Algeria Gate : Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis en avant plusieurs avancées économiques lors de son intervention devant les opérateurs économiques, De l’approvisionnement en carburants à la production de médicaments, en passant par la réduction de la facture des importations, le chef de l’État a souligné le rôle de la production nationale dans la couverture des besoins du pays.
Carburants : des avancées vers l’autosuffisance
Tout d’abord, concernant les carburants, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’Algérie n’importait plus d’essence depuis 2023, Selon ses déclarations, le pays dispose également de réserves de kérosène permettant d’envisager des exportations, sans toutefois préciser les volumes concernés ni le calendrier des livraisons.
Pour le gasoil, le président a fixé comme objectif l’autosuffisance complète avec l’entrée en production de la raffinerie de Hassi Messaoud, annoncée pour 2027, Ces annonces distinguent ainsi un arrêt des importations d’essence présenté comme acquis, une capacité d’exportation de kérosène et un objectif encore à atteindre pour le gasoil.
Importations : une baisse annoncée de 20 à 22 milliards de dollars
Dans le prolongement de ces avancées, le chef de l’État a annoncé une diminution de la facture globale des importations, passée, selon les chiffres qu’il a présentés, de 62 milliards de dollars à une fourchette comprise entre 40 et 42 milliards, Cette différence représente une baisse de 20 à 22 milliards de dollars.
Abdelmadjid Tebboune a attribué cette évolution au renforcement de la production nationale, affirmant que la réduction des achats à l’étranger s’était opérée sans provoquer de manque pour les citoyens, Il a ainsi défendu une orientation économique fondée sur une meilleure couverture du marché intérieur par les entreprises algériennes.
Médicaments : 84 % des besoins couverts localement, selon Tebboune
Enfin, pour illustrer le développement des capacités industrielles nationales, le président a évoqué le secteur pharmaceutique, Il a affirmé que l’Algérie produisait désormais 84 % de ses besoins en médicaments, contre environ 10 % dix ans auparavant.
Selon lui, cette progression concerne également des médicaments complexes, notamment des traitements destinés aux personnes atteintes de diabète et de cancer, Le chef de l’État a présenté ces résultats comme une avancée dans la réduction de la dépendance aux approvisionnements extérieurs et le renforcement de la couverture des besoins de santé par la production locale.

