Algeria Gate : Lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a présenté les principales positions de l’Algérie face aux tensions internationales et à l’affaiblissement du multilatéralisme, Le débat général de cette session se tient du 22 au 28 septembre 2026.
Attaf a décrit un monde arrivé, selon lui, à une « croisée des chemins », marqué par la baisse de la confiance entre États, la multiplication des mesures coercitives unilatérales et le retour des rapports de force au détriment du dialogue.
L’Algérie réclame une réforme profonde de l’ONU
Le chef de la diplomatie algérienne a estimé que la réforme des Nations unies ne pouvait plus être reportée, Il a défendu la construction d’un ordre international « plus juste, plus représentatif et plus équitable ».
Alger appelle notamment à renforcer le rôle de l’Assemblée générale et à réformer en profondeur le Conseil de sécurité, afin de le rendre davantage représentatif et de réduire ce que l’Algérie considère comme une application sélective du droit international.
Attaf a également réaffirmé le soutien algérien à la position africaine commune, qui revendique une représentation permanente et équitable de l’Afrique au Conseil de sécurité, La réforme et le renforcement du rôle de l’Assemblée générale figurent effectivement parmi les dossiers institutionnels examinés au sein de l’ONU.
Palestine : Alger réaffirme sa position
Sur le Moyen-Orient, Attaf a condamné, au nom de l’Algérie, les violations de la souveraineté des États de la région et appelé à la désescalade et au respect du droit international.
Concernant Gaza, il a dénoncé la poursuite des morts parmi les civils palestiniens et réaffirmé le « soutien total et inconditionnel » de l’Algérie aux droits revendiqués par le peuple palestinien, notamment à l’établissement d’un État palestinien indépendant et souverain avec El-Qods Al-Sharif comme capitale, Cette position avait déjà été réaffirmée par Attaf lors d’une réunion ministérielle consacrée à la solution à deux États à New York quelques jours auparavant.
À travers cette intervention, l’Algérie a ainsi placé au centre de son message la réforme du système multilatéral, l’égalité dans l’application du droit international, une représentation accrue de l’Afrique et la défense de la cause palestinienne.
