Algeria Gate : Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu les membres du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger, une rencontre qui met à l’honneur l’élite des scientifiques algériens installés hors du pays, Elle intervient le jour même de l’ouverture à Alger de la première réunion de cette instance.
Une instance placée directement auprès de la Présidence
Ce Conseil a été approuvé par le Conseil des ministres du 21 juin, lorsque le chef de l’État avait lancé un appel aux scientifiques algériens du monde entier pour contribuer au projet de développement du pays, Il s’agit d’un organe consultatif relevant de la Présidence de la République, doté de l’autonomie administrative et financière, Son cadre a ensuite été fixé par le décret présidentiel n° 26-293 du 7 septembre 2026, qui précise ses missions, sa composition et son organisation.
Une réunion constitutive dès juin
La réunion constitutive s’était tenue le 28 juin au Pôle scientifique et technologique de Sidi Abdellah, à Alger, Elle avait réuni 31 scientifiques et chercheurs établis à l’étranger, dont Elias Zerhouni et Belgacem Haba, venus notamment des États-Unis, de France, d’Australie et de Suède.
Le message constant du chef de l’État : intégrer la diaspora scientifique
Le Président Tebboune répète depuis plusieurs semaines qu’il faut associer les compétences établies à l’étranger aux choix du pays, Il a notamment déclaré qu’il ne fallait pas oublier les scientifiques à l’étranger et leur accorder toute l’importance qu’ils méritent, Il a aussi remercié ceux qui ont répondu à son appel, dans des domaines comme le spatial ou la médecine, et accepté de devenir ses conseillers. Il a par ailleurs affirmé que l’accès aux postes de responsabilité, y compris au sein du Gouvernement, reste ouvert à toute compétence nationale, sans distinction de lieu de résidence.
Des priorités nationales pour feuille de route
Selon le coordinateur du Conseil, Elias Zerhouni, les travaux s’articuleront autour des priorités du pays : sécurité alimentaire, sécurité sanitaire, prévention des incendies, énergie et souveraineté numérique, avec l’ambition d’élargir le réseau à des centaines de compétences supplémentaires à l’étranger.