Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, est attendu à Alger lundi 18 mai 2026 pour une visite officielle qui intervient dans un contexte de relative détente entre Alger et Paris, après une période prolongée de tensions diplomatiques marquées par des divergences sur les visas, l’immigration et la coopération sécuritaire.
Ce déplacement, très suivi des deux rives de la Méditerranée, pourrait annoncer un début de réchauffement dans les relations franco-algériennes, Officiellement centré sur la coopération judiciaire, il s’inscrit en réalité dans une volonté plus large de réactiver un dialogue bilatéral qui s’était progressivement dégradé ces derniers mois.
Depuis plus d’un an, les relations entre l’Algérie et la France ont été caractérisées par une série de crispations, alimentées notamment par les contentieux autour des obligations de quitter le territoire français (OQTF), la question des laissez-passer consulaires, ainsi que diverses déclarations politiques et dossiers sensibles ayant accentué les tensions entre les deux capitales.
Ces dernières semaines, plusieurs signaux indiquent toutefois une volonté commune d’apaisement, Les canaux diplomatiques ont été discrètement réactivés, le retour de l’ambassadeur de France à Alger a été acté, et les discours des responsables des deux pays semblent désormais plus mesurés.
C’est dans ce climat de décrispation progressive que s’inscrit la visite de Gérald Darmanin, perçue comme un test de la volonté réelle de relance du dialogue entre Alger et Paris.



