Algeria Gate : Depuis l’Algérie, le président sahraoui Ibrahim Ghali a vivement critiqué la politique territoriale du Maroc, l’accusant de s’inscrire dans une logique qui, selon lui, remet en cause le principe des frontières internationales et alimente les tensions dans la région.
« Nous avons toujours mis en garde, et nous renouvelons aujourd’hui notre avertissement, contre le danger que représente l’État marocain et sa politique expansionniste et agressive », a déclaré Ibrahim Ghali.
Le président sahraoui estime que la référence, dans la Constitution marocaine, à la notion de « frontières authentiques » plutôt qu’à la seule délimitation des frontières internationales constitue, selon lui, un sujet de préoccupation pour les pays voisins. Il considère qu’une telle approche pourrait ouvrir la voie à des revendications territoriales dépassant les frontières internationalement reconnues.
Pour Ibrahim Ghali, cette conception territoriale ne se limiterait pas à la question du Sahara occidental, Il affirme qu’elle s’inscrit dans une stratégie plus large de pression politique et de revendications territoriales, susceptible, selon lui, d’affecter les relations du Maroc avec plusieurs pays de la région.
Le dirigeant sahraoui a également accusé Rabat d’utiliser différents moyens de pression pour défendre ses intérêts, évoquant notamment le trafic de drogue, les réseaux criminels transfrontaliers et ce qu’il présente comme des alliances avec des puissances étrangères.
Ibrahim Ghali a par ailleurs rappelé la question de la décolonisation du Sahara occidental, estimant que la position adoptée par l’Espagne lors de la « Marche verte » de 1975 a contribué, selon lui, à encourager la poursuite de la politique territoriale marocaine.
À travers ces déclarations, le président sahraoui place ainsi la question du Sahara occidental dans un cadre plus large : celui du respect des frontières internationales, du principe d’autodétermination et de la stabilité régionale.





