Algeria Gate: Avec l’argent détourné des Algériens, Ayoub Aïssiou, l’un des hommes les plus recherchés par la justice algérienne, aurait transformé sa cellule en véritable centre de transactions. Depuis sa détention, il aurait lancé une vaste campagne de lobbying médiatique estimée à 5 millions d’euros. L’objectif affiché : influencer des médias, des journalistes et des personnalités politiques françaises afin d’exercer une pression maximale sur la justice espagnole et d’éviter son extradition vers l’Algérie.
Selon plusieurs sources médiatiques, Ayoub Aïssiou utiliserait des fonds frauduleusement sortis du pays pour « acheter » des consciences et rémunérer des plumes à Paris. Des titres comme Le JDD et Le Point, liés à l’empire de Vincent Bolloré; figure régulièrement associée à des positions hostiles à l’Algérie, seraient ciblés. Analystes, chroniqueurs, journalistes et personnalités publiques seraient approchés avec des propositions financières avantageuses en échange d’articles et de prises de position favorables, présentés ensuite comme des opinions indépendantes.




Dès son arrestation, des réseaux d’influence français se seraient mobilisés pour redorer l’image de celui que certains présentent comme un simple homme d’affaires, alors qu’il est poursuivi pour des faits graves. Ces lobbies travailleraient activement à freiner la procédure d’extradition vers l’Algérie, en le faisant passer pour un opposant politique et une victime. Pour cela, un budget conséquent aurait été alloué à des cabinets de communication, des consultants, des publicités déguisées, des communiqués et des pétitions signées par des personnalités et des intellectuels.
L’intervention de l’ancien Premier ministre français Manuel Valls, qui a plaidé en sa faveur, soulève de nombreuses questions. Les motivations de cette prise de position restent floues, d’autant plus que des informations circulent sur les difficultés financières passées de Valls. Un article du Figaro publié en juin 2014 rappelait que sa fortune nette déclarée ne dépassait pas 93 150 euros après déduction de ses dettes, tandis que ses emprunts s’élevaient à environ 200 500 euros.
L’Agence de presse algérienne avait déjà alerté sur une possible campagne médiatique française visant à promouvoir l’affaire Ayoub Aïssiou via des chaînes comme TF1 et France Télévisions. Détenu à Barcelone depuis le 25 juillet 2024 sur la base d’un mandat d’arrêt international, Aïssiou est poursuivi en Algérie pour de multiples infractions financières et commerciales : violation de la législation sur les mouvements de capitaux, transfert illicite de devises, blanchiment d’argent et recel de produits liés à la corruption.
Des sources de Algeria Gate avaient précédemment souligné que certains réseaux, notamment le lobby sionisto-marocain, s’emploient à présenter Ayoub Aïssiou comme un entrepreneur légitime. Or, selon ces mêmes sources, il s’agirait avant tout d’un professionnel de la contrebande et du blanchiment d’argent. Les autorités judiciaires espagnoles pourraient d’ailleurs vérifier que plusieurs projets d’investissement financés par des prêts bancaires n’ont jamais abouti : réhabilitation de l’usine de fer de M’Sila, production de lait et importation de vaches à Djelfa, ou encore plantation d’arbres fruitiers dans la même wilaya. Les fonds auraient disparu. Les seuls projets partiellement réalisés concernent des appartements de promotion immobilière, redistribués à certains responsables et à leurs enfants, aujourd’hui incarcérés.
Cette affaire continue de soulever de sérieuses interrogations sur les tentatives d’influence médiatique et politique visant à entraver le cours de la justice.