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« Et la France, c’est quoi ? » : Ségolène Royal recadre le journaliste sur l’Algérie

• Auteur(e): B.kheireddine • 0 commentaires • 77 vues
« Et la France, c’est quoi ? » : Ségolène Royal recadre le journaliste sur l’Algérie

Algeria Gate : La séquence risque de déplaire à ceux qui, en France, présentent l’Algérie à travers le seul prisme de l’autoritarisme et des libertés publiques, Invitée ce lundi sur France Inter, Ségolène Royal a refusé de qualifier le régime algérien d’« autoritaire », renvoyant son interlocuteur aux réalités françaises et appelant à renouer avec Alger.

En effet, lors de ce passage, le journaliste Benjamin Duhamel l’interroge à plusieurs reprises sur la nature du régime algérien, Elle refuse la qualification d’« autoritaire ». « Non, je ne peux pas le dire », répond-elle, avant de préciser : « C’est au peuple algérien de se définir ».

L’ancienne ministre socialiste reconnaît « un certain nombre de problèmes » en Algérie, mais refuse d’en faire une caractérisation globale du pays. Une position qui tranche avec une partie du traitement médiatique français, souvent prompt à présenter l’Algérie sous un angle exclusivement négatif.

Face aux relances insistantes du journaliste, Ségolène Royal retourne le miroir vers la France : « Et la France, c’est quoi la France ? », lance-t-elle, en évoquant les tensions récentes autour des mobilisations lycéennes et les interventions des forces de l’ordre.

La France connaît elle aussi « un certain nombre de problèmes », rappelle-t-elle. Difficile, dans ces conditions, de s’ériger en juge permanent des autres pays.

Interrogée ensuite sur les cas de Boualem Sansal et du journaliste français Christophe Gleizes, elle maintient son refus de qualifier le régime algérien d’autoritaire. Elle souligne aussi les tensions diplomatiques entre Paris et Alger, et juge notamment peu judicieuse la détention d’un agent consulaire algérien par la France.

Ségolène Royal conteste l’image systématiquement négative de l’Algérie véhiculée dans certains débats français : « Si l’Algérie était ce que vous dites, vous croyez que le pape serait allé en Algérie ? », demande-t-elle, avant de s’interroger sur les violences dans les rues de Paris : « Vous ne croyez pas que c’est barbare ce qu’on voit dans les rues de Paris ? ».

Un retournement de perspective qui met en évidence les limites d’une lecture à sens unique de la situation algérienne.

Au-delà de la polémique, Ségolène Royal défend une approche pragmatique des relations entre les deux pays. Rétablir les relations diplomatiques avec l’Algérie serait « intelligent », estime-t-elle, notamment pour renforcer la coopération énergétique et permettre à la France de bénéficier du gaz algérien.

Elle évoque également l’hydrogène vert et appelle les Européens à travailler davantage avec leurs voisins du Maghreb et, plus largement, avec l’Afrique. Il s’agit là d’un discours qui tranche avec celui de certains commentateurs français. Entre les leçons de morale et les intérêts géopolitiques, énergétiques et économiques, Paris aurait sans doute intérêt à privilégier le dialogue avec Alger.

#Algerie#France#Ségolène Royal
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B.kheireddine
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Pegasus : Amnesty révèle comment le Maroc a espionné l’Espagne

Pegasus : Amnesty révèle comment le Maroc a espionné l’Espagne

Algeria Gate : Le Maroc a-t-il utilisé son appareil de renseignement pour surveiller des personnes jusque sur le sol espagnol ? Un nouveau rapport d’Amnesty International publié dernièrement apporte des éléments nouveaux sur cette question. L’organisation consacre 126 pages à ce qu’elle appelle la « machine de surveillance marocaine ». Elle y documente l’usage du logiciel espion Pegasus contre des journalistes, des militants, des avocats et des responsables politiques, y compris hors du Maroc.

