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Matières premières : l’Algérie profite du choc énergétique, le déficit commercial marocain s’envole »

• Auteur(e): M • 0 commentaires • 31 vues
Matières premières : l’Algérie profite du choc énergétique, le déficit commercial marocain s’envole »

Algeria Gate : La remontée des prix de l’énergie et des céréales ne frappe pas les économies du Maghreb de la même manière. L’Algérie, exportatrice de pétrole et de gaz, bénéficie directement de la hausse des hydrocarbures, Le Maroc, malgré son secteur des phosphates et des engrais, voit son déficit commercial fortement se creuser, La Tunisie, de son côté, reste lourdement pénalisée par sa dépendance énergétique.

Les données de la Banque mondiale illustrent cette nouvelle tension sur les matières premières, Dans sa Pink Sheet publiée en septembre, l’institution indiquait notamment que son indice énergétique avait progressé de 8,8 % en août, avec une hausse de 10,1 % du gaz naturel, Le Brent était passé de 83,4 dollars le baril en juillet à 90,9 dollars en août, Les céréales étaient également orientées à la hausse : le maïs est passé de 213,4 à 224 dollars la tonne et le blé américain HRW de 310 à 330 dollars.

La Banque mondiale constatait également fin septembre qu’entre juin et la mi-septembre 2026, les prix mondiaux des céréales avaient augmenté de 18 %, ceux du blé de 22 % et ceux du maïs de 26 %.

Algérie : la hausse des hydrocarbures joue en faveur des recettes

Pour l’Algérie, cette situation apporte un avantage immédiat : la progression des prix du pétrole et du gaz augmente la valeur des exportations énergétiques et les recettes publiques.

Le FMI estime que la hausse des prix des hydrocarbures devrait stimuler en 2026 les exportations et les recettes budgétaires algériennes, tout en contribuant à réduire le déficit extérieur, L’institution prévoit parallèlement une croissance de 3,8 % cette année.

Cette embellie ne signifie pas que l’économie algérienne soit à l’abri de tout risque : le FMI souligne également le niveau élevé du déficit budgétaire et l’érosion récente des réserves, Mais à court terme, la remontée des hydrocarbures offre à Alger une source supplémentaire de devises et de recettes.

La hausse des céréales constitue en revanche un coût pour l’Algérie, qui reste importatrice de blé et d’autres produits alimentaires, Le choc est donc double, mais l’importance des exportations d’hydrocarbures donne au pays un amortisseur dont ne disposent pas ses voisins dans les mêmes proportions.

Maroc : les phosphates ne suffisent pas à empêcher le déficit commercial de se creuser

Le Maroc dispose certes d’une industrie importante des phosphates et des engrais, Mais les chiffres officiels montrent que cet atout n’empêche pas une dégradation significative de sa balance commerciale.

Sur les huit premiers mois de 2026, les importations marocaines ont bondi de 15,8 %, à 617,5 milliards de dirhams, Les exportations n’ont progressé que de 8,7 %, à 334,9 milliards, Conséquence : le déficit commercial a augmenté de 25,4 %, atteignant environ 282,6 milliards de dirhams, tandis que le taux de couverture a perdu 3,5 points.

Les phosphates eux-mêmes n’ont d’ailleurs pas été systématiquement épargnés, Sur les quatre premiers mois de 2026, les exportations marocaines de phosphates et dérivés avaient reculé de 1,5 %, Les ventes d’engrais naturels et chimiques avaient baissé de 3,9 %, tandis que les exportations de phosphates bruts diminuaient de 3,2 %.

Autrement dit, présenter les engrais comme un bouclier suffisant face au choc énergétique serait excessif, Ils constituent une source importante de devises, mais les chiffres du commerce extérieur montrent qu’ils ne compensent pas la progression beaucoup plus rapide des importations.

Le contraste avec l’Algérie est donc notable : lorsque l’énergie se renchérit, Alger peut augmenter ses recettes d’exportation, alors que Rabat doit absorber une facture d’importation plus lourde dans une balance commerciale déjà fortement déficitaire.

Tunisie : près de 9 milliards de dinars de déficit énergétique

La Tunisie apparaît encore plus exposée, Durant les huit premiers mois de 2026, son déficit commercial global a atteint 17,85 milliards de dinars, contre 14,64 milliards un an plus tôt.

