Dans une nouvelle victoire diplomatique pour l’Algérie, Fateh Boutabik, membre du Conseil de la nation, a été élu ce jeudi président du Parlement panafricain pour le mandat législatif 2026-2029. L’élection s’est déroulée lors de la séance plénière tenue à Midrand, en Afrique du Sud, où il a obtenu la majorité des voix avec 119 suffrages sur 152.
Cette élection couronne un processus entamé au sein du groupe géopolitique d’Afrique du Nord, où Fateh Boutabik s’était déjà imposé lors du scrutin préliminaire organisé mercredi soir, avec 19 voix contre 4 pour ses concurrents. Ce résultat reflète la confiance dont il bénéficie et confirme ses compétences, son expérience et sa capacité à diriger cette importante institution continentale.
Dans son premier discours en tant que président du Parlement panafricain, il a affirmé que cette victoire représente celle d’une volonté africaine unifiée. Il a également présenté les grandes lignes de son programme, s’engageant à renforcer le rôle du Parlement, à consolider sa voix et à le rapprocher davantage des citoyens.
Il a souligné qu’« il ne peut y avoir d’Afrique forte sans prendre en compte l’Afrique du Nord, véritable pont stratégique et civilisationnel reliant le continent à son environnement méditerranéen et international ». Il a ajouté que les pays d’Afrique du Nord, à leur tête l’Algérie, disposent des ressources nécessaires pour jouer un rôle moteur dans l’intégration africaine, notamment dans les domaines de l’énergie, de la sécurité et de la diplomatie.
Le nouveau président a également mis en avant le rôle de l’Algérie, sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune, dans le soutien aux causes africaines, la promotion de la paix et le renforcement de l’intégration économique, tout en privilégiant des solutions africaines aux problèmes africains. Il a insisté sur le fait que cet engagement s’inscrit dans une continuité historique de lutte et de solidarité.
Avec cette élection, l’Algérie présidera pour la première fois l’organe législatif de l’Union africaine depuis sa création. Ce succès constitue un nouveau acquis pour la diplomatie parlementaire algérienne et témoigne de la place croissante du pays sur la scène africaine, dans le prolongement de son influence diplomatique et de son engagement constant en faveur du développement et de l’intégration du continent.