En effet, dans un article publié ce 03 octobre, le quotidien espagnol « El Mundo » revient sur ces révélations et s’attarde sur le volet espagnol du dossier, ainsi que sur le rôle de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), le renseignement intérieur marocain.

Ainsi, d’après Amnesty International, les opérations n’ont pas visé seulement les opposants présents au Maroc. L’organisation dit avoir identifié une campagne transfrontalière touchant des Marocains installés en Europe et des personnalités étrangères.

L’Espagne est l’un des terrains principaux de cette activité. Le premier téléphone espagnol repéré par les enquêteurs est celui d’Aminatou Haidar, militante sahraouie des droits humains. Son appareil aurait été infecté le 11 mai 2018, selon une analyse menée par l’organisation.

La surveillance se serait ensuite élargie. En 2019, plusieurs personnes sont ciblées, dont le journaliste marocain installé en Espagne Hussein Majdoubi et le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, connu pour ses enquêtes sur le Maroc.

L’élargissement des cibles est l’un des points les plus délicats du dossier. Amnesty affirme que Pegasus a aussi servi contre des responsables politiques et des personnalités institutionnelles.

Le rapport attribue au Maroc les attaques visant, en 2021, les téléphones des ministres espagnols de la Défense, de l’Intérieur et de l’Agriculture.

Le fonctionnement de Pegasus explique en partie la gravité des faits rapportés. Certaines attaques reposaient sur une technique dite « zéro clic » : le téléphone est infecté sans que la victime ait à ouvrir un lien ni à faire quoi que ce soit.

D’ailleurs, Amnesty affirme aussi avoir relié plusieurs attaques grâce à des infrastructures techniques communes. La répétition de certains éléments techniques permettrait, selon l’organisation, de regrouper les opérations et d’identifier un même opérateur.

Plus largement, l’enquête conclut que la DGST a utilisé Pegasus au Maroc entre 2017 et 2021, avec des indices d’un usage possiblement plus tardif. L’ONG affirme également que les journalistes et les défenseurs des droits humains figuraient parmi les principales catégories visées dès les débuts du système.

Ces révélations prennent donc un relief particulier quand on les replace dans la crise diplomatique de 2021 entre l’Espagne et le Maroc. Celle-ci avait éclaté après l’hospitalisation en Espagne de Brahim Ghali, dirigeant du Front Polisario, avant que les relations entre Madrid et Rabat ne se dégradent fortement.

Pour Amnesty International, l’affaire Pegasus illustre surtout l’extension d’un système de surveillance au-delà des frontières marocaines. L’organisation réclame des enquêtes indépendantes et demande la suspension des transferts de technologies de surveillance vers le Maroc tant que des garanties suffisantes en matière de droits humains ne sont pas en place.

Documenté à la fois par les analyses techniques d’Amnesty et par la presse espagnole, le dossier replace les pratiques de surveillance attribuées aux services marocains au centre des interrogations européennes.

#Espagne#Maroc#Pegasus
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Croissance, PIB, recettes : Tebboune dévoile ses grandes ambitions pour l’Algérie

Croissance, PIB, recettes : Tebboune dévoile ses grandes ambitions pour l’Algérie

Algeria Gate : Le président Abdelmadjid Tebboune s’attend à ce que l’économie algérienne fasse mieux que ce que prévoit le Fonds monétaire international. C’est ce qu’il a affirmé lors de son entretien périodique avec la presse nationale.

En effet, abordant les questions économiques, le président a affirmé « selon nos propres études, la croissance atteindra les 4,01 et 4,02% », tout en estimant que l’économie avait trouvé une dynamique favorable, et ce, contrairement aux prévisions du FMI qui tablent sur 3.8% de croissance. L’enjeu, pour l’Algérie, est maintenant selon le président de la république de faire durer ses recettes extérieures. Le président a fixé un seuil : 50 milliards de dollars par an, au minimum.

