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Quand Abou Dhabi achète les micros : comment les Émirats ont transformé les médias marocains en arme contre l’Algérie

• Auteur(e): M • 0 commentaires • 21 vues
Quand Abou Dhabi achète les micros : comment les Émirats ont transformé les médias marocains en arme contre l’Algérie

Algeria Gate : Selon une analyse de l’Agence de presse algérienne (APS), les Émirats arabes unis auraient méthodiquement transformé leur puissance financière au Maroc en levier d’influence sur les médias du royaume, jusqu’à en faire un instrument de dénigrement systématique de l’Algérie.

https://twitter.com/algatedz/status/2100226630408908896?s=20

Une mainmise économique documentée

Le point de départ est incontestable : Etisalat détient 53 % du capital de Maroc Telecom, premier opérateur télécoms du royaume, lui donnant accès direct à l’infrastructure numérique par laquelle transite l’information marocaine avec 4,4 milliards de dirhams (403 millions d’euros) injectés entre 2025 et 2028 dans les réseaux de fibre optique et de 5G.

L’APS va plus loin : dès 2014, deux sociétés émiraties seraient entrées au capital d’une chaîne marocaine, obtenant selon la base de données Media Ownership Monitor Morocco une part majoritaire donnant à Abou Dhabi le contrôle de la ligne éditoriale d’un média transformé, selon l’agence, en caisse de résonance hostile à l’Algérie, au Sahara occidental et à la cause palestinienne.

Des accusations plus larges, moins vérifiables

L’APS évoque aussi des sites marocains tombés, selon elle, dans « l’effondrement professionnel », transformés en porte-voix diffusant fausses informations contre l’Algérie, Elle cite un chiffre de 15 millions d’euros alloués en 2023 au financement de campagnes de propagande, et évoque des réseaux de faux comptes actionnés sur les réseaux sociaux pour amplifier ce discours, en particulier lors des pics de tension diplomatique.

Une bataille de récits plus large

Cette accusation s’ajoute à une liste déjà longue de contentieux entre Alger et Abou Dhabi de la rupture des relations diplomatiques aux accusations distinctes visant le rôle des Émirats dans le trafic d’or en zones de conflit africaines.

#Algerie#Émirats arabes unis#Maroc
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Algérie–Biélorussie : vers une production locale de lait infantile

Algérie–Biélorussie : vers une production locale de lait infantile

Algeria Gate : Le groupe laitier algérien Giplait a signé un protocole d’accord avec l’entreprise biélorusse Bellakt en vue de développer la production de lait infantile en Algérie.

L’accord prévoit un échange d’informations et d’expertise entre les deux parties, avec pour objectif la création d’une société mixte algéro-biélorusse spécialisée dans la fabrication de lait pour nourrissons.

https://twitter.com/algatedz/status/2100195670300688774?s=20

Ce projet pourrait permettre à l’Algérie de renforcer sa production locale, de bénéficier du savoir-faire biélorusse et de réduire progressivement sa dépendance aux importations dans ce secteur stratégique.

#Algerie#Biélorussie#Giplait
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Or africain : Dubaï au cœur d’un système accusé d’alimenter les guerres et de dépouiller le continent

Or africain : Dubaï au cœur d’un système accusé d’alimenter les guerres et de dépouiller le continent

Algeria Gate : Derrière l’image de Dubaï comme capitale mondiale du luxe et du commerce se trouve un marché beaucoup plus controversé : celui de l’or africain, Plusieurs enquêtes internationales décrivent les Émirats arabes unis comme une destination majeure de l’or provenant de circuits de contrebande et de régions ravagées par les conflits, faisant de Dubaï un maillon central d’un commerce dont les conséquences se font sentir bien au-delà du Golfe.

Des centaines de tonnes d’or africain vers les Émirats

Selon SWISSAID, les Émirats ont importé 748 tonnes d’or africain en 2024, soit une hausse de 18 % en un an, consolidant leur position de première destination de l’or provenant du continent, L’organisation affirme qu’une partie de ces flux est liée à des réseaux de contrebande et à des zones de conflit.

Le phénomène est particulièrement visible lorsque les statistiques d’exportation et d’importation ne correspondent pas, SWISSAID estime ainsi qu’entre 2012 et 2022, environ 2 596 tonnes d’or africain non déclarées comme exportations dans les pays d’origine ont néanmoins été enregistrées à leur arrivée aux Émirats.

Dubaï devient alors une étape déterminante : après le négoce ou le raffinage, l’or peut être réexporté vers d’autres grandes places financières, tandis que son origine initiale devient beaucoup plus difficile à retracer.

Le Soudan au centre des accusations

C’est au Soudan que les conséquences de ces circuits prennent une dimension particulièrement grave, Le groupe d’experts des Nations unies sur le Soudan a établi que l’or constitue une source de revenus pour les parties engagées dans la guerre et que le conflit a favorisé l’expansion des réseaux de contrebande.

Les experts de l’ONU ont notamment documenté le cas d’un négociant soudanais associé aux Forces de soutien rapide qui avait reçu 50 kilogrammes d’or à Dubaï en mai 2023.

SWISSAID indique de son côté qu’en 2024 les Émirats ont importé 29 tonnes d’or directement du Soudan, mais également d’importantes quantités depuis des pays voisins : 27 tonnes depuis l’Égypte, 18 tonnes depuis le Tchad et 9 tonnes depuis la Libye, L’organisation considère certains de ces pays comme des points de sortie pour l’or soudanais provenant notamment de territoires contrôlés par les Forces de soutien rapide.

