AUSSERD (Camps de réfugiés sahraouis) – Les célébrations officielles marquant le 50e anniversaire de la proclamation de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) ont été marquées, à la wilaya d’Ausserd, par une participation internationale de haut rang et une mobilisation populaire massive, réaffirmant avec force le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Les festivités, qui ont pris fin ce jeudi, ont été ponctuées par une série d’événements politiques, militaires et culturels. Le programme a inclus des discours officiels des autorités sahraouies et des délégations étrangères, un défilé militaire des différentes unités de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS), ainsi que l’ouverture d’expositions d’artisanat et l’organisation d’activités sportives.
Dans son allocution, le président sahraoui, Brahim Ghali, a réitéré que la pleine jouissance par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance demeure « l’unique voie pour l’instauration d’une paix juste et définitive dans la région ».
L’Algérie a été représentée par une délégation parlementaire des deux chambres, aux côtés de représentants de partis politiques, d’organisations syndicales et de la société civile, qui ont renouvelé leur solidarité ferme et inconditionnelle. À cet égard, le président du Conseil de la Nation, M. Azzouz Nasri, dans un message lu en son nom par le membre du Conseil et chef de délégation, Fateh Boutbig, a réaffirmé le soutien absolu de l’Algérie à la lutte légitime du peuple sahraoui pour le recouvrement de ses droits, conformément à la légalité internationale.
De son côté, le président de l’Assemblée Populaire Nationale (APN), M. Brahim Boughali, par la voix de M. Miloud Tissouh, a souligné que l’Algérie, fidèle au message de ses martyrs, demeure « la Mecque des révolutionnaires et la destination des hommes libres ».
Le soutien international a également été porté par des figures de proue. La présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a réitéré l’engagement de son pays pour une solution pacifique basée sur le droit international et les résolutions de l’ONU et de l’Union Africaine. Le Premier ministre de Maurice, Navinchandra Ramgoolam, a qualifié l’événement de jalon historique dans un message de félicitations.
Les ministres et diplomates du Mozambique, de l’Afrique du Sud (via l’ANC), du Venezuela, ainsi que des représentants du Mexique et du Pérou, ont tous souligné que la décolonisation de l’Afrique restera incomplète tant qu’un référendum d’autodétermination ne sera pas organisé au Sahara Occidental.
La présence européenne n’était pas en reste avec le groupe parlementaire « Paix et Liberté au Sahara », ainsi que des forces politiques espagnoles et mauritaniennes, tous appelant à une solution sous l’égide des Nations Unies garantissant la stabilité régionale.
Les célébrations se sont conclues sur un message politique clair de la direction sahraouie à la communauté internationale : l’unité du peuple sahraoui est inébranlable, et toute solution diminuant ses droits légitimes est catégoriquement rejetée.