Algeria Gate : L’économie algérienne devrait franchir un nouveau cap en 2026. Avec un produit intérieur brut (PIB) nominal estimé à 331,89 milliards de dollars, l’Algérie conserverait la quatrième place des économies africaines, selon un classement publié par Business Insider Africa sur la base des prévisions d’octobre du Fonds monétaire international (FMI).
En effet, ce niveau place le pays derrière l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria, mais devant le Maroc, dont le PIB est estimé à 195,63 milliards de dollars. L’écart entre les deux voisins atteint ainsi 136,26 milliards de dollars, le poids de l’économie algérienne représentant environ 1,7 fois celui de son voisin de l’Ouest.
Cette position confirme l’importance de l’Algérie dans le paysage économique continental. Les hydrocarbures continuent de jouer un rôle déterminant dans cette équation, en alimentant les exportations, les recettes budgétaires et les entrées de devises. La place du pays sur le marché gazier européen constitue également un atout dans un contexte où la sécurité des approvisionnements énergétiques reste un enjeu majeur.
Toutefois, la taille du PIB ne saurait être assimilée aux seules performances du secteur énergétique. Elle reflète la richesse créée par l’ensemble des activités économiques, notamment l’agriculture, l’industrie, le bâtiment, le commerce et les services. L’enjeu consiste désormais à renforcer la contribution de ces secteurs afin de réduire la dépendance aux fluctuations des cours internationaux du pétrole et du gaz.
Pour rappel, dans ses prévisions publiées en septembre 2026, le FMI table sur une croissance de 3,8 % pour l’économie algérienne cette année, après 3,9 % en 2025 et 3,7 % en 2024. L’institution souligne notamment le rôle de l’investissement et des réformes engagées pour soutenir l’activité et favoriser la diversification économique.
Et aussi, lors de sa dernière entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, le président de la République a déclaré qu’un «PIB de 400 milliards de dollars est envisageable à la fin de 2026 ou au cours du premier trimestre de 2027, et il est même possible de dépasser ce chiffre, comme le confirme le Fonds monétaire international (FMI)».
Pour l’Algérie, l’objectif est donc de consolider ses capacités productives, de favoriser l’émergence de nouvelles filières industrielles et de renforcer la compétitivité des entreprises nationales. La progression des exportations non pétrolières et la création de valeur dans les secteurs hors énergie seront déterminantes pour pérenniser cette position.

