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L’avenir des relations algéro-émiraties à moyen terme

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L’avenir des relations algéro-émiraties à moyen terme

Par Ismaïl Mlili : journaliste et écrivain algérien.

Algeria Gate : L’Algérie considère que la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis n’est que le résultat d’un blocage total de toutes les voies de communication et de compréhension, Alger estime que sa décision est souveraine, qu’elle ne contrevient ni au droit international ni aux usages diplomatiques arabes, et rappelle avoir déjà eu recours à ce type de mesure avec plusieurs pays lorsque les relations officielles atteignaient une impasse et un niveau avancé de tension.

L’Algérie s’est ainsi retirée du cadre diplomatique qui la liait aux Émirats, laissant en quelque sorte à Abou Dhabi la clé d’un éventuel retour et la décision de reprendre le travail diplomatique.

L’avenir des relations algéro-émiraties à moyen terme

À titre personnel, je ne pense pas qu’il existe, à court terme, de véritables signes annonçant une sortie de crise entre les deux parties, L’Algérie cherche à mettre un terme, de manière ferme et définitive, à ce qu’elle considère comme des ingérences émiraties dans ses affaires intérieures, Elle entend également redéfinir des limites claires qu’Abou Dhabi devra respecter si elle souhaite renouer les liens fraternels et rétablir les relations sur des bases où chaque État respecte la souveraineté et les spécificités de l’autre.

De leur côté, les Émirats maintiennent jusqu’à présent leurs positions, se contentant d’un communiqué de leur ministère des Affaires étrangères dans lequel ils expriment l’espoir que la décision algérienne ne soit que temporaire.

Dans le même temps, certains milieux aux Émirats s’interrogent, dénoncent et condamnent ce qu’ils perçoivent comme un « carton rouge » brandi contre eux, tout en ignorant, selon cette lecture, l’ampleur des dommages qu’Abou Dhabi causerait sur le territoire d’autres États dont les populations aspirent simplement à vivre dans la stabilité.

Les réactions des peuples de la région ont également été diverses, À en juger par de nombreuses réactions visibles sur les réseaux sociaux, certains semblaient attendre qu’un État s’oppose publiquement aux Émirats. La décision algérienne a ainsi été perçue par une partie de ces opinions publiques comme une forme de soulagement, donnant lieu à des manifestations de soutien à la position d’Alger.

L’attentisme semble donc être, pour l’instant, la position dominante, L’Algérie ne devrait pas chercher à intensifier immédiatement l’escalade, tandis que les Émirats étudient soigneusement leurs options et consultent leurs alliés avant de prendre une nouvelle décision qui pourrait s’avérer mal calculée.

Certaines informations évoquent les prémices d’une médiation arabe entre les deux pays, destinée à mieux comprendre les positions respectives et à tenter de les rapprocher. Mais je pense que, jusqu’à la fin de cette année, les Émirats continueront à subir des pertes importantes liées notamment à la fermeture de l’espace aérien algérien, en plus d’une nouvelle tache noire portée, selon cette analyse, à leur bilan dans le monde arabe.

De son côté, l’Algérie resterait fidèle à sa ligne habituelle en matière de politique étrangère : neutralité, non-ingérence dans les affaires intérieures des pays frères et amis, respect de la souveraineté nationale de chaque État, défense du principe d’autodétermination et soutien, dans la mesure du possible, aux pays affectés par les crises.

Concernant les pertes des Émirats sur le plan financier et international, il faut également prendre en compte, selon cette analyse, leur image controversée ainsi que leur politique extérieure au Soudan, au Yémen, en Libye et au Sahel, Leur situation avec certains voisins serait par ailleurs marquée par des tensions récurrentes.

Cette situation aurait contribué à pousser certaines entreprises à transférer une partie de leurs activités hors de Dubaï, Selon certaines estimations et données opérationnelles, au moins une centaine de grandes entreprises internationales auraient commencé à exploiter officiellement leurs sièges régionaux depuis Riyad, alors qu’une partie importante de ces structures opérait auparavant depuis Dubaï.