Or africain : Dubaï au cœur d’un système accusé d’alimenter les guerres et de dépouiller le continent

Quand les ressources africaines financent les groupes armés

Le problème ne concerne pas uniquement le Soudan, Les autorités américaines ont averti que des groupes armés actifs en Afrique utilisent depuis longtemps l’exploitation et le commerce de l’or pour financer leurs opérations.

Le Département d’État américain cite les Émirats parmi les principaux centres de raffinage et de négoce recevant de l’or d’Afrique subsaharienne et recommande une vigilance renforcée sur les achats effectués auprès de raffineries basées aux Émirats lorsque l’or peut provenir de pays en conflit comme le Soudan ou la République centrafricaine.

L’or présente un avantage considérable pour les réseaux clandestins : il est facilement transportable, difficile à tracer une fois fondu et peut être rapidement transformé en argent utilisable pour financer des combattants, contourner des sanctions ou acheter du matériel.

Dubaï profite de l’opacité des circuits africains

Une enquête récente du Financial Times décrit également l’expansion spectaculaire de l’influence économique des Émirats en Afrique : ports, mines, terres agricoles, infrastructures, logistique et services financiers. Les entreprises et fonds émiratis auraient annoncé plus de 168 milliards de dollars de projets sur le continent au cours de la dernière décennie.

Mais cette expansion suscite une interrogation majeure : qui bénéficie réellement de l’exploitation des ressources africaines ?

Les critiques de la stratégie émiratie estiment qu’un système combinant investissements, infrastructures portuaires, influence sécuritaire et accès aux matières premières permet à Abou Dhabi et Dubaï de profiter de la faiblesse institutionnelle de certains États africains, Le Financial Times rapporte ces accusations tout en soulignant que les Émirats contestent notamment les allégations concernant leur soutien aux groupes armés soudanais.

Une richesse africaine qui quitte le continent

Le paradoxe est brutal : des pays africains possédant certaines des plus importantes réserves d’or du monde voient une partie de cette richesse quitter leur territoire clandestinement tandis que leurs populations restent confrontées à la pauvreté, à l’instabilité et à la guerre.

Lorsque l’or échappe aux circuits officiels, ce sont aussi des recettes fiscales, des devises et des ressources destinées au développement national qui disparaissent, Pendant ce temps, Dubaï bénéficie de son rôle de centre international de négoce, de raffinage et de réexportation.

Les Émirats sous une pression croissante

Les autorités émiraties affirment avoir renforcé leurs règles de traçabilité, de lutte contre le blanchiment et d’approvisionnement responsable, Elles rejettent par ailleurs plusieurs accusations concernant leur implication dans les conflits africains.

Mais les chiffres publiés par SWISSAID et les constats des autorités américaines et des experts de l’ONU continuent d’alimenter les critiques sur la place qu’occupe Dubaï dans les circuits internationaux de l’or à haut risque.

Pour les pays africains concernés, l’enjeu dépasse donc largement le commerce : tant que l’or extrait dans les zones de guerre pourra rejoindre facilement les marchés internationaux, cette richesse risque de continuer à enrichir des intermédiaires et à financer des économies de conflit plutôt que le développement des populations qui vivent au-dessus de ces ressources.

#Afrique#Émirats arabes unis#Or
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L’Algérie coupe le bras médiatique des Émirats : fermeture du bureau de Sky News Arabia

L’Algérie coupe le bras médiatique des Émirats : fermeture du bureau de Sky News Arabia

Algeria Gate : La crise entre l’Algérie et les Émirats arabes unis semble désormais s’étendre au domaine médiatique, Des informations font état de la fermeture du bureau de Sky News Arabia en Algérie, dans un contexte de forte détérioration des relations entre Alger et Abou Dhabi.

Cette évolution interviendrait quelques jours après la décision de l’Algérie, annoncée le 10 septembre 2026, de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, Alger avait justifié cette mesure par ce qu’elle qualifie d’« agissements provocateurs ou hostiles » de la part d’Abou Dhabi.

Dans la foulée, les autorités algériennes ont également décidé de fermer leur espace aérien aux appareils immatriculés aux Émirats à compter du 11 septembre, avec une exception temporaire pour certains vols commerciaux vers Alger jusqu’à la fin de 2026.

https://twitter.com/algatedz/status/2100162918918623625?s=20

Sky News Arabia déjà au cœur de tensions

Les relations entre Alger et la chaîne émiratie avaient déjà été marquées par plusieurs controverses. En 2025, la télévision publique algérienne avait dénoncé une campagne médiatique hostile après une interview diffusée par Sky News Arabia dans laquelle l’historien Mohamed Amine Belghith avait tenu des propos très controversés sur l’identité amazighe.

Dans ce contexte, certains médias et commentateurs algériens présentent régulièrement Sky News Arabia comme un relais de l’influence médiatique émiratie, Cette qualification relève toutefois d’une lecture politique et éditoriale, et non d’un statut officiel de la chaîne.

Si la fermeture de son bureau en Algérie est officiellement confirmée, elle constituerait une nouvelle conséquence concrète de la rupture entre Alger et Abou Dhabi, après les mesures diplomatiques et aériennes déjà annoncées.

La crise algéro-émiratie entrerait alors dans une nouvelle phase, touchant non seulement les relations diplomatiques et les transports, mais également la présence médiatique émiratie sur le territoire algérien.

#Algerie#Émirats arabes unis#Sky News Arabia
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