Le journal francophone Le Soir d’Algérie a publié un article d’analyse intitulé : « Dossiers des OQTF concernant les Algériens en France : la machine à mensonges parisienne ! ».
L’article met en lumière la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF) visant des ressortissants algériens, un dossier que la partie française utiliserait, selon le journal, pour critiquer l’Algérie. Il affirme que les données et chiffres liés aux laissez-passer consulaires révèlent un écart entre le discours politique français et la réalité administrative des procédures d’expulsion.
Le journal s’interroge également sur les raisons pour lesquelles les autorités françaises ne feraient pas preuve de plus de transparence politique, en reconnaissant que l’Algérie ne serait pas dans une situation de déni concernant ce dossier.
Depuis plusieurs années, affirme l’auteur de l’article, une partie de la classe politique française brandit le dossier des obligations de quitter le territoire français (OQTF) pour accuser l’Algérie de freiner les procédures, Pourtant, les faits sont têtus : sur 179 laissez-passer consulaires délivrés récemment par l’Algérie, l’administration française n’en aurait utilisé que 90.
Selon le journal, alors que Paris exploiterait ce dossier à des fins électorales, l’Algérie démontrerait sa bonne volonté, notamment à travers une initiative présidentielle ayant permis le retour de 320 jeunes Algériens en situation irrégulière dans leur pays d’origine.
Le Soir d’Algérie souligne également que l’expression « obligation de quitter le territoire français » est devenue une sorte de refrain récurrent, voire un slogan placé au cœur des relations algéro-françaises par une partie de la classe politique française, Depuis des années, ce dossier est régulièrement mis en avant comme une « carte rouge » brandie à l’encontre des autorités algériennes.
L’article poursuit en affirmant que plusieurs ministres français, dont le ministre Retailleau, n’ont cessé d’accuser l’Algérie de bloquer la délivrance des laissez-passer consulaires, Pourtant, souligne le texte, avant l’arrivée de Retailleau au gouvernement, ce dossier des obligations de quitter le territoire français (OQTF) ne faisait pas l’objet d’un tel débat public.
Le journal précise également que la délivrance des laissez-passer consulaires est soumise à des procédures strictes, notamment l’examen des dossiers, les autorités algériennes devant vérifier que la personne concernée possède effectivement la nationalité algérienne, Ce processus peut parfois prendre du temps, Toutefois, la situation actuelle révélerait, selon l’article, une mauvaise foi de la partie française et une volonté d’exploiter ce dossier pour attaquer l’Algérie.
Ces dernières semaines, le journal indique que sur 179 laissez-passer consulaires acceptés par les autorités consulaires algériennes, seuls 90 auraient été utilisés par l’administration française. Dès lors, il s’interroge : pourquoi les autorités françaises ne feraient-elles pas preuve de plus de transparence politique en reconnaissant que l’Algérie n’est pas dans une logique de blocage ?
Enfin, l’article conclut en estimant que cette affaire des OQTF ne serait qu’un « écran vide » servant les objectifs de l’extrême droite à l’approche des échéances électorales.
En revanche, l’initiative lancée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au début de l’année 2026, aurait donné des résultats concrets, Selon Le Soir d’Algérie, 320 jeunes Algériens ayant quitté le pays de manière irrégulière ont bénéficié de cette mesure, leur permettant de régulariser leur situation et de rentrer volontairement au pays, C’est sur ce point que conclut le journal.


