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Route Dakhla–Nouakchott : pression marocaine, ambiguïté mauritanienne et financement émirati

• Auteur(e): Lys Iwannughen • 0 commentaires • 40 vues
Route Dakhla–Nouakchott : pression marocaine, ambiguïté mauritanienne et financement émirati

Par Amar Belani

Algeria Gate: Alors que les travaux du premier tronçon de la route Tindouf–Zouérate sont en cours, le Maroc et la Mauritanie ont signé, le 21 septembre à Rabat, un accord-cadre portant sur la réhabilitation et l’élargissement de la Route nationale n°4 en Mauritanie. Officiellement présenté comme un projet destiné à fluidifier les échanges entre Nouakchott et Nouadhibou, cet accord revêt une portée stratégique autrement plus large.

La route ne s’arrête pas à Nouadhibou. Elle se prolonge vers le PK55, face à Guerguerat, ouvrant ainsi une continuité terrestre vers Dakhla. Le ministre marocain de l’Équipement, Nizar Baraka, a d’ailleurs lui-même évoqué publiquement la liaison Nouakchott–Dakhla via le PK55. L’accord du 21 septembre porte sur quelque 480 kilomètres du réseau routier mauritanien.

Il ne s’agit donc pas seulement d’améliorer les échanges bilatéraux.

Route Dakhla–Nouakchott : pression marocaine, ambiguïté mauritanienne et financement émirati

Face aux projets algériens visant à développer un corridor méridional vers l’Afrique de l’Ouest, Rabat accélère ses efforts pour capter les futurs flux commerciaux à destination de la Mauritanie, du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. L’objectif est de consolider l’axe Dakhla–Guerguerat–Nouadhibou–Nouakchott comme colonne vertébrale terrestre de la projection économique marocaine vers l’Ouest.

Dakhla comme porte d’entrée

Le futur port de Dakhla Atlantique, dont le coût est estimé à près d’un milliard de dollars et dont la mise en service est annoncée pour 2028, doit fournir à cette stratégie son débouché maritime.

Il constitue l’un des instruments de la prétendue « Initiative atlantique » marocaine, officiellement destinée à offrir aux pays sahéliens enclavés un accès à l’Atlantique.

Route Dakhla–Nouakchott : pression marocaine, ambiguïté mauritanienne et financement émirati

Mais cette initiative ne se développe pas dans un espace vide.

La Mauritanie dispose déjà d’un important corridor routier reliant Nouakchott à Bamako, sur environ 1 350 kilomètres. Cet axe offre déjà au Mali un accès naturel à la façade atlantique.

L’enjeu pour Rabat est donc de faire de Dakhla et de l’axe Dakhla–Nouakchott le prolongement septentrional de cette profondeur commerciale vers le Sahel.

L’accord signé le 21 septembre entre le Maroc et la Mauritanie renforce précisément cette connectivité nord-sud, en reliant la RN4 mauritanienne au réseau routier conduisant vers Guerguerat et, au-delà, vers Dakhla.

La Mauritanie prise entre deux corridors

La Mauritanie se retrouve désormais au croisement de deux stratégies concurrentes de corridors.

Elle peut naturellement tirer profit de cette position pour attirer des investissements, des infrastructures et des flux commerciaux. C’est une démarche parfaitement légitime sur le plan économique.

Mais cette position centrale met également à l’épreuve sa politique revendiquée de « neutralité constructive » sur la question du Sahara occidental.

Le Sahara occidental demeure inscrit par les Nations unies sur la liste des territoires non autonomes, tandis que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination demeure au cœur du cadre onusien.

Or Nouakchott participe parallèlement à la consolidation d’un axe économique reliant son territoire à Guerguerat et à Dakhla.

Une question politique s’impose donc : jusqu’où une neutralité diplomatique peut-elle être maintenue alors que l’intégration économique avec le réseau méridional marocain ne cesse de se renforcer ?

La même ambiguïté apparaît dans le projet de Gazoduc africain atlantique Nigeria–Maroc. La Mauritanie fait partie des pays concernés par ce projet et devrait conclure avec le Maroc les accords nécessaires à sa réalisation. Les autorités marocaines chargées des hydrocarbures ont également mené des études offshore dans la zone de Dakhla.

Route, port et gazoduc dessinent ainsi progressivement une même architecture stratégique : faire de Dakhla une porte d’entrée économique vers l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, avec la Mauritanie comme territoire de transit incontournable.

La dimension émiratie

Il existe toutefois un troisième acteur dont le rôle ne peut être ignoré : les Émirats arabes unis.

Comme je l’ai déjà souligné dans une précédente analyse intitulée « La Mauritanie au cœur de l’offensive maroco-émiratie », les Émirats sont profondément engagés dans une stratégie plus large qui rejoint les ambitions marocaines en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Dans cette lecture, l’objectif ne consiste pas uniquement à soutenir le développement des infrastructures. Il s’agit également de renforcer l’influence émiratie dans une région où le Maroc cherche à accroître son empreinte économique et stratégique, tout en éloignant la Mauritanie de l’Algérie et en la rapprochant des pays alignés sur les Accords d’Abraham.