Le seul déficit énergétique s’est élevé à 8,93 milliards de dinars, contre 7,15 milliards sur la même période de 2025, Il représente ainsi environ la moitié du déficit commercial tunisien.

Toute nouvelle hausse durable du pétrole ou du gaz risque donc d’accentuer directement la pression sur les besoins en devises et les comptes extérieurs du pays.

Un choc mondial, trois situations très différentes

La remontée des matières premières agit finalement comme un révélateur des structures économiques maghrébines.

L’Algérie bénéficie de la hausse des hydrocarbures grâce à son statut de grand exportateur énergétique, Le Maroc conserve l’atout des phosphates, mais celui-ci ne suffit pas à empêcher son déficit commercial de progresser de plus de 25 %, Quant à la Tunisie, sa dépendance aux importations d’énergie continue de peser lourdement sur ses comptes extérieurs.

Dans une période de prix élevés, le rapport de force est donc très différent : ce qui produit des recettes supplémentaires pour l’Algérie devient une facture plus lourde pour ses voisins importateurs d’énergie.

#Algerie#Maroc#Tunisie
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ANP : sécurité, stabilité et développement au cœur de l’approche algérienne en Afrique

ANP : sécurité, stabilité et développement au cœur de l’approche algérienne en Afrique

Algeria Gate : Pour le haut commandement de l’Armée nationale populaire (ANP), la sécurité et la stabilité constituent des conditions essentielles au développement économique et social, Cette approche, régulièrement mise en avant par les institutions militaires algériennes, repose sur l’idée qu’aucun projet de développement durable ne peut réellement progresser dans un environnement marqué par le terrorisme, les conflits armés et la criminalité transfrontalière.

Dans cette logique, l’Algérie défend une approche sécuritaire dite multidimensionnelle, qui ne se limite pas aux opérations militaires, Elle associe lutte contre le terrorisme, protection des frontières, coopération régionale, prévention des crises et soutien aux mécanismes africains de paix et de sécurité, Le général d’armée Saïd Chanegriha a notamment rappelé en avril 2026 que l’Algérie, dans le cadre de son rôle au sein de l’Union africaine, soutient plusieurs mécanismes continentaux destinés à renforcer la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

https://twitter.com/algatedz/status/2106314642192470369?s=20

Cette vision accorde également une place importante au lien entre sécurité et développement, Dans ses publications consacrées au Sahel, le ministère de la Défense souligne que l’instabilité politique et sécuritaire peut aggraver les difficultés économiques et sociales, tandis qu’un environnement plus stable favorise la mise en œuvre de projets d’infrastructures, d’investissements et de coopération régionale.

L’Algérie met parallèlement en avant le principe de solutions africaines aux problèmes africains, ainsi que le recours au dialogue et aux mécanismes de règlement pacifique des crises, Cette orientation s’inscrit dans les structures de paix et de sécurité de l’Union africaine, notamment les dispositifs destinés à prévenir les conflits et à renforcer les capacités collectives du continent.

Pour l’ANP, l’objectif affiché est donc double : protéger la sécurité nationale tout en contribuant à un environnement régional plus stable, particulièrement au Sahel, afin de créer des conditions favorables au développement des populations et à la réalisation de projets économiques structurants.

Cette doctrine place ainsi la sécurité non comme une finalité isolée, mais comme l’un des fondements nécessaires à la stabilité politique, au développement économique et à la coopération entre les États africains.

#Afrique#Algerie
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Anis Mansour revient sur la décision algérienne après l’incident de Fly Dubaï

Anis Mansour revient sur la décision algérienne après l’incident de Fly Dubaï

Algeria Gate : Le journaliste yéménite Anis Mansour a suscité des réactions sur les réseaux sociaux après avoir établi un lien entre la politique algérienne à l’égard des Émirats arabes unis et le récent incident survenu à bord d’un avion de Fly Dubaï reliant Dubaï à Tel-Aviv.

En février 2026, l’Algérie a effectivement engagé la procédure de dénonciation de la convention sur les services aériens conclue avec les Émirats arabes unis en 2013, L’annonce officielle ne précisait toutefois aucun motif lié au Mossad ou à une infiltration des compagnies aériennes émiraties.



