Selon le quotidien El Moudjahid, les tensions diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc se sont une nouvelle fois manifestées en marge de la Semaine africaine organisée à l’UNESCO à Paris, Le journal estime que certaines réactions attribuées à des relais proches du Makhzen traduisent une hostilité persistante envers l’Algérie, présente selon lui dans plusieurs domaines, qu’ils soient diplomatiques, culturels, médiatiques ou sportifs.
D’après la même source, chaque initiative portée par l’Algérie sur la scène africaine ou internationale susciterait des réactions jugées excessives de la part de certains cercles marocains. El Moudjahid considère que les incidents survenus à Paris illustrent ce climat de rivalité, alors que l’événement devait avant tout mettre en valeur les patrimoines et les cultures africaines.
Le journal affirme également que la mise en avant de l’histoire et du patrimoine algériens aurait provoqué des tensions lors de cette rencontre internationale, Selon cette lecture, certains acteurs marocains auraient privilégié la confrontation et la polémique plutôt qu’une compétition culturelle ou diplomatique apaisée.
Toujours selon El Moudjahid, cette attitude refléterait une difficulté du Makhzen à accepter le poids régional de l’Algérie, son influence africaine et la portée historique de son parcours révolutionnaire, Le quotidien souligne que l’Algérie continue, selon lui, de bénéficier d’une légitimité historique fondée sur les luttes de libération et la souveraineté nationale.
Le média algérien estime par ailleurs que les campagnes médiatiques et diplomatiques attribuées au Maroc s’intensifient chaque fois que l’Algérie renforce sa présence sur la scène continentale ou internationale, Il évoque notamment des tentatives de récupération culturelle et des polémiques récurrentes autour de questions patrimoniales et historiques.
Enfin, El Moudjahid considère que les incidents enregistrés à Paris ne relèvent pas d’un simple épisode isolé, mais s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions politiques et diplomatiques entre les deux pays, Le journal conclut que l’Algérie continuerait à s’appuyer sur son histoire, son influence africaine et ses institutions pour maintenir sa place sur la scène internationale.