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L’Algérie mobilise ses cerveaux du monde entier

• Auteur(e): M • 0 commentaires • 16 vues
L’Algérie mobilise ses cerveaux du monde entier

Algeria Gate : L’Algérie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de mobilisation de sa diaspora scientifique, Un décret présidentiel du 7 septembre 2026, publié au Journal officiel le 13 septembre, donne désormais un cadre institutionnel complet au Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, en fixant ses missions, sa composition et son organisation.

Un organisme consultatif rattaché directement à la Présidence

Le texte officialise la création de cet organisme consultatif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, dont le siège est fixé à Alger. Placé directement auprès du président de la République, ce statut témoigne de l’importance stratégique accordée à cette structure, conçue pour dépasser le caractère jusque-là informel et dispersé de la relation entre l’État algérien et ses scientifiques établis à l’étranger.

Le conseil sera composé de 39 membres bénévoles : 30 seront choisis parmi les compétences scientifiques nationales à l’étranger, sélectionnées sur la base de leur poids scientifique international et de leurs spécialités jugées stratégiques pour le pays ; 6 représenteront les ministères de la Défense, des Affaires étrangères, des Finances, de l’Enseignement supérieur, de la Santé et de l’Économie de la connaissance ; et 3 seront des dirigeants algériens d’entreprises économiques domiciliées à l’étranger, contribuant à la recherche-développement et à l’innovation.

Le président du conseil, ainsi que l’ensemble de ses membres, seront nommés par décret présidentiel pour un mandat de trois ans, renouvelable une seule fois — le président de la République pouvant également mettre fin à leurs fonctions par décret. L’organisme pourra en outre faire appel à toute personne ou entité susceptible de l’aider dans ses travaux.

https://twitter.com/algatedz/status/2100539467299803439?s=20

Transformer l’expertise internationale en valeur ajoutée nationale

Les missions confiées au conseil sont ambitieuses : mobiliser l’expertise de la communauté scientifique nationale à l’étranger et la mettre au service des projets nationaux de développement, de la recherche et de l’innovation, Il devra également contribuer à l’échange de connaissances, d’expériences et à la veille stratégique sur les technologies avancées ou en cours de développement, tout en renforçant la participation algérienne au dialogue scientifique national et international sur les grandes questions d’actualité.

L’objectif affiché est clair : transformer le transfert de technologie et le rapprochement entre chercheurs de la diaspora et institutions nationales universités, laboratoires, entreprises en un levier concret de développement économique et scientifique pour le pays.

Une réunion constitutive déjà tenue avec des figures scientifiques de renom

Ce décret vient formaliser une dynamique déjà enclenchée depuis plusieurs mois. Dès la fin juin 2026, une réunion constitutive du futur Haut Conseil s’était tenue au Pôle scientifique et technologique Chahid Abdelhafid-Ihaddaden de Sidi Abdellah, réunissant 31 scientifiques et chercheurs algériens établis à l’étranger 24 en présentiel et 7 par visioconférence exerçant notamment aux États-Unis, en France, en Suède et en Australie.

Parmi les figures marquantes ayant pris part à cette rencontre, présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Kamel Baddari, figuraient le professeur Elias Zerhouni, ancien directeur des instituts nationaux de la santé aux États-Unis et désigné coordinateur du comité constitutif, l’inventeur Belgacem Haba, spécialiste reconnu de l’électronique, ainsi que le physicien Noureddine Melikechi.

Un appel présidentiel aux « enfants de l’Algérie » du monde entier

La création de cette structure répond à un appel lancé par le président Abdelmadjid Tebboune à l’ensemble des scientifiques algériens établis à travers le monde, les invitant à participer au projet de développement national visant à hisser le pays au rang des nations avancées. Plusieurs associations de la diaspora, notamment en France et en Belgique, ont salué cette initiative, y voyant la traduction concrète de l’engagement constant du chef de l’État envers les Algériens de l’étranger.

Pour le professeur Elias Zerhouni, cette initiative traduit la volonté des autorités de mettre en place un cadre institutionnel permanent et efficace de coopération, fondé sur des projets concrets un enjeu d’autant plus important que l’Algérie compte des millions de ressortissants qualifiés installés hors de ses frontières, une ressource humaine jusqu’ici largement sous-exploitée par les canaux institutionnels classiques.

#Algerie
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Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Algeria Gate : L’ancien ambassadeur algérien Amar Belani a vivement réagi au nouveau rapprochement entre le Maroc et Israël. Selon lui, six ans après leur lancement, les Accords d’Abraham sont devenus un véritable accélérateur de la normalisation entre Israël et plusieurs pays arabes.

Dans une longue publication diffusée sur Facebook sous le titre « Israël, Maroc et Émirats : les nouveaux contours d’un axe du mal », l’ancien diplomate revient notamment sur la cérémonie organisée à New York le 15 septembre 2026, réunissant des représentants d’Israël, des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc, du Kazakhstan et des États-Unis.

