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Maroc : L’explosion du malaise social face à la défaillance systémique du régime du Makhzen

Publie le 8 avril 2026 a 22:29 (heure locale) Auteur: بوابة الجزائر 0 commentaires 38 vues
Maroc : L’explosion du malaise social face à la défaillance systémique du régime du Makhzen

RABAT – Les différentes villes marocaines connaissent une escalade rapide des mouvements de protestation, reflet direct d’une tension sociale exacerbée face à l’obstination du régime du Makhzen et son incapacité à résoudre les crises multiples dont souffrent les citoyens.

Sous l’effet de cette politique marquée par l’indifférence et la mauvaise gestion, le Réseau Marocain pour la Défense du Droit à la Santé et du Droit à la Vie a alerté, dans un communiqué, sur une dérive dangereuse du système de santé. Selon l’organisation, la santé fonctionne désormais à « deux vitesses », où le droit aux soins est devenu tributaire du pouvoir d’achat et du statut social, au lieu d’être un droit constitutionnel garanti à tous.

Le communiqué précise que le problème dépasse la simple médiocrité des services pour atteindre une consécration des disparités sociales profondes, reflétant l’échec des politiques publiques à traiter les déterminants fondamentaux de la santé, tels que le logement, l’éducation, l’emploi et la sécurité alimentaire.

Le Réseau a également souligné que l’essence de la crise ne réside pas uniquement dans les infrastructures, mais résulterait principalement d’un sous-financement, d’une mauvaise gouvernance et d’un manque aigu de personnel qualifié. Les hôpitaux publics accusent un déficit de plus de 32 000 médecins et 65 000 infirmiers. Le système de santé public est au bord de l’effondrement, notamment alors que le secteur privé s’accapare environ 91 % des dépenses de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), contre seulement 9 % pour les hôpitaux publics, tandis que 30 % des Marocains restent sans couverture médicale, otages d’un service public épuisé.

Révélant l’ampleur de ce déséquilibre structurel, les données confirment que le secteur public s’effondre sous le poids de la pénurie de ressources et de la mauvaise gestion, face à une expansion agressive du secteur privé avec la « complicité flagrante » des autorités. Ce dernier, régi par une logique de profit illégitime, exploite la souffrance des citoyens en l’absence de tout contrôle réel, transformant le droit aux soins en un privilège de classe.

Par ailleurs, la situation de l’enseignement préscolaire n’est guère différente. Ce secteur a été marqué mardi par des sit-in de protestation, parallèlement à une grève nationale prévue ce mercredi, pour dénoncer les politiques de délégation qui ont transformé l’éducation en un marché ouvert, déchargeant l’État de ses responsabilités fondamentales.

À cet égard, la coordination syndicale de l’enseignement a fustigé la contradiction entre le discours officiel et une réalité révélant une crise structurelle profonde, où la petite enfance est passée d’une priorité nationale à une « marchandise bon marché » cédée à des associations, le ministère de tutelle ayant abandonné son rôle au profit de ceux qu’ils qualifient de « marchands d’illusions pédagogiques ».

Dans la continuité de ce climat de crise, les critiques syndicales s’intensifient. L’Organisation Démocratique du Travail (ODT) a mis en garde contre une « privatisation déguisée » de la santé et de l’éducation, alertant sur les conséquences de politiques soumettant les droits fondamentaux à la logique du marché. Elle a également exprimé de sérieuses inquiétudes concernant des mécanismes d’exclusion, tels que le Registre Social Unifié (RSU), accusé de priver des catégories méritantes d’aides sociales, par manque de transparence et d’équité.

De son côté, l’Union Marocaine du Travail (UMT) a exprimé son profond mécontentement face à l’aggravation de la crise et à la montée de la colère populaire. Le syndicat a imputé au gouvernement la responsabilité d’avoir laissé le champ libre aux « marchands de crises », en l’absence d’une régulation stricte pour freiner la spéculation et les monopoles.

