Algeria Gate : Des données d’avions civils pourraient-elles révéler des activités militaires sensibles ? Des scientifiques chinois affirment avoir développé un algorithme permettant de localiser des sources présumées d’interférences GPS à partir de données aéronautiques publiques.
Selon le South China Morning Post, dans un article publié le 15 octobre et signé Chao Kong, ces chercheurs militaires disent avoir identifié deux sources présumées près d’Israël, dans le contexte du conflit avec l’Iran.

L’objectif de leurs recherches est d’identifier les origines possibles d’opérations de manipulation des signaux GPS, une technique connue sous le nom de GPS spoofing, qui consiste à transmettre de fausses informations de positionnement afin de perturber les systèmes de navigation.
Leur méthode vise à estimer l’origine d’opérations de « GPS spoofing », Cette technique consiste à transmettre de faux signaux de positionnement afin de tromper les systèmes de navigation, Les anomalies observées dans les données civiles serviraient ainsi d’indices pour rechercher les émetteurs responsables.
Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence : repérer une source présumée d’interférences ne suffit pas à établir son identité, son opérateur ou sa nature militaire, Les chercheurs n’ont pas précisé pourquoi leurs travaux s’étaient concentrés sur l’armée israélienne.

L’étude illustre le potentiel des données ouvertes pour analyser la guerre électronique, Elle soulève également une question stratégique : jusqu’où les informations issues de l’aviation civile peuvent-elles rendre visibles des opérations militaires habituellement discrètes ?