Il n’existe toutefois pas de statistiques officielles permettant de mesurer précisément l’ampleur de ces transferts, Après les frappes iraniennes de février et mars de cette année, plusieurs entreprises auraient également commencé à réorganiser leurs opérations aux Émirats.

Parmi elles figureraient notamment Citigroup et Standard Chartered, qui auraient demandé à certains de leurs employés de travailler à distance et transféré une partie de leurs opérations hors de Dubaï.

La société Binance aurait elle aussi déplacé plus d’un millier d’employés vers Hong Kong, Tokyo, Bangkok et Kuala Lumpur, De nombreuses sociétés financières ainsi que certaines familles fortunées auraient également transféré une partie de leurs actifs et de leurs bureaux vers Singapour, la Suisse ou Monaco, Là encore, aucun chiffre officiel global n’est actuellement disponible.

Il ne s’agit absolument pas de parler d’un effondrement total de l’économie émiratie, Toutefois, si les Émirats poursuivent cette politique, ils pourraient, selon cette vision, entraîner des conséquences négatives non seulement pour leur propre population, mais aussi pour les peuples de l’ensemble de la région.

Dans cette lecture très critique, les Émirats ne se seraient pas seulement opposés aux intérêts de l’Algérie : ils mèneraient une politique comparable à celle d’un allié ayant bénéficié de la confiance de ses partenaires avant de se retourner contre eux, tout en continuant à étendre leur influence et leurs interventions dans différentes régions du monde.

#Algerie#Émirats arabes unis
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Ahmed Attaf reçoit la délégation du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine

Ahmed Attaf reçoit la délégation du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine

Algeria Gate : Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a reçu une délégation du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, conduite par l’ambassadeur de la République du Bénin, dont le pays assure la présidence du Conseil pour le mois de septembre.

https://twitter.com/algatedz/status/2099454958726758626?s=20

Une visite en marge du Mois de l’amnistie en Afrique

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la 10ᵉ édition du « Mois de l’amnistie en Afrique », organisée en Algérie les 14 et 15 septembre 2026, sous le thème « Renforcer l’initiative Faire taire les armes et promouvoir une paix durable à travers l’échange d’expériences en matière de contrôle des armes légères et de petit calibre et de mesures de déminage ».

L’Algérie réaffirme son engagement continental

À cette occasion, Ahmed Attaf a souhaité la bienvenue à la délégation du Conseil de paix et de sécurité, réaffirmant l’engagement constant de l’Algérie à poursuivre sa contribution active aux efforts continentaux visant à consolider les fondements de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique.

https://twitter.com/algatedz/status/2099454336577245564?s=20

Un appel à renforcer les mécanismes de prévention des conflits

Le ministre a par ailleurs souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de l’Union africaine en matière de prévention et de règlement des conflits et des crises, dans un contexte où plusieurs régions du continent, notamment le Sahel, restent confrontées à des défis sécuritaires persistants.

#Algerie#Union africaine
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Sifi Ghrieb arrive à Bamako, sur instruction du président Tebboune

Sifi Ghrieb arrive à Bamako, sur instruction du président Tebboune

Algeria Gate : Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, est arrivé ce lundi à Bamako pour une visite d’amitié en République du Mali, effectuée sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Un accueil de haut niveau à l’aéroport

À son arrivée à l’aéroport de la capitale malienne, Sifi Ghrieb, accompagné du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounas Magramane, a été accueilli par le Premier ministre et chef du gouvernement de la République du Mali, Abdoulaye Maïga, ainsi que par plusieurs responsables maliens.

https://twitter.com/algatedz/status/2099440895518970166?s=20

Une visite qui tourne la page de quatorze mois de crise

Cette visite s’inscrit dans la dynamique nouvelle qui caractérise les relations bilatérales entre l’Algérie et le Mali depuis plusieurs semaines, et traduit la volonté commune des dirigeants des deux pays de hisser leur coopération vers des horizons plus larges. Elle fait suite à la visite de travail effectuée en Algérie, le 24 août dernier, par le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga.