La présence émiratie en Mauritanie n’est pas nouvelle. En 2020, Abou Dhabi avait annoncé environ 2 milliards de dollars d’investissements et de projets de développement, accompagnés d’un financement concessionnel. Le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement a également financé plusieurs projets d’infrastructures en Mauritanie.

Mais Abou Dhabi poursuit aussi son propre agenda, qui recoupe de plus en plus les intérêts marocains : étendre son influence sur les ports africains, les corridors commerciaux et les chaînes logistiques.

Route Dakhla–Nouakchott : pression marocaine, ambiguïté mauritanienne et financement émirati

Cette stratégie dépasse largement la Mauritanie. À travers AD Ports Group et DP World, les Émirats ont construit un vaste réseau de concessions portuaires, d’investissements logistiques et de corridors commerciaux reliant les marchés africains au Golfe, à l’Asie et à l’Europe.

La Mauritanie revêt, dans cette architecture, une importance particulière.

Sa position géographique, entre le Maghreb, l’Atlantique et l’Afrique de l’Ouest, en fait un point de passage naturel pour les échanges régionaux.

C’est précisément là que les intérêts marocains et émiratis se rejoignent.

Rabat cherche à construire le corridor Dakhla–Guerguerat–Mauritanie vers l’Afrique de l’Ouest. Abou Dhabi dispose des capitaux, des opérateurs portuaires et des capacités logistiques capables d’investir dans les infrastructures susceptibles de prolonger ces corridors.

Une bataille autour des corridors, des ports et de l’influence

La Mauritanie se retrouve ainsi au carrefour de deux stratégies.

Pour le Maroc, elle constitue le passage incontournable permettant de prolonger le projet de Dakhla vers l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.

Pour les Émirats, elle représente un nouveau maillon d’une stratégie portuaire et logistique beaucoup plus vaste, couvrant l’Afrique et les grandes routes maritimes reliant le continent au Golfe et au-delà.

La route reliant Dakhla, Guerguerat, Nouadhibou et Nouakchott doit donc être replacée dans ce contexte plus large.

Ce qui se dessine n’est pas simplement un projet de réhabilitation routière. Il s’agit d’une compétition plus vaste autour des corridors, des ports, des infrastructures énergétiques et des futurs flux de marchandises entre le Maghreb, le Sahel et l’Afrique de l’Ouest.

Et, à mes yeux, cette dynamique se déploie au détriment du peuple sahraoui et de son droit internationalement reconnu à l’autodétermination.

#Amar Belani#Emirate#Maroc#Mauritanie#Sahara occidental
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Lys Iwannughen
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Le donneur de leçons n’avait pas le bon pupitre

Le donneur de leçons n’avait pas le bon pupitre

Message à Benchicou… et à Soraya Bouamama!

Algeria gate- Une ancienne présentatrice du journal de 20 heures, Soraya Bouamama, a critiqué, sur son compte virtuel, ceux qui ont salué le parcours médiatique de Mohamed Benchicou, que Dieu ait son âme.

Le donneur de leçons n’avait pas le bon pupitre
Soraya Bouamama


Elle a dit, en substance : « Où étiez-vous lorsque Benchicou était une plume solitaire face à Bouteflika ? »
Quiconque pose une telle question doit posséder un parcours qui dépasse celui de Mohamed Benchicou, ou du moins l’égale.


Car Soraya Bouamama a parlé du haut de la chaire du « donneur de leçons ».

Le donneur de leçons n’avait pas le bon pupitre
Mohamed Benchicou


Or le malheur, c’est que la présentatrice du 20 heures incarnait, aux yeux de la rue algérienne, l’un des visages les plus hideux de l’information dans le pays : la télévision publique, baptisée pour toujours, populairement, « l’Orpheline ».


Soraya, « fille de l’Orpheline », n’était donc pas la Bouhired de l’Algérie pour se permettre de donner des leçons à quiconque au sujet de Benchicou.

Le donneur de leçons n’avait pas le bon pupitre


Jamais, tout au long de sa carrière, elle n’a donné à l’opinion publique l’impression que son nom, Bouamama, pût faire penser, ne fût-ce qu’un instant, qu’elle serait peut-être la petite-fille de ce résistant-symbole que le colonialisme ne parvint jamais à capturer.


Et si Soraya est devenue célèbre aujourd’hui, c’est uniquement parce qu’il était imposé aux Algériens de subir, à vingt heures, l’unique chaîne du pays ; jamais en raison d’un parcours d’exception.


Quant à Benchicou, dont elle a parlé que Dieu lui fasse miséricorde , il est son exact contraire.


Il a vécu, lui aussi, dans l’exception… mais dans le mauvais sens du terme. Il fut le premier à inaugurer l’ère de « la prostitution médiatique » dans le pays.
Et il était lui-même la calomnie qu’il avait écrite contre Bouteflika.