Pour Belani, cette rencontre illustre la transformation progressive des Accords d’Abraham en un réseau structuré de coopération diplomatique, économique et sécuritaire.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Un rapprochement Maroc–Israël qui s’accélère

L’ancien ambassadeur souligne que, dès le lendemain de cette rencontre, Rabat et Tel-Aviv ont annoncé une nouvelle étape dans leurs relations, avec le relèvement de leur représentation diplomatique au niveau des ambassades, l’échange d’ambassadeurs et la reprise des liaisons aériennes directes.

Les deux parties souhaitent également approfondir leurs relations économiques, tandis que plusieurs accords portant notamment sur la protection des investissements et la suppression de la double imposition devraient être finalisés avant la fin de l’année 2026.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie
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Amar Belani estime que cette accélération intervient dans un contexte particulièrement sensible marqué par la guerre à Gaza et la poursuite des violences en Cisjordanie.

Il pointe ainsi ce qu’il considère comme une contradiction entre les déclarations marocaines de soutien aux Palestiniens et l’approfondissement des relations avec Israël, rappelant que le roi Mohammed VI préside le Comité Al-Qods.

Selon lui, loin de ralentir en raison de la guerre, la normalisation entre Rabat et Israël continue au contraire de progresser.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

L’Algérie au cœur des préoccupations de Belani

L’ancien diplomate estime également que la coopération entre le Maroc et Israël dépasse désormais largement le domaine diplomatique, Elle concernerait notamment la défense, les drones, le renseignement et les technologies militaires.

Pour Belani, cette évolution modifie directement les équilibres sécuritaires au Maghreb et l’Algérie figure, selon son analyse, parmi les pays concernés par les conséquences de cette nouvelle configuration régionale.

Il revient également sur la reconnaissance américaine, sous l’administration Trump, de la souveraineté revendiquée par le Maroc sur le Sahara occidental, qu’il présente comme l’un des éléments majeurs ayant accompagné la normalisation maroco-israélienne.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Le rôle des Émirats arabes unis

Amar Belani consacre également une large partie de son analyse aux Émirats arabes unis, Selon lui, Abou Dhabi a fait depuis plusieurs années le choix stratégique de développer une coopération étroite avec Israël, notamment dans les domaines sécuritaire et militaire.

Il affirme par ailleurs que les Émirats soutiennent le Maroc financièrement et militairement, favorisant ainsi l’émergence de ce qu’il décrit comme un triangle Rabat–Abou Dhabi–Tel-Aviv.

Selon l’ancien ambassadeur, cette coopération ressemble de plus en plus à une alliance stratégique à trois, même si elle ne prend pas officiellement la forme d’un pacte militaire.

Belani considère que cette dynamique pourrait avoir des conséquences directes sur la sécurité et la stabilité de l’Algérie.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Maghreb et Sahel, nouveaux terrains de rivalités

Pour l’ancien diplomate, l’influence issue des Accords d’Abraham ne se limite désormais plus au Moyen-Orient, Elle s’étend progressivement au Maghreb et au Sahel, devenus selon lui des espaces majeurs de concurrence géopolitique.

Il établit ainsi un lien entre le rapprochement entre Rabat, Abou Dhabi et Tel-Aviv et les tensions qui opposent Alger au Maroc et aux Émirats arabes unis.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Dans son analyse, plusieurs stratégies régionales se croisent : les ambitions territoriales et diplomatiques marocaines, l’expansion économique et sécuritaire des Émirats et le développement des partenariats israéliens dans les secteurs de l’armement, du renseignement et de l’intelligence artificielle.

Pour Belani, il ne s’agit donc plus de simples coopérations bilatérales isolées, mais d’une interdépendance croissante entre les trois acteurs dans les domaines de la défense, de l’investissement, de la technologie et de la sécurité.

L’ancien ambassadeur conclut que le Maghreb et le Sahel sont en train de devenir un nouveau théâtre de rivalités d’influence, où ces rapprochements pourraient progressivement modifier les équilibres géopolitiques régionaux.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie
#Algerie#Émirats#Maroc
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Vers un accord minier historique entre l’Algérie et l’Afrique du Sud

Vers un accord minier historique entre l’Algérie et l’Afrique du Sud

Algeria Gate : L’Algérie et l’Afrique du Sud se rapprochent un peu plus dans le secteur stratégique des mines, Le ministre algérien des Mines et de l’Industrie minière, Mourad Hanifi, a reçu une délégation ministérielle sud-africaine de haut niveau, en provenance du ministère sud-africain des Ressources minérales et pétrolières, pour examiner les moyens de renforcer la coopération bilatérale en vue de la signature prochaine d’un accord de coopération entre les deux pays dans le domaine minier.

