Algeria Gate : Le président Abdelmadjid Tebboune s’attend à ce que l’économie algérienne fasse mieux que ce que prévoit le Fonds monétaire international. C’est ce qu’il a affirmé lors de son entretien périodique avec la presse nationale.
En effet, abordant les questions économiques, le président a affirmé « selon nos propres études, la croissance atteindra les 4,01 et 4,02% », tout en estimant que l’économie avait trouvé une dynamique favorable, et ce, contrairement aux prévisions du FMI qui tablent sur 3.8% de croissance. L’enjeu, pour l’Algérie, est maintenant selon le président de la république de faire durer ses recettes extérieures. Le président a fixé un seuil : 50 milliards de dollars par an, au minimum.
Plusieurs secteurs hors hydrocarbures doivent y contribuer : l’automobile, les mines, la sidérurgie, l’électroménager. Leur montée en puissance est censée accroître les capacités productives du pays et ses revenus. Cette stratégie s’accompagne d’un autre objectif : un PIB de 400 milliards de dollars. Tebboune estime qu’il pourrait être atteint fin 2026 ou au premier trimestre 2027.
Dans ce sillage, il a cité l’exploitation de nouvelles richesses minières, dont le gisement de fer de Gara Djebilet, ainsi que le développement de l’industrie pharmaceutique et de la sidérurgie. « 2027 est l’horizon pour rentrer dans la production dans tous les domaines », a-t-il résumé.
Sur le front énergétique, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé la volonté de l’Algérie de jouer un rôle responsable au sein de l’OPEP et de contribuer à la stabilité du marché pétrolier. Il a aussi défendu le gazoduc transsaharien (TSGP), qui doit relier le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie. Les travaux préparatoires se poursuivent, notamment sur les volets topographiques et sécuritaires, et moins de 1000 kilomètres restent à réaliser sur le territoire algérien.
Sur le même volet, le président a indiqué que les navires algériens pouvaient transiter par le détroit d’Ormuz : «Les navires algériens passent par le détroit d’Ormuz sans souci. Nous sommes des gens de paix, Ceux qui demandent de l’aide, nous sommes là».
Autre priorité affichée : la maîtrise des importations. Le président a défendu le programme prévisionnel d’importation (PPI), un outil d’encadrement selon lui, pas une mesure destinée à pénaliser les entreprises, D’ailleurs, il a dénoncé des demandes qu’il juge disproportionnées par rapport aux capacités réelles de certaines sociétés, tout en réaffirmant sa volonté de préserver les réserves de change.
Dans ce contexte, il a relevé que des anomalies ont été découvertes dans la plateforme numérique dédiée au PPI, et elles feront l’objet de poursuites judiciaires, a-t-il assuré.
Ainsi, de cet entretien ressort une ligne économique claire : accélérer la production nationale, diversifier les sources de revenus, développer les investissements et renforcer en parallèle le contrôle des importations.



