Amar Belani : « La raison et la clarté des intérêts » Abu Dhabi ferait mieux de réserver ce discours à ses partenaires des Accords d’Abraham !
Algeria Gate: Dans une tribune particulièrement percutante, l’ancien ambassadeur algérien Amar Belani a répondu à un commentaire d’Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président émirati, visiblement affecté par la décision souveraine de l’Algérie de rompre ses relations avec son pays.
Dans un article publié sur son compte Facebook, Belani a souligné que la déclaration de ce responsable est particulièrement révélatrice de ce qu’il cherche soigneusement à dissimuler. Pas un seul mot sur les agissements de cet État pyromane et prédateur, qui prospère sur le chaos partout où il met son nez; au Yémen, au Soudan, en République démocratique du Congo, au Somaliland et ailleurs. Un État qui a fait de la déstabilisation des autres son modèle économique n’est certainement pas en position de donner des leçons de méthodologie diplomatique.
Il ajoute que parler de « clarté » et dénoncer des « énigmes qu’il faudrait décoder » relève d’une incroyable audace de la part d’un pays qui n’a jamais assumé son soutien au mouvement « MAK », classé comme organisation terroriste séparatiste, ni la protection qu’il a accordée à des fugitifs de la justice algérienne, ni encore sa coopération militaire active avec l’axe Tel-Aviv–Rabat, dont les objectifs anti-algériens ne sont désormais plus un secret pour personne.

Poursuivant dans le même contexte, il affirme que l’ambiguïté, dans cette affaire, ne se trouve nullement du côté de l’Algérie. Elle a un nom et une adresse : Abu Dhabi. En réalité, cette manœuvre rhétorique n’est rien d’autre que l’aveu classique de celui qui n’a aucune réponse sur le fond du problème; et qui le sait parfaitement.
Quant à la leçon sur « la raison et la clarté des intérêts », poursuit l’ancien diplomate algérien, Abu Dhabi ferait mieux de la réserver à ses partenaires des Accords d’Abraham, avec lesquels il partage une complicité dans les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les actes de génocide commis contre le peuple palestinien. Rien d’étonnant, au demeurant, de la part d’un pays accusé de financer le parti français d’extrême droite connu pour son hostilité envers les Arabes et les musulmans.

S’agissant de l’Algérie, conclut Belani dans cette tribune particulièrement incisive, elle n’a besoin de personne pour lui expliquer quels sont ses intérêts. Elle vient une nouvelle fois de démontrer qu’elle sait parfaitement les défendre; et avec qui elle doit cesser de faire semblant.






