Algeria Gate : L’Algérie franchit une nouvelle étape dans le développement de son potentiel énergétique, Le groupe saoudien Midad Energy North Africa prévoit de lancer, dès la fin de l’année 2028, la production de gaz naturel dans le bassin d’Illizi, au sud du pays, Réalisé en partenariat avec Sonatrach, ce projet stratégique représente un investissement colossal de 5,4 milliards de dollars et pourrait renforcer considérablement les capacités de production gazière nationale.
Un investissement majeur dans le Sahara algérien
Situé à environ 100 kilomètres au sud d’In Amenas, le projet d’Illizi Sud s’inscrit dans le cadre d’un contrat de partage de production signé le 13 octobre 2025 entre Sonatrach et Midad Energy North Africa.
L’accord prévoit un investissement global de 5,4 milliards de dollars, entièrement financé par le partenaire saoudien, dont 288 millions de dollars consacrés aux activités d’exploration.
D’une durée initiale de 30 ans, prolongeable de dix années supplémentaires, ce partenariat constitue un investissement étranger majeur dans le secteur algérien des hydrocarbures.

Une production pouvant atteindre 20 millions de mètres cubes par jour
Selon les dernières prévisions communiquées par Midad Energy, les premières quantités de gaz devraient être produites à partir de la fin de l’année 2028.
Le développement du projet se fera progressivement, avec plusieurs objectifs de production :
- 8 millions de m³ par jour lors de la première phase.
- 11,3 millions de m³ par jour après une première montée en puissance.
- 20 millions de m³ par jour à terme, grâce au développement de la partie occidentale du périmètre.
La première phase nécessiterait environ 3 milliards de dollars d’investissement. Sa mise en œuvre reste toutefois liée aux autorisations et aux étapes de développement prévues.

Des réserves à valoriser sur plusieurs décennies
Selon les estimations annoncées par Sonatrach, le projet pourrait générer une production cumulée de 993 millions de barils équivalent pétrole sur la durée du contrat.
Les volumes prévisionnels comprennent notamment 125 milliards de mètres cubes de gaz commercialisable et 204 millions de barils d’hydrocarbures liquides, dont 103 millions de barils de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et 101 millions de barils de condensat.
Ces chiffres illustrent l’ampleur du potentiel énergétique que les deux partenaires souhaitent valoriser dans le bassin d’Illizi.
L’Algérie renforce son attractivité énergétique
Au-delà de son importance financière, ce projet témoigne de l’intérêt des investisseurs internationaux pour les ressources énergétiques algériennes.
Le partenariat entre Sonatrach et Midad Energy devrait également favoriser le recours aux entreprises nationales de sous-traitance, aux compétences locales et aux nouvelles technologies d’exploration et d’exploitation.
Pour l’Algérie, l’enjeu est double : accroître ses capacités de production afin de répondre à la demande intérieure et consolider son rôle de fournisseur de gaz sur les marchés internationaux, notamment européens.
Avec 5,4 milliards de dollars d’investissements annoncés et une mise en production visée pour 2028, le projet d’Illizi Sud pourrait devenir l’un des développements gaziers majeurs du Sahara algérien. Sa réalisation constituerait une nouvelle étape dans la stratégie nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures et de renforcement des partenariats énergétiques internationaux.