Plusieurs secteurs hors hydrocarbures doivent y contribuer : l’automobile, les mines, la sidérurgie, l’électroménager. Leur montée en puissance est censée accroître les capacités productives du pays et ses revenus. Cette stratégie s’accompagne d’un autre objectif : un PIB de 400 milliards de dollars. Tebboune estime qu’il pourrait être atteint fin 2026 ou au premier trimestre 2027.

Dans ce sillage, il a cité l’exploitation de nouvelles richesses minières, dont le gisement de fer de Gara Djebilet, ainsi que le développement de l’industrie pharmaceutique et de la sidérurgie. « 2027 est l’horizon pour rentrer dans la production dans tous les domaines », a-t-il résumé.

Sur le front énergétique, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé la volonté de l’Algérie de jouer un rôle responsable au sein de l’OPEP et de contribuer à la stabilité du marché pétrolier. Il a aussi défendu le gazoduc transsaharien (TSGP), qui doit relier le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie. Les travaux préparatoires se poursuivent, notamment sur les volets topographiques et sécuritaires, et moins de 1000 kilomètres restent à réaliser sur le territoire algérien.

https://twitter.com/algatedz/status/2106546812458786916?s=20

Sur le même volet, le président a indiqué que les navires algériens pouvaient transiter par le détroit d’Ormuz : «Les navires algériens passent par le détroit d’Ormuz sans souci. Nous sommes des gens de paix, Ceux qui demandent de l’aide, nous sommes là».

Autre priorité affichée : la maîtrise des importations. Le président a défendu le programme prévisionnel d’importation (PPI), un outil d’encadrement selon lui, pas une mesure destinée à pénaliser les entreprises, D’ailleurs, il a dénoncé des demandes qu’il juge disproportionnées par rapport aux capacités réelles de certaines sociétés, tout en réaffirmant sa volonté de préserver les réserves de change.

Dans ce contexte, il a relevé que des anomalies ont été découvertes dans la plateforme numérique dédiée au PPI, et elles feront l’objet de poursuites judiciaires, a-t-il assuré.

Ainsi, de cet entretien ressort une ligne économique claire : accélérer la production nationale, diversifier les sources de revenus, développer les investissements et renforcer en parallèle le contrôle des importations.

#Algerie#economie#tebboune
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Conseil des ministres : Tebboune examine la loi de finances 2027 et les grands projets du Sud

Conseil des ministres : Tebboune examine la loi de finances 2027 et les grands projets du Sud

Algeria Gate : Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, préside ce dimanche une réunion du Conseil des ministres consacrée à plusieurs dossiers économiques et stratégiques.

Au cœur des travaux figure le projet de loi de finances pour 2027, déjà examiné au niveau gouvernemental, Le texte doit notamment poursuivre les objectifs de croissance, de diversification économique, de soutien à l’investissement et de préservation du pouvoir d’achat.

Le Conseil doit également examiner le financement par la Banque africaine de développement (BAD) du tronçon ferroviaire El Meniaâ–In Salah–Tamanrasset, ainsi que le projet de réalisation de la gare de Maqtaâ Moulay Lahcen, à Tamanrasset, Le gouvernement prépare depuis plusieurs semaines le lancement des différents tronçons de cette liaison ferroviaire stratégique vers le Grand Sud.

https://twitter.com/algatedz/status/2106758714376032446?s=20

La réunion prévoit aussi un bilan de la campagne céréalière 2026, avec un point sur les résultats de la récolte et la production nationale.

Enfin, le Conseil des ministres examinera l’état d’avancement de la mise en œuvre des conclusions des commissions mixtes et des accords bilatéraux avec le Niger et le Tchad, dans le cadre du renforcement de la coopération de l’Algérie avec ses partenaires africains.

Cette réunion confirme ainsi la priorité accordée par les autorités aux grands projets d’infrastructures, à la sécurité alimentaire, au développement du Sud et au renforcement de la coopération africaine.

#Conseil des ministres#Niger#Tchad#tebboune
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