Algeria Gate : Le président de la FIFA, Gianni Infantino, traverse l’une des périodes les plus délicates depuis son arrivée à la tête de l’instance en 2016, Une proposition controversée visant à céder une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés a provoqué une fronde sans précédent au sein du football mondial, mettant en péril son autorité et ses ambitions pour un nouveau mandat.
Selon plusieurs médias internationaux, le projet prévoyait la création d’une structure commerciale chargée d’exploiter une partie des revenus futurs du Mondial en échange d’un investissement estimé à 4,2 milliards de dollars. Présentée sans véritable consultation des principales confédérations, cette initiative a suscité une vive opposition de l’UEFA, de la CONCACAF et de plusieurs fédérations nationales, qui dénoncent un manque de transparence dans la gouvernance de la FIFA.
Face à la contestation, Gianni Infantino a finalement retiré son projet et reconnu des erreurs dans la manière dont il avait été présenté. Ce recul n’a toutefois pas suffi à calmer les critiques. Plusieurs fédérations européennes ont retiré leur soutien à une éventuelle réélection du président de la FIFA lors du Congrès prévu en 2027, tandis que certains dirigeants évoquent désormais la nécessité d’un changement de gouvernance.
La crise dépasse désormais le simple cadre financier. Des responsables de l’UEFA ont menacé d’engager des actions en justice et réclament la conservation de tous les documents liés au projet abandonné, En parallèle, plusieurs acteurs du football mondial discutent d’éventuelles mesures de pression, allant jusqu’au boycott de certaines instances de la FIFA si la situation ne se débloque pas.
Cette nouvelle polémique s’ajoute à une série de controverses ayant marqué la Coupe du monde 2026, notamment les accusations d’ingérence politique dans certaines décisions disciplinaires et les critiques récurrentes sur la gouvernance de la FIFA.
Malgré cette contestation grandissante, Gianni Infantino conserve encore le soutien de plusieurs fédérations, notamment en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, dont le Maroc et le Qatar selon plusieurs sources, Toutefois, à moins d’un an du processus de désignation des candidats à la présidence de la FIFA, la bataille pour son maintien à la tête de l’organisation s’annonce plus incertaine que jamais.