La centrale syndicale a conclu son appel en insistant sur la nécessité d’intensifier la mobilisation ouvrière, faisant du 1er mai prochain une étape de contestation majeure contre la détérioration des conditions sociales, signe clair que le niveau de colère est appelé à croître davantage.

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FiSahara 2026 : projection d’un documentaire sahraoui sur les souffrances partagées des peuples sahraoui et palestinien

FiSahara 2026 : projection d’un documentaire sahraoui sur les souffrances partagées des peuples sahraoui et palestinien

Aousserd (camps de réfugiés sahraouis) – L’administration du Festival international du cinéma au Sahara occidental « FiSahara » 2026 a annoncé la projection du court métrage documentaire sahraoui « Entre le sable et l’olivier », qui met en lumière les souffrances des peuples sahraoui et palestinien sous le poids des occupations marocaine et sioniste.

La wilaya d’Aousserd, située dans les camps de réfugiés sahraouis, accueillera le festival « FiSahara » 2026 du 27 avril au 3 mai 2026. Ce rendez-vous culturel vise à faire connaître la cause sahraouie à travers le cinéma, en proposant des films retraçant la souffrance du peuple sahraoui sous occupation, ainsi que son combat pour le droit à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance.

Réalisé par le cinéaste sahraoui El Hadj Ghadifa, le documentaire raconte l’expérience d’une jeune Palestinienne en visite dans les camps de réfugiés sahraouis. À travers son regard, le film restitue la réalité de la vie quotidienne, faite de simplicité et de défis, tout en mettant en avant les liens humains profonds entre les peuples sahraoui et palestinien, ainsi que les valeurs de dignité, de résilience et de résistance.

Produit en février 2026, ce film tisse un récit humain reliant les causes sahraouie et palestinienne, à travers le symbole du sable — représentant le désert et la souffrance du peuple sahraoui — et celui de l’olivier, symbole de la Palestine et de la résistance. Il met également en lumière les aspects de la vie en exil, ainsi que les liens de solidarité et de soutien mutuel entre les deux causes.

Dans une déclaration à l’APS, le réalisateur a souligné que le film met particulièrement en évidence les similitudes entre les souffrances des peuples sahraoui et palestinien, ainsi que la nature comparable des occupations marocaine et sioniste.

Source: APS

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Crise au Moyen-Orient : La Algérie s’impose comme le pivot de la sécurité énergétique de l’Europe

Crise au Moyen-Orient : La Algérie s’impose comme le pivot de la sécurité énergétique de l’Europe

ALGER – Alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis atteignent un point de rupture, provoquant des ondes de choc sans précédent sur les marchés mondiaux de l’énergie, la position géostratégique de l’Algérie connaît une mutation décisive. Selon les dernières analyses du Stimson Center, l’escalade militaire dans le Golfe et les perturbations majeures du détroit d’Ormuz redéfinissent de manière accélérée les routes de l’approvisionnement énergétique mondial, plaçant l’Algérie au cœur des nouvelles priorités internationales.

Une alternative vitale pour l’Europe

Dans un contexte de « scramble » (course effrénée) des puissances européennes pour diversifier leurs sources d’énergie, l’Algérie apparaît plus que jamais comme un partenaire fiable et indispensable. La proximité géographique et l’infrastructure robuste des gazoducs transcontinentaux permettent à Alger d’offrir une alternative sécurisée face à l’instabilité croissante au Moyen-Orient. Ce repositionnement ne se limite pas aux hydrocarbures conventionnels ; il s’étend désormais à une accélération de la coopération dans les énergies vertes, l’Europe cherchant à sécuriser des flux énergétiques pérennes et décarbonés.

Le pivot sino-algérien face à la crise

Le rapport souligne également un tournant majeur dans la stratégie de Pékin. Face aux menaces pesant sur ses importations pétrolières transitant par Hormuz, la Chine réoriente massivement ses investissements vers l’Afrique du Nord. L’Algérie, forte de son partenariat stratégique global avec la deuxième puissance économique mondiale, se trouve en première ligne de cette nouvelle géo-économie. Cette dynamique se traduit par un approfondissement de la coopération dans l’exploration pétrolière et le développement d’infrastructures énergétiques résilientes.

