Algeria Gate : Dans un supplément économique spécial, USA Today consacre un long dossier à l’Algérie, présentée comme l’une des destinations d’investissement les plus prometteuses d’Afrique du Nord, Le quotidien américain met en avant l’évolution des relations économiques entre Alger et Washington, désormais élargies bien au-delà des hydrocarbures pour englober les énergies renouvelables, les mines, les technologies, la santé numérique, l’industrie pharmaceutique, l’agriculture et l’économie de la connaissance.

L’énergie, pilier du partenariat
Le rapport souligne que le secteur énergétique demeure la pierre angulaire de la coopération algéro-américaine. Toutefois, cette relation évolue progressivement vers un partenariat axé sur le transfert de technologies, l’exploitation des ressources non conventionnelles et la réalisation de projets à forte valeur ajoutée.
À ce titre, le journal rappelle qu’en août 2025, l’Algérie a franchi une étape importante en ouvrant ses réserves de gaz naturel à de grands groupes américains. Sonatrach a ainsi engagé des discussions avancées avec ExxonMobil et Chevron afin de développer de nouveaux projets énergétiques, dans un contexte marqué par la recherche européenne d’alternatives au gaz russe.
Le gaz de schiste et les ressources minières
USA Today met également en lumière le potentiel exceptionnel de l’Algérie en matière de gaz de schiste. Le pays disposerait de la troisième plus grande réserve mondiale, ce qui en fait un acteur stratégique du marché de l’énergie non conventionnelle. Le quotidien estime que les entreprises américaines disposent de l’expertise technologique nécessaire pour accompagner l’exploitation de ces ressources.
Le secteur minier figure également parmi les priorités. L’Algérie possède d’importantes réserves de fer, de phosphate, de zinc, de plomb, d’or et de minerais critiques, indispensables aux industries de pointe, aux batteries et à la transition énergétique. Le rapport estime que les investisseurs américains peuvent contribuer à la valorisation locale de ces ressources.
Diversification économique et transition énergétique
Le supplément cite le président Abdelmadjid Tebboune, qui affirme que « la diversification économique est devenue une réalité après avoir été un simple slogan pendant des décennies ». Selon USA Today, cette orientation traduit une volonté de transformer les revenus des hydrocarbures en moteur de développement pour d’autres secteurs stratégiques.
Le quotidien souligne également les ambitions de l’Algérie dans les énergies renouvelables. Grâce à son fort potentiel solaire et à ses vastes espaces, le pays aspire à devenir un pôle régional de production d’énergie propre, offrant de nombreuses opportunités aux entreprises américaines spécialisées dans le solaire, le stockage d’énergie, les réseaux intelligents et l’hydrogène vert.
Santé, pharmacie et économie numérique
Le rapport met aussi en avant les progrès réalisés dans l’industrie pharmaceutique, où l’Algérie cherche à renforcer sa production locale et à réduire sa dépendance aux importations grâce à des partenariats technologiques.
Dans le domaine de la santé numérique, USA Today cite l’exemple de la start-up SmartMed SA, active en Afrique du Nord, comme illustration de la montée en puissance des entreprises innovantes algériennes.
Enfin, le journal considère le numérique comme l’un des principaux moteurs de croissance du pays. Grâce à une population jeune et connectée, l’Algérie présente un fort potentiel dans les domaines des logiciels, de la fintech, du commerce électronique, de l’intelligence artificielle, du cloud computing et de la cybersécurité.
Le ministre de l’Économie de la connaissance, Noureddine Ouadah, rappelle dans le rapport que l’objectif est de bâtir une économie fondée sur le savoir, l’innovation et l’entrepreneuriat, afin d’accélérer la transition vers un modèle de développement moins dépendant des hydrocarbures.

Dattes, agriculture et nouvelles filières d’exportation
Au-delà de l’énergie et des grands projets industriels, USA Today souligne que l’Algérie mise également sur ses exportations agricoles pour accélérer la diversification de son économie, Le quotidien met particulièrement en avant la datte algérienne, notamment la prestigieuse variété Deglet Nour, devenue l’un des produits phares des exportations hors hydrocarbures.

