Algeria Gate : L’Algérie s’apprête à franchir un nouveau cap budgétaire avec un projet de loi de finances pour 2027 prévoyant des dépenses publiques sans précédent depuis son indépendance en 1962, Présentée par plusieurs médias comme atteignant près de 148 milliards de dollars, cette enveloppe traduit la volonté des autorités de poursuivre les investissements publics, de préserver le pouvoir d’achat et de renforcer la diversification de l’économie nationale.
Adopté en Conseil des ministres le 4 octobre 2026, sous la présidence du chef de l’État Abdelmadjid Tebboune, le projet de loi de finances prévoit des dépenses de 17 882,6 milliards de dinars, contre 17 636,7 milliards en 2026, Cette progression confirme la poursuite de la politique d’expansion des dépenses publiques engagée ces dernières années.

La défense, l’éducation et la santé parmi les priorités
Le budget 2027 accorde des enveloppes importantes à plusieurs secteurs stratégiques, La Défense nationale devrait bénéficier de 3 120 milliards de dinars, tandis que l’Éducation nationale disposerait de près de 1 840 milliards de dinars et la Santé de plus de 1 111 milliards.
Ces allocations s’inscrivent dans une stratégie visant à renforcer les capacités nationales, à développer les services publics et à répondre aux besoins croissants de la population.

Pouvoir d’achat et investissements au cœur du projet
Sur le plan social, le projet prévoit l’intégration des augmentations salariales annoncées par le président Abdelmadjid Tebboune.
Le chef de l’État a également demandé qu’aucune nouvelle mesure fiscale ne porte atteinte au pouvoir d’achat des ménages, notamment des catégories moyennes et modestes.
Parallèlement, le gouvernement entend poursuivre ses investissements dans les infrastructures, les transports, le logement et les secteurs productifs afin de soutenir l’activité économique et la création d’emplois.

Une croissance économique estimée à 4,2 %
Selon les prévisions accompagnant le projet de loi de finances, l’économie algérienne devrait enregistrer une croissance de 4,2 % en 2027, avec une inflation estimée à 4 %.
Cette dynamique devrait notamment s’appuyer sur le développement de l’industrie, de l’agriculture, des services et des infrastructures.
La diversification économique demeure un objectif central des autorités, qui cherchent à renforcer les recettes hors hydrocarbures et à réduire progressivement la dépendance du budget de l’État aux revenus pétroliers et gaziers.
Un budget ambitieux face aux défis financiers
Malgré l’importance des moyens mobilisés, le financement des dépenses publiques représente un défi majeur.
Les recettes budgétaires prévues pour 2027 sont estimées à 9 251 milliards de dinars, contre près de 17 883 milliards de dépenses, laissant apparaître un déficit budgétaire prévisionnel d’environ 8 632 milliards de dinars.
Le gouvernement devra ainsi concilier le financement des programmes sociaux, la poursuite des grands investissements et la préservation des équilibres financiers du pays.
Avec ce projet de budget historique, l’Algérie entend poursuivre sa transformation économique et consolider ses politiques sociales. Le texte doit toutefois encore franchir les étapes de son examen parlementaire avant son adoption définitive.
Le 11 octobre 2026, la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale a entamé les préparatifs de son examen.

