Algeria Gate: Les collines de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou brûlent encore dans les mémoires. Derrière les flammes, c’est un pan entier de l’écosystème algérien qui a été ravagé : forêts centenaires réduites en cendres, habitats naturels anéantis, animaux fuyant ou périssant, plantes endémiques effacées en quelques jours. Un drame écologique et humain d’une violence rare, qui aurait pu plonger le pays dans le désespoir.
Il n’en a rien été.
Sans attendre d’ordre, sans calcul, sans délai, les Algériennes et les Algériens se sont levés. Citoyens ordinaires, associations, entreprises privées et publiques, institutions de toutes sortes : un immense élan de solidarité a jailli spontanément de toutes les régions du pays. Selon les dernières informations, 39 wilayas ont déjà acheminé des aides d’urgence vers les zones sinistrées. Des convois, des dons, des bras, des cœurs. Rien n’a été calculé. Tout a été donné.
Cet élan a forcé l’admiration. Médias, diplomates et observateurs politiques, en Algérie comme à l’étranger, ont regardé avec stupeur et respect cette démonstration de cohésion nationale. Les Algériens ont simplement répondu à leur devoir : patriotique, social, humain. Ils ont prouvé, une fois de plus, que la solidarité n’est pas un slogan chez eux. C’est une valeur fondatrice de la nation.
Au-delà des opérations humanitaires, un autre message a été envoyé, clair et cinglant. Ceux qui croyaient pouvoir exploiter le malheur des sinistrés, manipuler la douleur, semer le trouble, ont échoué. L’axe du mal, qui a déjà tenté de déstabiliser l’Algérie pendant la décennie noire, a de nouveau trouvé face à lui un peuple debout. Les criminels manipulés et commandités ont, une nouvelle fois, démontré qu’ils étaient de mauvais élèves. Tous leurs plans se sont heurtés à la muraille des patriotes et des forces positives du pays.
Comme l’a rappelé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune : l’Algérien ne lèvera jamais un drapeau blanc. Quelles que soient les circonstances, il ne baissera jamais la tête.
Cet élan populaire remarquable et honorable s’est joint, dès les premières heures, aux efforts de l’État et de ses institutions. Armée nationale populaire, Protection civile, Police nationale, Croissant-Rouge, Scouts, associations… Tous se sont mobilisés malgré des conditions extrêmes : vents violents, relief accidenté, accès difficiles. Rien n’a ralenti la détermination.
Face à la destruction de la nature, face à la souffrance des habitants, face aux tentatives de manipulation, l’Algérie a répondu d’une seule voix. Une voix unie, digne, indomptable.
Le feu a brûlé des forêts. Il n’a pas brûlé l’âme d’un peuple.



