Algeria Gate : Le Crédit Populaire d’Algérie (CPA) a cédé sa participation dans le capital d’Aresbank, une banque espagnole spécialisée notamment dans le financement du commerce international entre l’Espagne, l’Afrique du Nord et le monde arabe, L’opération, enregistrée à la fin du mois de juillet 2026, met fin à la présence algérienne au capital de l’établissement madrilène.
La participation du CPA était toutefois très limitée : la banque publique algérienne détenait seulement 0,14 % du capital, contre 99,86 % pour la Libyan Foreign Bank, également détenue par l’État libyen, Avec ce retrait, la banque libyenne devient ainsi l’unique actionnaire d’Aresbank.

Une banque tournée vers le commerce international
Fondée en 1975, Aresbank s’est spécialisée dans les opérations de commerce international, particulièrement entre l’Espagne et les pays arabes, ainsi que dans les opérations interbancaires.
L’établissement affiche par ailleurs des résultats en progression, En 2025, Aresbank a enregistré un bénéfice de 16 millions d’euros, en hausse de 21 % sur un an, tandis que son portefeuille de crédits atteignait environ 733,3 millions d’euros, Le nombre d’opérations traitées a également progressé de 25 %.
La banque poursuit actuellement une stratégie d’expansion en Espagne, avec notamment l’ouverture récente d’une agence à Valence, en plus de ses implantations à Madrid, Barcelone et Bilbao, Elle prévoit également de développer de nouveaux produits, notamment dans le domaine de la finance islamique.

Un retrait qui intervient dans un contexte particulier
La décision du CPA intervient alors que les relations entre Alger et Madrid connaissent justement une phase de rapprochement après plusieurs années de tensions diplomatiques.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est rendu à Alger en juillet 2026, avec l’objectif de relancer la coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines, notamment l’énergie, le commerce, l’investissement et la coopération judiciaire.
Le retrait du CPA d’Aresbank ne signifie donc pas un désengagement général de l’Algérie vis-à-vis de l’Espagne, Il s’agit avant tout d’une opération concernant une participation très minoritaire dans une banque dont le contrôle était déjà largement détenu par la Libye.
Avec cette cession, Aresbank devient désormais entièrement contrôlée par la Libyan Foreign Bank, tandis que le CPA met fin à une présence au capital qui ne représentait que 0,14 %.