Algeria Gate : Dans un contexte marqué par une inquiétude croissante en Europe concernant les conséquences de la politique migratoire marocaine sur la sécurité régionale, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a tiré la sonnette d’alarme sur les risques sécuritaires et terroristes liés à la crise migratoire.
Le chef de la diplomatie italienne a notamment évoqué la responsabilité du Maroc dans une crise migratoire qui pourrait, selon ses mises en garde, prendre une dimension sécuritaire et même terroriste, Ces déclarations interviennent après l’arrivée massive d’environ 60 000 migrants marocains en situation irrégulière en direction de Ceuta, territoire espagnol situé au nord du Maroc.
La crise de Ceuta remet ainsi au centre des débats le rôle de Rabat dans la gestion des flux migratoires, La frontière autour de l’enclave espagnole est devenue un point de tension dont les conséquences ne concernent plus uniquement l’Espagne, mais suscitent désormais des préoccupations au niveau européen.
Dans une interview accordée au quotidien italien Corriere della Sera, Antonio Tajani a écarté l’idée d’une quelconque « bataille » contre l’Espagne, Il a toutefois appelé Madrid à « traiter avec le Maroc », estimant que « le problème vient de là-bas », en référence directe à Rabat.
Le ministre italien a également repris les inquiétudes exprimées en Espagne concernant une possible nouvelle vague migratoire, Il a surtout évoqué le risque que certains nouveaux arrivants puissent représenter une menace pour la sécurité, allant jusqu’à déclarer que « les migrants qui viennent de là-bas pourraient être des terroristes ».
Ces propos donnent donc une nouvelle dimension à la crise migratoire, Pour Rome, la question ne se limite plus au contrôle des frontières ou à la gestion des arrivées clandestines : elle touche désormais directement aux enjeux de sécurité européenne.
Avec ces déclarations, le Maroc se retrouve ainsi au cœur des préoccupations européennes liées à l’immigration clandestine et aux risques sécuritaires qui pourraient en découler.


Le ministre italien risque de sans mordre les doigts dans quelques semaines ou quelques mois, les dirigeants marocains ne l’oublirons pas.