Algeria Gate : Une nouvelle polémique secoue Air France, Selon des révélations de Mediapart, les autorités israéliennes auraient imposé des restrictions aux personnels navigants de certaines nationalités, y compris aux binationaux franco-algériens et franco-tunisiens, Une décision qui soulève de sérieuses questions sur les discriminations au sein de la compagnie aérienne française.
D’après les informations rapportées, le ministère israélien des Transports aurait établi une liste de nationalités soumises à des restrictions pour les vols à destination de Tel-Aviv. Air France aurait relayé ces consignes à travers une note interne, conduisant à écarter certains membres d’équipage en raison de leur seconde nationalité.
Des Français écartés à cause de leurs origines ?
Cette mesure suscite l’indignation parmi les personnels concernés, Des pilotes possédant la nationalité française pourraient ainsi se voir interdire certaines rotations simplement parce qu’ils détiennent également un passeport algérien ou tunisien.
Air France invoquerait l’obligation de respecter les réglementations imposées par les pays desservis. Mais cette justification soulève une question sensible : comment une compagnie française peut-elle accepter une différence de traitement entre ses salariés en fonction de leur nationalité ?
Israël impose ses conditions, Air France s’exécute
Cette affaire rappelle un précédent impliquant la compagnie émiratie Flydubai, confrontée à des exigences sécuritaires similaires.
Au-delà des restrictions aériennes, cette polémique interroge la capacité d’une grande entreprise française à préserver l’égalité professionnelle de ses employés face aux exigences d’un État étranger.
Pour les pilotes franco-algériens concernés, l’enjeu dépasse le simple planning des vols : il touche directement à leurs droits et au principe d’égalité de traitement.



