dimanche, 18 octobre 2026 • 18:13 heure d'Alger
Algeria Gate
Actualités
Tebboune accélère les grands projets de l’Algérie : mines, chemins de fer, dessalement et pouvoir d’achat au cœur des priorités ! Diplomatie : l’Algérie renforce ses alliances au sein du monde islamique L’Algérie franchit un nouveau cap : la Bourse d’Alger ouvre la voie aux obligations vertes ! Coup dur pour la France en Algérie : le géant danois Maersk prend de l’avance dans les ports algériens ! Sonatrach frappe fort : 17 nouvelles découvertes et un plan massif à 2030 Paris sous tension: des affrontements prés de l’Élysée sur fond de colère social Hydrocarbures : l’Algérie engrange 37,5 milliards de dollars en neuf mois Grand Prix Assia Djebar du roman : trois écrivains récompensés lors de la 8ᵉ édition Carburant importation et médicaments Tebboune met en avant les avances de la production nationale Béjaïa en effervescence : le semi-marathon Algérie Télécom 2026 fait vibrer la ville !
Partager l'article

L’Algérie accélère sa révolution laitière et réduit sa dépendance aux importations

• Auteur(e): B.kheireddine • 0 commentaires • 47 vues
L’Algérie accélère sa révolution laitière et réduit sa dépendance aux importations

Algeria Gate : L’Algérie veut changer de modèle dans le secteur laitier. Longtemps dépendante des importations de poudre de lait pour alimenter son industrie, le pays mise désormais sur une stratégie combinant développement de l’élevage, augmentation de la collecte de lait cru et multiplication des capacités de transformation. Une réorientation qui commence à se refléter dans les échanges avec certains grands fournisseurs internationaux.
En effet, les chiffres disponibles auprès des acteurs du marché sud-américain témoignent de cette évolution. En 2025, l’Algérie avait acheté près de 70 711 tonnes de poudre de lait en provenance d’Argentine, pour une valeur estimée à 278,6 millions de dollars, selon le média spécialisé TodoAgro. Ces volumes représentaient alors 18,1 % des exportations laitières argentines.
Quelques mois plus tard, les flux semblent marquer un net ralentissement. D’après Blasina y Asociados, les exportations de produits laitiers uruguayens vers l’Algérie se sont établies à 2 431 tonnes en septembre, pour environ 8,9 millions de dollars, contre 9 809 tonnes et 38 millions de dollars sur la même période de l’année précédente.
Cette évolution intervient alors que les autorités algériennes accélèrent les investissements destinés à augmenter la production nationale et à réduire progressivement le recours aux produits importés.

L’un des piliers de cette politique repose sur l’extension de l’outil industriel. Plusieurs projets sont actuellement destinés à accroître la production locale, notamment dans le segment stratégique du lait infantile.

À Larbatache, à Boumerdès, le projet porté par Baby Infant Nutrition prévoit ainsi une unité dont la production doit atteindre dans un premier temps 5 000 tonnes, avant de doubler pour atteindre 10 000 tonnes à l’horizon 2027. Le projet devrait générer une centaine d’emplois directs.

À Oran, une autre unité spécialisée dans le lait infantile est déjà entrée en production en 2025 après un investissement estimé à 42 millions de dollars. Sa montée en puissance doit permettre de couvrir à terme jusqu’à 40 % des besoins du marché national dans ce segment.

Le secteur public cherche parallèlement à attirer le savoir-faire étranger. Le groupe Giplait travaille notamment avec le biélorusse Bellakt sur un projet de coopération pouvant déboucher sur la création d’une coentreprise. Au-delà de la production, l’objectif est également de favoriser le transfert de technologies et de compétences.

Pour l’Algérie, développer les capacités industrielles ne suffit toutefois pas. La réduction durable des importations passe également par une disponibilité accrue de lait cru produit localement.

https://twitter.com/eDairyNewsEs/status/2107472463437160825?s=20

Les industriels renforcent ainsi leurs réseaux d’approvisionnement auprès des éleveurs. La Laiterie Soummam collecte déjà quelque 700 000 litres de lait cru quotidiennement et entend poursuivre cette progression en développant ses relations avec les producteurs, les collecteurs et les structures publiques.

Cette montée en puissance de la collecte constitue un maillon essentiel. Elle doit permettre aux transformateurs de disposer d’une matière première locale plus abondante et de réduire progressivement leur dépendance aux intrants importés.

L’élevage bovin constitue l’autre grande pièce du dispositif. Le projet Baladna s’inscrit précisément dans cette logique avec la création de pôles agro-industriels intégrant élevage, production fourragère, irrigation et transformation.

Le programme prévoit notamment l’introduction de races bovines à haut potentiel laitier et la mise en place d’infrastructures adaptées aux conditions climatiques du Sud. L’exploitation des ressources hydriques souterraines de cette région doit accompagner le développement de ces complexes agricoles.

