Algeria Gate : L’Algérie met le cap sur Oslo pour accélérer la diversification de ses partenariats économiques. À l’occasion du « Jour de l’Algérie », organisé ce mercredi 7 octobre dans la capitale norvégienne, les secteurs de l’énergie, des mines, de l’agriculture et de l’industrie sont placés au centre des discussions avec les entreprises et investisseurs norvégiens.
Organisée par la Norwegian-African Business Association (NABA), en partenariat avec l’ambassade d’Algérie en Norvège, la rencontre réunit responsables publics, opérateurs économiques, investisseurs et représentants diplomatiques. Au programme : échanges sectoriels, rencontres B2B et discussions entre entreprises et institutions publiques.
Cette initiative intervient à la veille de la 15e édition du Nordic-African Business Summit, également organisée à Oslo, Elle constitue ainsi une occasion pour l’Algérie de présenter son potentiel économique directement aux acteurs du marché norvégien, avant d’élargir les échanges aux milieux d’affaires nordiques et africains.
L’objectif dépasse la simple promotion commerciale, Il s’agit surtout de transformer les contacts institutionnels en partenariats concrets, notamment dans des activités capables de renforcer la production locale, le transfert de technologies et la création de valeur, Cette démarche s’appuie sur une relation énergétique déjà solidement établie entre les deux pays.
La présence norvégienne en Algérie repose notamment sur Equinor, implantée dans le pays depuis 2003, Le groupe participe, aux côtés de Sonatrach et d’Eni, aux projets gaziers d’In Salah et d’In Amenas.
Cette expérience constitue un atout pour approfondir les relations économiques. Les discussions ne se limitent d’ailleurs plus à la production d’hydrocarbures. Elles portent désormais sur l’exploration, le développement des champs, la pétrochimie, la réduction des émissions de méthane et de carbone ainsi que les technologies de captage et de stockage du carbone.
Lors d’une rencontre tenue en juin dernier avec la vice-présidente exécutive d’Equinor pour l’Afrique, Nina Birgitte Koch, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, avait également mis en avant les opportunités liées à la recherche, à la formation et au transfert de technologies.
Le choix de placer les mines, l’agriculture et l’industrie aux côtés de l’énergie traduit surtout la volonté d’élargir le champ de la coopération économique.
Dans le secteur minier, les discussions peuvent ouvrir la voie à des partenariats associant exploration, transformation et valorisation des ressources. L’industrie offre, de son côté, des perspectives dans les équipements, la maintenance, les technologies de production et la formation spécialisée.
L’agriculture constitue également un terrain potentiel de coopération, notamment dans l’amélioration de la productivité, les solutions de stockage, la transformation agroalimentaire et les technologies permettant une utilisation plus efficace des ressources.
La rencontre d’Oslo intervient alors que les échanges entre les milieux économiques des deux pays se structurent davantage. En septembre, un échange entre la Chambre algérienne de commerce et d’industrie et la Chambre de commerce d’Oslo avait notamment porté sur les possibilités de développer de nouvelles relations d’affaires.
Pour Alger, l’enjeu est désormais de convertir cette dynamique en investissements et en projets industriels. En s’appuyant sur une coopération énergétique déjà ancienne, l’Algérie cherche ainsi à attirer de nouveaux partenaires norvégiens dans des secteurs productifs et à renforcer, au passage, son intégration dans les chaînes de valeur internationales.




