendance mondiale évolue dans le sens inverse. Le volume de gaz torché à travers le monde a augmenté pour la troisième année consécutive, atteignant environ 167 milliards de mètres cubes en 2025.
Ce volume était de 151 milliards de m³ en 2024, contre 148 milliards en 2023 et 139 milliards en 2022.
La Banque mondiale estime par ailleurs à près de 54 milliards de dollars la valeur économique du gaz ainsi brûlé dans le monde en 2025. Ces chiffres mettent en évidence l’enjeu économique du torchage, au-delà de ses conséquences environnementales et de son impact sur les émissions de gaz à effet de serre.
Sonatrach vise moins de 1 % à l’horizon 2030
L’objectif de l’Algérie ne s’arrête toutefois pas aux résultats déjà obtenus. Sonatrach ambitionne de poursuivre la réduction du torchage afin d’atteindre un taux inférieur à 1 % et de mettre fin au torchage de routine d’ici 2030.
Cette ambition s’inscrit dans le cadre de l’engagement de Sonatrach envers l’initiative « Zero Routine Flaring by 2030 », portée par la Banque mondiale.

Pour y parvenir, le groupe algérien mise notamment sur la récupération d’une plus grande quantité de gaz associé afin de le réinjecter dans les gisements, de l’utiliser pour répondre aux besoins énergétiques nationaux ou encore de le valoriser à travers sa commercialisation.
Transformer le gaz gaspillé en ressource valorisable
La réduction du torchage constitue ainsi un enjeu à la fois énergétique, économique et environnemental pour l’Algérie.
Chaque quantité de gaz récupérée au lieu d’être brûlée représente une ressource supplémentaire pouvant être utilisée dans l’industrie, pour la consommation nationale ou destinée à l’exportation.
Alors que le torchage mondial continue d’augmenter, l’Algérie semble donc suivre une trajectoire différente. En passant de la quatrième place mondiale en 2022 à la septième en 2025 et en réduisant son taux de torchage de 5,43 % en 2020 à 3,19 %, le pays poursuit la modernisation de la gestion de ses ressources gazières.

Le prochain défi sera désormais de maintenir cette dynamique et d’atteindre moins de 1 % de torchage d’ici 2030, un objectif qui permettrait à Sonatrach de renforcer davantage l’efficacité de la production algérienne tout en valorisant des volumes de gaz jusqu’ici perdus dans les torchères.