Le Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme a affirmé, ce samedi, que les autorités d’occupation israéliennes œuvrent à imposer une nouvelle réalité discriminatoire dans la ville de Jérusalem occupée.
Dans un communiqué, l’organisation dénonce des restrictions croissantes à la liberté de culte, les qualifiant de violations flagrantes du droit international et des libertés religieuses. Elle estime que ces mesures s’inscrivent dans une politique systématique visant à contrôler la présence palestinienne et à restructurer la ville sur des bases religieuses et ethniques discriminatoires.
Le rapport souligne notamment la fermeture prolongée de la mosquée Al-Aqsa, devenue selon lui un outil de contrainte visant à imposer des faits accomplis, alors que les Palestiniens musulmans sont empêchés d’y pratiquer leurs rites. Parallèlement, les autorités permettent aux colons d’exercer librement leurs pratiques religieuses, illustrant une application discriminatoire des restrictions.
L’observatoire met également en garde contre les agissements de groupes extrémistes qui exploitent ces conditions pour promouvoir des projets visant à modifier le statut des lieux saints, notamment à travers une division spatio-temporelle de la mosquée.
Ces politiques, selon la même source, s’étendent aussi aux sites chrétiens, comme l’église du Saint-Sépulcre, et traduisent un système de discrimination institutionnalisée assimilé à un régime d’apartheid.
Dans ce contexte, l’organisation appelle la communauté internationale à intervenir de toute urgence pour mettre fin aux restrictions imposées, protéger la liberté de culte et garantir le respect du statut historique et juridique des lieux saints à Jérusalem-Est.
Par ailleurs, sur le terrain, un Palestinien a été tué et plusieurs autres blessés dans une frappe israélienne visant un véhicule civil dans le centre de la bande de Gaza, selon l’agence palestinienne WAFA. Le bilan global de l’offensive en cours s’alourdit, tandis que des incidents sont également signalés en Cisjordanie.