Défis sécuritaires et pressions budgétaires

Cependant, ce tableau n’est pas sans risques. L’onde de choc de la guerre en Iran, combinée à l’instabilité persistante au Sahel et à l’escalade de la violence au Soudan, exerce une pression multidimensionnelle sur la région. Pour l’Algérie, le défi est double : maintenir la stabilité de ses frontières sud dans un Sahel en fragmentation, tout en gérant les conséquences fiscales de l’inflation mondiale. La hausse des coûts du fret et des produits de base, induite par les tensions maritimes internationales, nécessite une vigilance accrue sur la sécurité alimentaire nationale.

En conclusion, si la conjoncture internationale actuelle impose des défis sécuritaires complexes, elle consacre également le retour en force de la diplomatie énergétique algérienne. Dans un monde en quête de nouveaux équilibres, Alger ne se contente plus d’être un simple exportateur, mais s’affirme comme un garant essentiel de la stabilité en Méditerranée et au-delà.

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L’amitié algéro-tunisienne ne vacillera jamais !

L’amitié algéro-tunisienne ne vacillera jamais !

Les clameurs et les provocations ont une fois de plus enflé des deux rives ces derniers jours, dans une tentative désespérée de semer la discorde entre l’Algérie et la Tunisie, sur fond de questions énergétiques et d’accords financiers. Pourtant, ces voix stridentes ignorent qu’elles sont bien incapables d’ébranler la relation fraternelle, solide comme le roc et inébranlable, devant laquelle toutes les manœuvres de brouillage et toutes les vagues de perturbation se briseront et s’évanouiront comme écume au vent.

Au-delà de notre histoire commune millénaire et de l’osmose géographique qui nous unit indissolublement, les chiffres parlent avec une éloquence irréfutable : le partenariat et la coopération avec la Tunisie sont stratégiques, dans toute la noblesse du terme !

Ceux qui s’acharnent à troubler cette relation fraternelle sacrée ne mesurent pas que 2 milliards de mètres cubes de gaz par an apportent chaleur et vitalité à la Tunisie, alimentent son industrie et couvrent l’ensemble de ses besoins vitaux, et que 92 % de son électricité, de son gaz GPL et de son gaz butane proviennent également de sources algériennes.

L’Algérie verse à la Tunisie 420 millions de dollars par an au titre des droits de passage du gazoduc algérien sur son territoire frère, contre 240 millions de dollars autrefois versés au Maroc.

Ces partenariats ne relèvent ni de la faveur ni de la charité : ils incarnent une coopération authentique et mutuellement bénéfique entre deux États frères, imposée par la continuité territoriale naturelle et par une fraternité historique profonde, respectée de part et d’autre à travers les générations et sous tous les régimes qui se sont succédé sur ces deux terres sacrées — l’Algérie et la Tunisie —, toutes deux abreuvées du sang pur des martyrs des deux peuples frères.

Les trompettes à gages qui tentent, à chaque occasion, d’attiser les flammes du soupçon entre Alger et Tunis n’y parviendront jamais, pas plus que les voix perturbatrices venues d’Algérie ou de l’intérieur de la Tunisie. Que ces dernières, en particulier, ne laissent pas leur opposition au président Kaïs Saïed les entraîner à porter atteinte à l’unité indéfectible qui lie les deux peuples tunisien et algérien frères.

Que les semeurs de discorde en Tunisie écoutent plutôt la voix de la sagesse et de la clairvoyance de leur Président. Et qu’en Algérie, ceux qui tentent avec une ignorance totale de s’immiscer dans le contenu des accords financiers entre les deux pays — accords placés sous le sceau du secret le plus absolu — sachent que leurs efforts restent vains et ne visent qu’à tromper les deux peuples en leur faisant croire que ces textes sont devenus de domaine public.

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