Les villes et localités de la Cisjordanie occupée connaissent ce mercredi une grève générale, en signe de rejet de l’adoption par l’occupation israélienne d’une loi prévoyant l’exécution des prisonniers palestiniens détenus dans ses prisons, selon l’agence de presse palestinienne (Wafa).
L’agence précise que tous les commerces, institutions publiques et privées, banques, universités et écoles ont fermé leurs portes, à l’exception des hôpitaux et des boulangeries. Les rues de Ramallah, Naplouse et Hébron sont apparues désertes.
Le mouvement Fatah avait appelé à cette grève générale et à intensifier les efforts arabes et internationaux afin de faire pression pour l’annulation de cette loi et traduire l’occupation en justice pour ses crimes continus contre le peuple palestinien.
Dans un communiqué, le mouvement a affirmé que « cette loi criminelle ne brisera pas la volonté du peuple ni la détermination des prisonniers, mais renforcera leur persévérance dans la lutte pour leur liberté et leurs droits légitimes ».
Mardi, des centaines de Palestiniens ont participé à des rassemblements de protestation organisés dans plusieurs villes de Cisjordanie, à l’appel d’associations spécialisées dans la défense des prisonniers.
Des sit-in ont également eu lieu devant le siège du Comité international de la Croix-Rouge en Cisjordanie, où les familles des détenus ont dénoncé cette loi qualifiée de « dangereuse escalade », réclamant une intervention internationale urgente et appelant les libres du monde à agir pour mettre fin à ce qu’ils décrivent comme une politique « d’exécution lente » dans les prisons.
Cette décision intervient alors que plus de 9 300 Palestiniens sont incarcérés dans les prisons de l’occupation, soumis à des conditions particulièrement dures et à des restrictions inédites depuis octobre 2023. Ils souffrent de torture, de privations alimentaires et de négligence médicale, ce qui a entraîné la mort de plusieurs détenus, selon des organisations de défense des droits humains.