Algeria Gate : Selon le média spécialisé Africa Intelligence, l’ancien ministre italien de la Défense et ex-député européen Mario Mauro occuperait une place centrale dans la stratégie de représentation des intérêts agricoles marocains auprès des institutions européennes.
D’après les informations publiquement accessibles du média, Mario Mauro serait présenté comme la « force motrice » derrière un réseau d’agences de lobbying et de conseil mobilisées par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) afin de défendre les intérêts du secteur agricole marocain à Bruxelles.
Son rôle consisterait notamment à coordonner les différents acteurs chargés des relations institutionnelles, des affaires publiques et de la communication auprès des instances européennes, dans un contexte marqué par les tensions autour des accords agricoles entre le Maroc et l’Union européenne.
Toujours selon Africa Intelligence, cette offensive de lobbying s’inscrirait dans une stratégie plus large menée par Rabat pour renforcer son influence auprès des décideurs européens après plusieurs revers judiciaires concernant les accords commerciaux et agricoles conclus avec l’Union européenne.
Le média indique que le Maroc chercherait depuis plusieurs mois à s’appuyer sur des personnalités disposant d’une expérience des mécanismes européens et d’un réseau politique à Bruxelles afin de défendre ses positions auprès des institutions communautaires.
Grâce à son ancien parcours au Parlement européen et son expérience gouvernementale en Italie, Mario Mauro disposerait d’une connaissance approfondie des rouages institutionnels européens, un atout considéré comme stratégique dans les campagnes d’influence menées auprès de l’UE.
Toutefois, Africa Intelligence ne présente pas Mario Mauro comme le « chef d’un lobby secret du Maroc en Europe », Cette formulation relève davantage d’une interprétation, Le média décrit plutôt un acteur majeur ou une personnalité centrale dans l’organisation des actions de lobbying engagées pour soutenir les intérêts agricoles marocains auprès des institutions européennes.
Cette affaire illustre l’importance croissante des stratégies d’influence développées par les États et les organisations économiques autour des grands dossiers commerciaux européens, où les batailles diplomatiques se jouent désormais aussi dans les couloirs des institutions de Bruxelles.


