De nouvelles informations attribuées au groupe de hackers Jabaroot relancent les accusations d’activités d’espionnage impliquant des ressortissants marocains en Espagne, Selon les éléments diffusés en ligne et relayés par certains médias, plusieurs personnes présentées comme liées aux services de renseignement marocains figureraient également parmi les membres de la mission diplomatique du Royaume à Madrid.
D’après ces affirmations, le fichier divulgué contiendrait les données de dizaines de milliers de personnes supposément rémunérées par les services de renseignement marocains, ainsi que les identités de plusieurs hauts responsables, Parmi eux, certains noms auraient été rapprochés de membres du corps diplomatique marocain officiellement accrédité en Espagne.
Des diplomates soupçonnés de servir de couverture
Les informations relayées évoquent notamment les noms d’Adel Alami, Khaled Lahsini, Tariq Sabil, Tohami Belkaid et Al-Amir Al-Alam, présentés comme bénéficiant du statut diplomatique marocain.
Le même document ferait également apparaître les noms de Jamal Zerhouni et Khuzaym Al-Hasani, tandis que des personnes portant des noms similaires, notamment Jamil Zerhouni, présenté comme conseiller, et Hossam Al-Hasani, présenté comme troisième secrétaire, seraient présentes au sein de l’ambassade.
Ces correspondances sont utilisées par les auteurs des révélations pour avancer l’hypothèse selon laquelle certains postes diplomatiques auraient pu servir de couverture à des activités de renseignement.
Des accusations qui restent à vérifier
Il convient toutefois de rester prudent face à ces affirmations, Les documents attribués à Jabaroot et les rapprochements de noms évoqués dans ces publications ne constituent pas, à eux seuls, une preuve permettant d’établir qu’une personne exerce effectivement une activité d’espionnage.
Aucune confirmation officielle espagnole ou marocaine n’a, à ce stade, établi publiquement les accusations évoquées dans ces documents, L’authenticité, l’intégrité et le contexte des fichiers présentés comme ayant été piratés doivent donc être vérifiés indépendamment.
Si elles venaient néanmoins à être confirmées, ces révélations pourraient provoquer de nouvelles tensions entre Madrid et Rabat, notamment autour de la question des activités clandestines menées sous couverture diplomatique.
L’affaire intervient dans un contexte où les activités présumées des services de renseignement marocains en Europe font déjà l’objet d’une attention particulière, notamment depuis les controverses liées au logiciel espion Pegasus, Pour l’heure, les accusations concernant les diplomates cités restent des allégations non établies officiellement.