L’ambition est ainsi de construire une chaîne allant de la production de l’alimentation animale jusqu’à la transformation du lait, plutôt que de dépendre principalement d’une matière première importée.

La transformation engagée par l’Algérie dépasse donc la seule question des importations de poudre de lait. Elle touche désormais l’ensemble de la chaîne de valeur : élevage, collecte, industrie et production de produits à plus forte valeur ajoutée.

Si les différents projets atteignent progressivement leurs objectifs, le pays pourrait renforcer sa capacité à satisfaire une part croissante de la consommation nationale à partir de ressources produites localement. Pour les pouvoirs publics, l’enjeu est double : sécuriser l’approvisionnement du marché et alléger, à terme, la pression exercée par les importations sur la facture alimentaire.

La filière laitière devient ainsi l’un des terrains privilégiés de la politique de développement des productions agricoles locales et de renforcement de la sécurité alimentaire.

#Algerie#Financial Times
Partager l'article
Auteur(e)
B.kheireddine
Voir mes articles

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A la une
Partager l'article

À Oslo, l’Algérie dévoile ses nouvelles cartes économiques

À Oslo, l’Algérie dévoile ses nouvelles cartes économiques

Algeria Gate : L’Algérie met le cap sur Oslo pour accélérer la diversification de ses partenariats économiques. À l’occasion du « Jour de l’Algérie », organisé ce mercredi 7 octobre dans la capitale norvégienne, les secteurs de l’énergie, des mines, de l’agriculture et de l’industrie sont placés au centre des discussions avec les entreprises et investisseurs norvégiens.

Organisée par la Norwegian-African Business Association (NABA), en partenariat avec l’ambassade d’Algérie en Norvège, la rencontre réunit responsables publics, opérateurs économiques, investisseurs et représentants diplomatiques. Au programme : échanges sectoriels, rencontres B2B et discussions entre entreprises et institutions publiques.

Cette initiative intervient à la veille de la 15e édition du Nordic-African Business Summit, également organisée à Oslo, Elle constitue ainsi une occasion pour l’Algérie de présenter son potentiel économique directement aux acteurs du marché norvégien, avant d’élargir les échanges aux milieux d’affaires nordiques et africains.

L’objectif dépasse la simple promotion commerciale, Il s’agit surtout de transformer les contacts institutionnels en partenariats concrets, notamment dans des activités capables de renforcer la production locale, le transfert de technologies et la création de valeur, Cette démarche s’appuie sur une relation énergétique déjà solidement établie entre les deux pays.

La présence norvégienne en Algérie repose notamment sur Equinor, implantée dans le pays depuis 2003, Le groupe participe, aux côtés de Sonatrach et d’Eni, aux projets gaziers d’In Salah et d’In Amenas.

Cette expérience constitue un atout pour approfondir les relations économiques. Les discussions ne se limitent d’ailleurs plus à la production d’hydrocarbures. Elles portent désormais sur l’exploration, le développement des champs, la pétrochimie, la réduction des émissions de méthane et de carbone ainsi que les technologies de captage et de stockage du carbone.

https://twitter.com/APS_Algerie/status/2107472682006819262?s=20

Lors d’une rencontre tenue en juin dernier avec la vice-présidente exécutive d’Equinor pour l’Afrique, Nina Birgitte Koch, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, avait également mis en avant les opportunités liées à la recherche, à la formation et au transfert de technologies.

Le choix de placer les mines, l’agriculture et l’industrie aux côtés de l’énergie traduit surtout la volonté d’élargir le champ de la coopération économique.

Dans le secteur minier, les discussions peuvent ouvrir la voie à des partenariats associant exploration, transformation et valorisation des ressources. L’industrie offre, de son côté, des perspectives dans les équipements, la maintenance, les technologies de production et la formation spécialisée.

L’agriculture constitue également un terrain potentiel de coopération, notamment dans l’amélioration de la productivité, les solutions de stockage, la transformation agroalimentaire et les technologies permettant une utilisation plus efficace des ressources.

La rencontre d’Oslo intervient alors que les échanges entre les milieux économiques des deux pays se structurent davantage. En septembre, un échange entre la Chambre algérienne de commerce et d’industrie et la Chambre de commerce d’Oslo avait notamment porté sur les possibilités de développer de nouvelles relations d’affaires.

Pour Alger, l’enjeu est désormais de convertir cette dynamique en investissements et en projets industriels. En s’appuyant sur une coopération énergétique déjà ancienne, l’Algérie cherche ainsi à attirer de nouveaux partenaires norvégiens dans des secteurs productifs et à renforcer, au passage, son intégration dans les chaînes de valeur internationales.

