Algeria Gate : Sonatrach poursuit ses efforts d’exploration du sous-sol algérien. Le groupe public a réalisé 17 nouvelles découvertes d’hydrocarbures depuis le début de l’année 2026, en mobilisant ses propres moyens, a annoncé samedi le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab.
En effet, cette annonce a été faite devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), à l’occasion de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2027. Le ministre a également fait état d’une hausse des investissements de Sonatrach, qui ont dépassé 6 milliards de dollars en 2026, contre 5,3 milliards de dollars l’année précédente.
Ces résultats s’inscrivent dans la stratégie de développement de Sonatrach pour la période 2026-2030, qui accorde une place centrale à l’exploration et à la production. Le groupe prévoit notamment de forer environ 500 puits d’exploration et de couvrir 66 % du domaine minier national dédié aux hydrocarbures.
Pour identifier de nouvelles ressources, le programme prévoit également selon le ministre d’état des campagnes d’acquisition sismique en deux et trois dimensions (2D et 3D), ainsi que des études géologiques et géophysiques destinées à affiner la connaissance des bassins sédimentaires algériens.
L’ambition est de renouveler les réserves nationales de pétrole et de gaz, tout en préservant les capacités de production sur le moyen et le long terme. Selon les données communiquées par le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, à l’APS en février 2026, l’exploration et la production représentent 75 % des investissements de développement programmés sur cette période.
Des investissements massifs pour soutenir la production
Par ailleurs et au-delà de la recherche de nouveaux gisements, Sonatrach prévoit d’intensifier les opérations destinées à développer les ressources déjà identifiées et à maintenir les installations en activité.
Le plan quinquennal comprend ainsi le forage d’environ 950 puits de développement et quelque 6 300 interventions sur des puits existants. Ces opérations doivent contribuer à optimiser l’exploitation des gisements et à soutenir les niveaux de production.
Le groupe public entend également s’appuyer sur des partenariats avec des compagnies internationales. D’après son PDG, ces collaborations devraient représenter 26 % du budget global consacré à l’exploration et à la production entre 2026 et 2030.
Un enjeu stratégique pour les exportations algériennes
Le renouvellement des réserves constitue un enjeu majeur pour l’industrie énergétique nationale. Il s’agit à la fois de répondre à une demande intérieure en évolution et de préserver les volumes disponibles pour les marchés internationaux, dont les recettes restent essentielles pour l’économie algérienne.
Sonatrach avait déjà annoncé 17 découvertes d’hydrocarbures en 2025, réalisées notamment dans des bassins considérés comme matures. La poursuite de ces résultats en 2026 illustre les efforts engagés pour exploiter davantage le potentiel du domaine minier national.
La compagnie affiche par ailleurs l’objectif de forer 100 puits par an et de doubler le nombre annuel de découvertes. La concrétisation de cette ambition dépendra notamment de l’efficacité des campagnes d’exploration et de la capacité du groupe à transformer les découvertes en réserves économiquement exploitables.