Une coopération qui vise la valorisation locale des minerais

À l’issue de la rencontre, l’ambassadeur d’Afrique du Sud à Alger a précisé, dans une déclaration à la presse, que son pays cherche à relancer la coopération avec l’Algérie, en particulier dans le secteur des mines et la valorisation locale des minerais c’est-à-dire leur transformation en produits à valeur ajoutée plutôt que leur simple exportation à l’état brut.

Vers un accord minier historique entre l’Algérie et l’Afrique du Sud

La coopération envisagée couvre également les études géophysiques utilisant des technologies modernes, l’échange d’expertises en matière de gestion environnementale des sites miniers et de réhabilitation des terrains exploités, la formation, ainsi que la réalisation de recherches conjointes dans le développement de techniques et d’innovations liées au secteur.

Une dynamique bilatérale en plein essor

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de rapprochement plus large entre Alger et Pretoria, engagé dans le sillage de la visite d’État effectuée en Algérie par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, sur invitation du président Abdelmadjid Tebboune, Les deux pays multiplient depuis les initiatives de coopération sectorielle, portées par la volonté commune de consolider ce que les deux capitales présentent comme une coopération stratégique Sud-Sud, ancrée dans des liens historiques anciens.

Le secteur minier n’est d’ailleurs pas le seul concerné par ce rapprochement : une délégation sud-africaine s’est également rendue en Algérie ces derniers jours pour discuter du renforcement du partenariat dans le secteur des hydrocarbures, dans le prolongement des entretiens menés entre le ministre algérien de l’Énergie, Mohamed Arkab, et son homologue sud-africain un dossier qui doit se poursuivre par une série de réunions de travail et d’ateliers d’échange technique avec les institutions algériennes du secteur.

Une stratégie africaine plus vaste pour Alger

Ce rapprochement minier avec l’Afrique du Sud s’inscrit dans une stratégie plus large de l’Algérie visant à tisser un réseau de partenariats sur le continent africain, notamment dans les secteurs de l’énergie et des mines, Alger a ainsi récemment signé des accords similaires avec la Côte d’Ivoire, portant sur l’exploration, la production et le développement des chaînes de valeur liées aux hydrocarbures et aux mines, tout en explorant de nouveaux projets avec l’Angola et le Mozambique.

Reste désormais à concrétiser cette dynamique par la signature formelle de l’accord minier avec l’Afrique du Sud, qui viendrait consolider un partenariat déjà solide sur les plans diplomatique et sécuritaire entre les deux pays.

#Algerie#Sud Afrique
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Quand Abou Dhabi achète les micros : comment les Émirats ont transformé les médias marocains en arme contre l’Algérie

Quand Abou Dhabi achète les micros : comment les Émirats ont transformé les médias marocains en arme contre l’Algérie

Algeria Gate : Selon une analyse de l’Agence de presse algérienne (APS), les Émirats arabes unis auraient méthodiquement transformé leur puissance financière au Maroc en levier d’influence sur les médias du royaume, jusqu’à en faire un instrument de dénigrement systématique de l’Algérie.

https://twitter.com/algatedz/status/2100226630408908896?s=20

Une mainmise économique documentée

Le point de départ est incontestable : Etisalat détient 53 % du capital de Maroc Telecom, premier opérateur télécoms du royaume, lui donnant accès direct à l’infrastructure numérique par laquelle transite l’information marocaine avec 4,4 milliards de dirhams (403 millions d’euros) injectés entre 2025 et 2028 dans les réseaux de fibre optique et de 5G.

L’APS va plus loin : dès 2014, deux sociétés émiraties seraient entrées au capital d’une chaîne marocaine, obtenant selon la base de données Media Ownership Monitor Morocco une part majoritaire donnant à Abou Dhabi le contrôle de la ligne éditoriale d’un média transformé, selon l’agence, en caisse de résonance hostile à l’Algérie, au Sahara occidental et à la cause palestinienne.

Des accusations plus larges, moins vérifiables

L’APS évoque aussi des sites marocains tombés, selon elle, dans « l’effondrement professionnel », transformés en porte-voix diffusant fausses informations contre l’Algérie, Elle cite un chiffre de 15 millions d’euros alloués en 2023 au financement de campagnes de propagande, et évoque des réseaux de faux comptes actionnés sur les réseaux sociaux pour amplifier ce discours, en particulier lors des pics de tension diplomatique.

Une bataille de récits plus large

Cette accusation s’ajoute à une liste déjà longue de contentieux entre Alger et Abou Dhabi de la rupture des relations diplomatiques aux accusations distinctes visant le rôle des Émirats dans le trafic d’or en zones de conflit africaines.

#Algerie#Émirats arabes unis#Maroc
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