Elle intervient après une crise diplomatique ayant duré près de quatorze mois, déclenchée après que l’armée algérienne eut abattu, dans la nuit du 31 mars 2025, un drone militaire malien ayant pénétré l’espace aérien algérien. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso avaient alors rappelé leurs ambassadeurs d’Alger, avant que l’Algérie ne fasse de même à Niamey au nom du principe de réciprocité. Les mois suivants ont vu une reprise progressive des canaux de communication, marquée notamment par le retour des deux ambassadeurs à leurs postes respectifs en juillet 2026.

La première visite d’un responsable algérien de ce niveau depuis 2023

Cette visite revêt une importance particulière : il s’agit du premier déplacement d’un responsable algérien de ce rang à Bamako depuis la visite du ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, en avril 2023, ce qui en fait un indicateur du passage d’une phase de simple gestion du différend à une tentative de traitement de ses causes profondes et de ses répercussions.

https://twitter.com/algatedz/status/2099447266289311782?s=20

Des dossiers strategiques a l’ordre du jour

Les discussions prévues à Bamako devraient porter sur plusieurs dossiers stratégiques, au premier rang desquels le renforcement de la détente diplomatique, la coopération sécuritaire et la lutte antiterroriste, ainsi que la sécurisation des frontières communes. Les échanges devraient également porter sur les moyens de relancer la coopération économique, les investissements et les projets communs, notamment dans les zones frontalières, ainsi que sur les dossiers de l’énergie et du commerce.

#Algerie#Mali
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L’Algérie plaide pour une classification internationale de la prégabaline lors de la 33e session HONLEA-Afrique

L’Algérie plaide pour une classification internationale de la prégabaline lors de la 33e session HONLEA-Afrique

Algeria Gate : À l’issue des travaux de la 33e session des chefs des organismes nationaux chargés de l’application des lois sur les drogues en Afrique (HONLEA-Afrique), l’Algérie a plaidé pour l’inscription de plusieurs substances non classifiées, au premier rang desquelles la prégabaline, parmi les matières soumises au contrôle international.

L’Algérie plaide pour une classification internationale de la prégabaline lors de la 33e session HONLEA-Afrique

Un appel porté par le directeur général de l’ONLCDT

Le directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT), le Dr Tarek Kour, a appelé à inscrire la question du trafic illicite de la prégabaline et de son usage non médical parmi les axes de discussion de la 34e session à venir de HONLEA-Afrique, Cette proposition intervient dans un contexte marqué par la diffusion croissante de cette substance, notamment en Algérie, dont l’absence de classification parmi les matières soumises au contrôle international aggrave les risques de détournement de ses usages thérapeutiques et ses conséquences graves sur les individus et la société.

L’Algérie plaide pour une classification internationale de la prégabaline lors de la 33e session HONLEA-Afrique

Une session consacrée au renforcement de la coopération régionale

Cette annonce est intervenue à la clôture des travaux de la 33e session de la commission, réunie dans l’objectif de renforcer la coopération et la coordination régionale en matière de lutte contre les drogues et les substances psychotropes, Dans ce cadre, la demande de l’Algérie visait à créer un espace d’échange de connaissances et d’expériences entre pays africains, ainsi qu’à intensifier le partage d’informations sur les circuits du trafic illicite de la prégabaline et les méthodes de détournement de son usage.

La proposition algérienne visait également à mobiliser un soutien africain en vue de développer une approche commune face à ce phénomène, et à élaborer des recommandations et des mesures pratiques aux niveaux national, régional et international, À travers cette initiative, l’Algérie affirme sa volonté de poursuivre ses efforts de lutte contre le trafic illicite des substances psychoactives et de renforcer l’action africaine commune face aux défis émergents dans ce domaine.

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Une rencontre avec l’ambassadeur d’Algérie à Vienne

À l’issue des travaux, la délégation algérienne a été reçue par l’ambassadeur Rachid Belladehane, représentant permanent de l’Algérie auprès de l’Office des Nations unies et des autres organisations internationales à Vienne, Cette rencontre a été l’occasion d’échanger des points de vue et de renforcer la coordination et la concertation sur les questions liées à la lutte contre les drogues et les substances psychotropes, ainsi que d’examiner les moyens de soutenir les efforts algériens visant à renforcer la coopération internationale et à intensifier la coordination commune dans ce domaine.

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#Afrique#Algerie#HONLEA
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