Algeria Gate : À l’occasion de la célébration de la naissance du prophète Mohammed (paix et salut sur lui), le roi du Maroc Mohammed VI aurait adressé une invitation privée à la ministre israélienne des Transports, Miri Regev, pour séjourner dans l’un de ses palais royaux à Marrakech, Une invitation qui suscite une vive polémique, notamment auprès des militants marocains opposés à la normalisation avec Israël.
Cette visite intervient alors que Miri Regev est régulièrement critiquée pour ses déclarations jugées hostiles à l’islam et aux musulmans, En 2018, elle avait notamment été accusée d’avoir tenu des propos offensants à propos de l’appel à la prière, en le comparant à des « aboiements de chiens de Mohammed ».
D’origine marocaine, la ministre israélienne se rend régulièrement au Maroc, notamment dans le cadre de visites liées au patrimoine juif du royaume, Sa présence à Marrakech intervient toutefois dans un contexte particulièrement sensible, marqué par la guerre à Gaza et par les tensions persistantes au Moyen-Orient.
Regev a également revendiqué publiquement son soutien aux opérations menées par Israël contre les militants du Global Sumud Flotilla, une initiative humanitaire destinée à acheminer de l’aide vers Gaza, Elle avait publié une vidéo montrant l’arrivée au port d’Ashdod de plusieurs militants détenus, accompagnée d’un message les présentant comme des « soutiens du terrorisme » selon sa propre qualification.

Au Maroc, cette visite a provoqué la colère de plusieurs militants anti-normalisation, Certains dénoncent ce qu’ils considèrent comme une contradiction entre la dimension religieuse revendiquée par la monarchie marocaine et l’accueil réservé à une responsable politique israélienne controversée.

Sur les réseaux sociaux, le hashtag #إلا_رسول_الله (« Sauf le Prophète de Dieu ») a ainsi été largement relayé par des internautes marocains, à l’approche du Mawlid, Les internautes opposés à la visite appellent à dénoncer publiquement la présence de Miri Regev au Maroc et à réaffirmer leur opposition aux accords de normalisation avec Israël.

La polémique dépasse ainsi la seule visite de la ministre israélienne : elle ravive le débat au Maroc sur les relations avec Israël, alors que les opérations militaires israéliennes se poursuivent à Gaza et que la situation reste extrêmement tendue dans plusieurs pays de la région.