Le donneur de leçons n’avait pas le bon pupitre
Abdelaziz Bouteflika 


Il ne s’agit pas ici de défendre l’ancien président que Dieu ait son âme car lui aussi a sur lui ce qu’il a sur lui.


Mais qu’un journaliste écrive, dans un livre, que la mère d’un président était « une putain de hammam », cela ne fait pas de lui un journaliste dont on s’enorgueillit, ni un « imam médiatique » que l’on prendrait pour modèle.


Sans compter qu’il fut l’un des boutons de Paris en Algérie, et qu’il n’atteignit même pas le niveau d’une lecture politique saine et élémentaire des événements de 2004, lorsqu’il mena, sous la bannière de son journal Le Matin, une milice médiatique, jurant que Bouteflika serait battu par son rival Ali Benflis aux présidentielles de cette année-là… pour entraîner, par sa propagande mensongère, un certain nombre de journalistes niais vers leur mort médiatique.


Parmi eux, les uns se multiplièrent, d’autres se renouvelèrent, d’autres encore se dissipèrent selon le mot du journaliste et poète algérien Omar Azraj, lorsqu’il s’adressa au FLN dans un poème célèbre de 1984.

Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement la ligne éditoriale de « Algeria Gate »

#Mohamed benchicou#Soraya bouamama
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Une Belge se bat pour sauver son chaton arrive d`Algérie, menace de renvoi ou d’euthanasie

Une Belge se bat pour sauver son chaton arrive d`Algérie, menace de renvoi ou d’euthanasie

Algeria Gate : À Mons, dans la Province du Hainaut, le sort de Robert, un chat siamois de neuf mois, est au cœur d'un conflit entre sa propriétaire et les autorités sanitaires belges, Arrivé d`Algérie au printemps dernier, le félin n'était pas valablement vacciné contre la rage au moment de son entrée sur le territoire belge.

L`histoire commence en mai2026, lorsqu`une habitante de Mons découvre sur les réseau sociaux une annonce concernant un chaton siamois né en Algérie, Elle débourse 600euros pour l'acquérir et accueille Robert en Belgique le 9 mai, après un trajet passant par la route jusqu'à Mons, la propriétaire pensait alors que l`animal était correctement identifie et vaccine.

Un problème découvert plusieurs semaines après son arrivée

La situation se complique en juillet, lors d`une visite chez un vétérinaire. En vérifiant les information liées a la puce d`électronique, celui-ci constate que Robert n`avait pas reçu de vaccination antirabique valable au moment de son arrivée et que son passeport Algérien ne répondait pas aux exigences européennes

Le vétérinaire alerte alors la propriétaire ainsi que l`Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaine alimentaire AFSCA selon les éléments rapportés par l`Avenir, l`AFSCA considère que le risque sanitaire lié à la rage justifie des mesures strictes

Quatre mois de quarantaine ou un retour en Algérie

Robert pourrait être placé quatre mois en quarantaine, pour un coût estime a près de 6000 euros, ou être renvoyé en Algérie ,dans le pire des cas, une euthanasie est envisagée

Sa propriétaire, qui affirme avoir été trompée sur les documents sanitaires du chaton , a porté plainte contre la vendeuse et a saisi le Conseil d`État belge , sa demande de suspension a toutefois été rejetée fin août

Elle poursuit désormais ses démarches pour éviter la séparation avec Robert

Une Belge se bat pour sauver son chaton arrive d`Algérie, menace de renvoi ou d’euthanasie

#Algerie#Animaux#Belgique
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De l’Algérie vers l’Afrique : le pari export de l’électroménager national

De l’Algérie vers l’Afrique : le pari export de l’électroménager national

Algeria Gate : La première édition du Salon national des produits électroniques et électroménagers a ouvert ses portes ce jeudi 24 septembre 2026 à Bordj Bou Arreridj, avec la participation de 55 entreprises algériennes spécialisées dans la fabrication d’équipements électroniques et électroménagers.

L’événement, organisé jusqu’au 27 septembre sous le slogan « De l’Algérie… nous créons de la valeur et renforçons les exportations », a été inauguré par Abdessalam Djehnit, chargé de la gestion du secrétariat général du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations.

https://twitter.com/algatedz/status/2103104889677033599?s=20

Cette manifestation vise à mettre en avant les capacités de production nationale, le niveau d’intégration industrielle ainsi que la qualité des produits fabriqués localement. Lors de la visite des stands, la délégation officielle s’est notamment intéressée aux produits déjà orientés vers l’exportation et aux marchés étrangers ciblés par les entreprises participantes.

Au-delà de la satisfaction de la demande nationale, les pouvoirs publics souhaitent accompagner progressivement les fabricants algériens vers les marchés africains et internationaux, en renforçant leur compétitivité et leur conformité aux normes exigées à l’étranger.

Le salon constitue ainsi une vitrine du Made in Algeria dans un secteur en pleine évolution, avec l’objectif de transformer les capacités industrielles nationales en nouvelles opportunités d’exportation et de création de valeur.

#Afrique#Algerie
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