De plus en plus présente sur les marchés internationaux, y compris aux États-Unis, cette filière contribue non seulement à générer des recettes en devises, mais aussi à dynamiser les économies rurales du Sud algérien, Selon le rapport, cette région ne se limite plus à ses ressources énergétiques et minières : elle s’impose progressivement comme un nouveau pôle agricole et exportateur.
Une stratégie de modernisation
Pour USA Today, l’Algérie poursuit une stratégie de modernisation fondée sur l’attraction des investissements et du savoir-faire américain, Le journal met en avant trois éléments majeurs : la signature d’un mémorandum d’entente historique en janvier 2025, le recours aux technologies américaines pour l’exploitation du gaz de schiste et la participation remarquée d’entreprises algériennes au sommet SelectUSA Investment Summit.
Le quotidien estime que les États-Unis considèrent désormais l’Algérie comme un partenaire stratégique en Afrique du Nord, un acteur clé pour la sécurité énergétique de l’Europe et un marché en pleine croissance pour les entreprises américaines, Les perspectives de coopération devraient ainsi s’étendre aux secteurs de l’agriculture, des énergies renouvelables, des mines et des technologies numériques.
Un climat favorable aux investisseurs
Le supplément économique met également en avant les efforts des autorités algériennes pour améliorer le climat des affaires, Citant le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Amine Labbou, le journal indique que le pays garantit un cadre attractif pour les investisseurs étrangers, notamment grâce à la libre transférabilité des dividendes et des bénéfices après le règlement des obligations fiscales.
Selon le gouverneur, l’Algérie dispose d’une population jeune et qualifiée ainsi que d’importantes opportunités dans les secteurs de l’énergie, des mines, de l’industrie et des nouvelles technologies, autant d’atouts destinés à renforcer le partenariat économique avec les États-Unis.
Gara Djebilet, le géant du minerai de fer
Le rapport consacre également un important développement au projet minier de Gara Djebilet, qualifié de « géant endormi du minerai de fer », Situé dans le sud-ouest algérien, près de la frontière mauritanienne, ce gisement figure parmi les plus importants au monde encore inexploités.
Découvert en 1952, il renferme près de 3,5 milliards de tonnes de réserves de minerai de fer, dont environ 2 milliards de tonnes seraient économiquement exploitables, Pour le quotidien américain, ce projet constitue l’un des piliers de la stratégie algérienne visant à réduire sa dépendance aux hydrocarbures.
Le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, cité par le rapport, affirme que le secteur minier est désormais un levier stratégique de la diversification économique, l’Algérie disposant encore d’un immense potentiel géologique largement sous-exploité.
De l’extraction à une véritable industrie
Après être resté en sommeil pendant plusieurs décennies en raison de contraintes techniques liées à la teneur en phosphore du minerai, le projet est entré dans une nouvelle phase à partir de 2022 avec le lancement de l’exploitation expérimentale.
Depuis, les autorités ont accéléré son développement grâce à un partenariat avec des groupes industriels chinois et à la réalisation d’une ligne ferroviaire de près de 1 000 kilomètres, destinée à relier Gara Djebilet à Béchar puis aux principaux centres industriels du pays.
Cette infrastructure est appelée à jouer un rôle essentiel dans le transport du minerai et le développement d’une véritable industrie sidérurgique nationale, L’objectif dépasse largement
l’extraction : il s’agit de bâtir une chaîne de valeur intégrée allant de la mine à la transformation industrielle.
Des objectifs ambitieux à l’horizon 2040
Selon USA Today, les premières unités industrielles devraient entrer en production dès 2026, avec une capacité initiale de traitement de 4 millions de tonnes de minerai par an.
À plus long terme, les ambitions sont considérables : la production pourrait atteindre entre 40 et 50 millions de tonnes par an d’ici 2040, grâce à un réseau de six usines de traitement et à des infrastructures logistiques renforcées.
Pour le quotidien américain, ce projet illustre la volonté de l’Algérie de ne plus se limiter à l’exportation de matières premières, mais de développer une véritable industrie de transformation capable de créer davantage de valeur ajoutée, de soutenir la production nationale et de renforcer les exportations à forte valeur économique.

Un impact économique transformateur
Selon USA Today, le projet de Gara Djebilet pourrait avoir un impact majeur sur l’économie algérienne, À terme, il serait en mesure de générer près de 10 milliards de dollars de revenus annuels et de réduire considérablement la dépendance du pays aux importations de minerai de fer et de matières premières.
Le chantier a déjà permis la création de milliers d’emplois durant sa phase de réalisation, tandis que son développement devrait stimuler l’essor de la sidérurgie et des industries de transformation, Pour le quotidien américain, Gara Djebilet dépasse largement le cadre d’un simple projet minier : il constitue un véritable moteur d’industrialisation, de création de valeur ajoutée, de développement des exportations et de diversification de l’économie nationale.
Une stratégie industrielle de long terme
Le rapport conclut que Gara Djebilet représente l’un des piliers de la stratégie industrielle de l’Algérie. En combinant extraction, transformation, infrastructures de transport et production à forte valeur ajoutée, le projet illustre l’ambition du pays de bâtir une économie plus diversifiée et davantage tournée vers l’exportation.
À travers cette analyse, USA Today dresse le portrait d’une Algérie disposant d’importants atouts : une solide base énergétique, d’immenses réserves de gaz de schiste, un potentiel considérable dans les énergies renouvelables, un secteur minier en pleine expansion, une économie numérique portée par une jeunesse connectée, un secteur agricole à fort potentiel d’exportation et un environnement financier qui cherche à attirer davantage d’investissements étrangers.
Vers une économie au-delà des hydrocarbures
La conclusion du supplément économique est sans équivoque : l’Algérie est engagée dans une transition vers un modèle économique plus diversifié, reposant sur les énergies de nouvelle génération, les mines, l’industrie, l’agriculture, la santé, les nouvelles technologies et l’économie numérique.
Le journal estime également que le partenariat entre Alger et Washington est appelé à franchir une nouvelle étape, passant d’une coopération traditionnelle à une relation d’investissement plus profonde, fondée sur le transfert de technologies, les capitaux, l’expertise et l’innovation.
Pour USA Today, l’intérêt de cette évolution ne réside pas uniquement dans les perspectives de coopération avec les États-Unis, mais aussi dans les indicateurs économiques que présente aujourd’hui l’Algérie : la troisième plus grande réserve mondiale de gaz de schiste, le gigantesque gisement de Gara Djebilet avec 3,5 milliards de tonnes de réserves de minerai de fer, un démarrage de la production industrielle prévu en 2026 avec une capacité initiale de 4 millions de tonnes par an, puis un objectif compris entre 40 et 50 millions de tonnes annuelles à l’horizon 2040, sans oublier les nombreuses opportunités offertes dans les énergies renouvelables, les mines, le numérique et l’industrie.
À travers l’énergie, les mines et les nouvelles technologies, le quotidien américain décrit une Algérie engagée dans une transformation progressive de son modèle économique : passer d’une économie fondée sur l’exploitation des ressources naturelles à une économie créatrice de valeur, où l’industrialisation, l’innovation, les investissements et les compétences nationales deviennent les principaux moteurs de la croissance.









