L’Algérie a exporté une cargaison rare d’essence vers un pays arabe au cours du mois d’avril dernier, selon les données de l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington.
Cette cargaison, d’un volume de 132 000 barils, a quitté l’Algérie le mois dernier pour arriver en Libye le 3 mai courant.
La Libye ne figure pas parmi les principaux importateurs de produits pétroliers algériens, n’achetant que des cargaisons limitées et à intervalles irréguliers, principalement de naphta, Toutefois, cette livraison s’inscrit dans le cadre des efforts visant à atténuer la récente pénurie d’essence dans le pays.
Au total, les exportations algériennes de produits pétroliers ont atteint 460 000 barils par jour le mois dernier, contre 354 000 barils par jour à la même période en 2025.
Une cargaison d’essence rare
Selon les données historiques de l’Unité de recherche sur l’énergie, la Libye a importé une deuxième cargaison rare d’essence en provenance d’Algérie depuis au moins 2013.
La première remonte à il y a seulement deux ans, lorsque 217 000 barils avaient été livrés en avril 2024.
Par ailleurs, la cargaison de naphta constitue la livraison la plus récente de produits pétroliers algériens vers la Libye, avec un volume de 217 000 barils en octobre 2024, avant la réception de cette cargaison exceptionnelle d’essence le mois dernier.
Historiquement, l’Algérie exporte rarement du pétrole brut et ses dérivés vers les pays arabes, à l’exception de livraisons limitées et irrégulières vers la Libye et l’Arabie saoudite, principalement sous forme de produits raffinés.
En revanche, les pays européens demeurent les principaux destinataires du pétrole algérien, en raison de leur proximité géographique et de leur statut de grands importateurs à l’échelle mondiale.