#Algerie#Oslo
Partager l'article
Auteur(e)
B.kheireddine
Voir mes articles
A la une
Partager l'article

Décès de Boualem Boualem : l’ANEP reporte la cérémonie du Grand Prix Assia Djebar 2026

Décès de Boualem Boualem : l’ANEP reporte la cérémonie du Grand Prix Assia Djebar 2026

Algeria Gate : L’Agence nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP) a annoncé le report de la cérémonie de remise des prix de la 8ᵉ édition du Grand Prix Assia Djebar du roman 2026, à la suite du décès de Boualem Boualem, directeur de cabinet à la Présidence de la République.

L’ANEP, présidée par son président-directeur général Massoud Elgham, a présenté ses sincères condoléances et ses sentiments de compassion à la famille du défunt Boualem Boualem et à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la Présidence de la République.

Décès de Boualem Boualem : l’ANEP reporte la cérémonie du Grand Prix Assia Djebar 2026

L’agence a également prié le Tout-Puissant de l’accueillir dans Sa vaste miséricorde, de lui accorder une place dans Son paradis, d’honorer son séjour et de faire de sa tombe un jardin parmi les jardins du Paradis.

Elle a enfin adressé ses prières à la famille et aux proches du défunt, afin que Dieu leur accorde patience, réconfort et force face à cette douloureuse épreuve, tout en apaisant leur peine.

Dans un communiqué daté du 6 octobre 2026, l’ANEP a ainsi rendu hommage au haut responsable de la Présidence avant d’annoncer le report de l’événement littéraire.

Une cérémonie initialement prévue le 8 octobre

L’ANEP précise que cette décision intervient en raison de ce deuil. La cérémonie de remise des prix de la huitième édition du Grand Prix Assia Djebar du roman, qui devait se tenir jeudi 8 octobre 2026, est ainsi reportée.

« À la suite de cette douloureuse perte, il a été décidé de reporter la cérémonie de remise des prix de la huitième édition du Grand Prix Assia Djebar du roman 2026, prévue le jeudi 8 octobre 2026, à une date ultérieure », indique en substance le communiqué.

La nouvelle date de la cérémonie sera communiquée ultérieurement.

Décès de Boualem Boualem : l’ANEP reporte la cérémonie du Grand Prix Assia Djebar 2026

Le report intervient dans un contexte de deuil après la disparition de Boualem Boualem, figure importante de la Présidence de la République et proche collaborateur du président Abdelmadjid Tebboune.

Le Grand Prix Assia Djebar du roman constitue l’un des rendez-vous littéraires importants en Algérie et distingue des œuvres romanesques publiées dans plusieurs langues.

#ANEP#Boualem Boualem
Partager l'article
Auteur(e)
A la une
Partager l'article

Métro d’Alger : les extensions vers Baraki, Bab El Oued et l’aéroport avancent

Métro d’Alger : les extensions vers Baraki, Bab El Oued et l’aéroport avancent

Algeria Gate : Les travaux d’extension du métro d’Alger se poursuivent dans le cadre du programme de modernisation et de développement de la capitale, avec plusieurs chantiers menés simultanément vers Baraki, Bab El Oued et l’aéroport international Houari-Boumediene.

À Baraki, les travaux progressent notamment au niveau de la station Belarbi, située au jardin « El Djenina », en plein centre-ville. Cette extension doit prolonger la ligne depuis la station de Baraki, située près du siège de la circonscription administrative, jusqu’au centre de la commune.

Métro d’Alger : les extensions vers Baraki, Bab El Oued et l’aéroport avancent

À terme, le prolongement reliant Aïn Naâdja au centre de Baraki s’étendra sur environ 6 kilomètres et comprendra six stations. Les travaux préparatoires se poursuivent avant le lancement du creusement du tunnel.

Une extension vers Bab El Oued

Du côté du centre d’Alger, les travaux de réalisation de la station Taleb Abderrahmane se poursuivent également dans le cadre de l’extension de la ligne depuis la place des Martyrs vers Bab El Oued.

Ce tronçon devrait s’étendre sur environ 900 mètres. Une fois les travaux de la station suffisamment avancés, les opérations de creusement du tunnel pourront commencer.

Métro d’Alger : les extensions vers Baraki, Bab El Oued et l’aéroport avancent

La ligne vers l’aéroport proche de l’achèvement

Le vaste programme d’extension du métro prévoit également une liaison entre Bachdjarah et l’aéroport international Houari-Boumediene, en passant notamment par Bab Ezzouar.

Selon les informations communiquées sur l’avancement du chantier, cette extension connaît une progression importante et les travaux approchent désormais de leur phase finale.

Avec ces nouvelles lignes, les autorités ambitionnent de diversifier les moyens de transport collectif, d’améliorer les déplacements quotidiens dans la capitale et de mieux relier les quartiers périphériques aux principaux pôles urbains et économiques d’Alger.

Métro d’Alger : les extensions vers Baraki, Bab El Oued et l’aéroport avancent

Je peux aussi vous faire une version plus courte avec un titre très accrocheur, par exemple : « Métro d’Alger : 3 grandes extensions qui vont transformer les transports dans la capitale ».

#Métro d’Alger
Partager l'article
Auteur(e)