Algeria Gate : Le Conseil des ministres, présidé par Abdelmadjid Tebboune, a adopté dimanche 4 octobre le projet de loi de finances 2027, qui intègre les augmentations de salaires et de traitements, Le texte doit maintenant passer devant le Parlement.
Un cap fixé par le Président : pouvoir d’achat et croissance
Le chef de l’État a demandé qu’aucune taxe supplémentaire ne vienne peser sur le pouvoir d’achat, qu’il s’agisse de la classe moyenne ou des revenus modestes, Le PLF repose sur quatre priorités : la croissance, la diversification économique, le soutien à l’investissement productif et la préservation du pouvoir d’achat.
Les revalorisations salariales ordonnées par le Président seront versées à partir de 2027, Certains médias évoquent une hausse de 53 %, mais ce chiffre n’apparaît pas dans les extraits officiels consultés, Mieux vaut attendre le détail du dispositif avant de le reprendre.
Les grands chiffres du budget
Les sources ne retiennent pas toutes le même montant de dépenses, selon qu’elles citent les autorisations d’engagement ou les crédits de paiement.
- Recettes : 9 251,14 milliards de dinars (article 2).
- Dépenses : 17 882,65 milliards de dinars de crédits de paiement (article 3), les autorisations d’engagement étant plafonnées à 17 251,61 milliards.
- Déficit : il est ramené à environ 63,3 milliards de dollars, contre 71 milliards en 2026, Ce chiffre est un calcul par soustraction, Le document ne donne ni solde budgétaire ni prix de référence du baril.
Parmi les plus gros budgets figurent la Défense nationale, les Finances et l’Éducation nationale.
Investissement et administration
Le projet prévoit des mesures pour améliorer le climat de l’investissement et accompagner les opérateurs économiques, avec la mise en service du Guichet unique de l’investissement, Il prévoit aussi la modernisation de l’administration, une meilleure mobilisation des ressources publiques, la simplification des procédures et la poursuite de la transformation numérique.
Les mesures qui toucheront le quotidien
Automobile : Le projet prévoit une hausse de la vignette pour certaines voitures puissantes, L’article 168 permettrait aussi de dédouaner des véhicules ayant dépassé la limite d’âge pendant leur transport vers l’Algérie, si le dépassement n’excède pas six mois.
Carburants : Une disposition discrète pourrait permettre d’ajuster les prix en dehors du rendez-vous annuel de la loi de finances. Le texte ne fixe ni calendrier ni barème de hausse, Cela ferait suite à la hausse surprise du 1er janvier 2026, qui avait porté l’essence sans plomb de 45,62 à 47 dinars le litre.
Fiscalité : Le seuil de l’impôt sur la fortune passerait de 100 à 80 millions de dinars, avec un barème progressif de 0,20 % à 1 %. Une taxe de 20 % sur les bénéfices des sociétés de fabrication et d’importation de bière est également proposée, Les aides aux associations humanitaires deviendraient déductibles jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise, au lieu du plafond actuel de 4 millions de dinars.
Institutions et solidarité : Une autorité indépendante de régulation et de surveillance de l’assurance économique serait créée, Un Fonds national de réparation des dommages causés par les intempéries est aussi prévu, Le texte prévoit encore des recrutements dans plusieurs secteurs publics et la poursuite du programme AADL 3.
Salaires en hausse, impôts maîtrisés
Le gouvernement veut augmenter les salaires sans alourdir la fiscalité des ménages, avec un déficit encore très élevé, L’équilibre dépendra de la discipline budgétaire et des recettes fiscales, L’impôt sur la fortune, par exemple, n’a rapporté que 20 à 25 millions de dinars par an entre 2022 et 2025, une somme sans commune mesure avec l’écart à combler, Le débat parlementaire pourrait encore modifier le texte, notamment sur les carburants.






