Le 30 septembre, le vol Fly Dubaï FZ1073 à destination de Tel-Aviv a connu un grave incident en vol et a finalement effectué un atterrissage d’urgence à Tabūk, en Arabie saoudite, Les circonstances exactes et les motivations font l’objet d’enquêtes; les autorités émiraties ont notamment annoncé une enquête visant à déterminer les faits et une éventuelle dimension terroriste.

Anis Mansour revient sur la décision algérienne après l’incident de Fly Dubaï


C’est dans ce contexte qu’Anis Mansour affirme que la décision algérienne aurait été « anticipatrice », allant jusqu’à évoquer une possible utilisation de l’aviation émiratie par le Mossad, Cette dernière affirmation relève de son analyse personnelle et n’est pas établie par les informations officielles disponibles.

#Algerie#Anis Mansour#Emirats#FlyDubai#Incendie
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Algérie-France : Paris perd du terrain et 2,6 milliards d’euros d’échanges

Algérie-France : Paris perd du terrain et 2,6 milliards d’euros d’échanges

Algeria Gate : La dégradation des relations entre Alger et Paris ne se joue plus seulement sur le terrain diplomatique. Elle se lit aussi dans les chiffres du commerce, où les entreprises françaises voient leur position se fragiliser sur le marché algérien. Les données citées par la presse française dessinent une facture économique difficile à ignorer.

Dans un article publié ce 30 septembre, le Journal du Dimanche revient sur les tensions commerciales entre les deux pays et rapporte plusieurs chiffres issus des douanes françaises.

Ainsi, selon les douanes françaises citées par Marianne et reprises par le JDD, les échanges commerciaux entre la France et l’Algérie ont atteint 8,6 milliards d’euros entre août 2025 et juillet 2026, contre 11,2 milliards d’euros en 2024. Soit une baisse de 2,6 milliards d’euros en valeur.

Les exportations françaises suivent la même pente. Elles sont tombées à 4 milliards d’euros sur les douze derniers mois, contre 4,2 milliards en 2025 et 4,8 milliards en 2024. En deux ans, la France a donc perdu près de 800 millions d’euros d’exportations vers l’Algérie.

Pour les entreprises françaises, c’est un marché de plusieurs milliards qui s’est contracté, dans un contexte politique particulièrement tendu.

Autre signe qui compte : la France a perdu sa place de premier fournisseur de l’Algérie, au profit de la Chine. L’Algérie diversifie ses partenaires commerciaux, et d’autres fournisseurs internationaux occupent désormais plus de place.

Plusieurs secteurs français encaissent des reculs marqués. Les exportations agroalimentaires ont chuté de 60 %, de 119 à 47 millions d’euros. Les équipements automobiles ont reculé de 37 %, et les produits liés à la construction automobile de 15 %, toujours selon les données rapportées par le JDD.

Face à ce recul de la présence française, l’Algérie ne se trouve pas dans une situation d’isolement économique. Au contraire, le pays poursuit sa stratégie de diversification de ses partenaires et de son économie.

D’ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a estimé dans un rapport publié récemment que le PIB réel algérien avait progressé de 3,9 % en 2025 et table sur une croissance de 3,8 % en 2026. Le secteur hors hydrocarbures devrait, lui, progresser de 4 % cette année, après une hausse de 4,3 % en 2025. Le FMI souligne également que les efforts de diversification et les investissements ont contribué à soutenir cette dynamique.

Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large des échanges extérieurs algériens. L’Algérie cherche notamment à développer la production locale, à promouvoir les exportations hors hydrocarbures et à attirer de nouveaux investissements. Le FMI relève lui-même les efforts engagés dans ces domaines, tout en appelant à poursuivre les réformes destinées à renforcer la croissance et le rôle du secteur privé.

Pour la France, cela signifie donc une perte progressive de parts de marché dans un pays où d’autres partenaires, la Chine en tête, occupent désormais davantage d’espace.

D’ailleurs, le JDD cite Ségolène Royal, présidente de l’association France-Algérie, qui résume la situation : « Les entreprises françaises souffrent ». Une phrase qui dit l’essentiel. À mesure que le bras de fer diplomatique avec Alger se prolonge, le coût économique pour les intérêts français devient de plus en plus visible.

#Algerie#France
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Auteur(e)
B.kheireddine
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