vendredi, 6 novembre 2026 • 17:23 heure d'Alger
Algeria Gate
Actualités
Assimi Goïta accueilli à Niamey par Abdourahamane Tiani, l’alliance du Sahel se renforce ! Algérie–Niger : Alger passe à la vitesse supérieure et dévoile des projets stratégiques qui vont transformer le Sahel ! Séisme dans le football mondial : Cristiano Ronaldo annonce sa retraite internationale, la fin d’une légende ! France : 458 voix contre, zéro pour… Le budget 2027 s’effondre à l’Assemblée, la crise politique s’aggrave ! Sahara occidental Bourita manque à l’appel, le triomphe de Rabat tourne au casse-tête Tebboune concrétise sa promesse : les habitants de Lawrence aux USA débarquent à Alger L’Algérie au centre d’une rencontre économique stratégique organisée par les Espagnols La crise éclate chez BFMTV : 160 techniciens dénoncent la montée des discours racistes Ahmed Attaf à Niamey, envoyé spécial du président Tebboune : l’Algérie et le Niger renforcent leur partenariat stratégique Moeve se retire du pétrole algérien : Alger inflige un énorme revers à Abou Dhabi
Partager l'article

Les raisons invoquées par l’Algerie pour rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats

• Auteur(e): M • 0 commentaires • 104 vues
Les raisons invoquées par l’Algerie pour rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats

Algeria Gate : Au lendemain de l’annonce choc de la rupture des relations diplomatiques entre l’Algerie et les Emirats arabes unis, le ministere algerien des Affaires etrangeres a detaille, dans un communique, les motifs qui ont conduit a cette decision inedite.

Une retenue « epuisee » face a des comportements juges hostiles

Selon le communique, l’Algerie affirme avoir fait preuve, face a la multiplication de comportements qu’elle qualifie de provocateurs ou hostiles de la part des Emirats arabes unis, d’une grande retenue et d’un sens eleve des responsabilites, Le texte precise que, dans un esprit de plein respect des principes regissant les relations entre Etats, Alger n’aurait menage aucun effort pour attirer l’attention de la partie emiratie et la mettre en garde contre les consequences graves auxquelles pourraient conduire ces comportements, juges regrettables et injustifies.

https://twitter.com/algatedz/status/2098004246008344788?s=20

Malgre ces avertissements repetes, poursuit le ministere, les Emirats arabes unis auraient continue de persister dans ces comportements, au point d’atteindre un seuil que l’Algerie estime desormais inacceptable et intenable dans le cadre de relations entre deux Etats souverains, ne pouvant rester sans reponse.

Un ultimatum de 48 heures adresse a l’ambassadeur emirati

C’est sur cette base que le gouvernement algerien a annonce, ce jeudi 10 septembre 2026, avoir decide de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, apres avoir estime avoir epuise l’ensemble des voies susceptibles de preserver les relations bilaterales. Selon le communique, l’ambassadeur emirati a ete recu ce meme jour au siege du ministere des Affaires etrangeres, ou il lui a ete officiellement notifie la teneur de cette decision, ainsi qu’un delai de 48 heures pour s’y conformer.

https://twitter.com/algatedz/status/2097997227964633123?s=20

L’Algerie se presente ainsi comme le premier pays arabe et musulman a rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis.

Une liste de griefs plus large, relayee sur les reseaux sociaux

Au-dela du communique officiel du ministere, une serie de griefs plus detailles a circule largement sur les reseaux sociaux dans la foulee de cette annonce, sans que l’ensemble de ces accusations ne soit repris textuellement dans le communique officiel. Parmi les elements avances : des tentatives de propagation du chaos en Algerie, un soutien et un financement pretes au Mouvement pour l’autodetermination de la Kabylie (MAK), classe organisation terroriste par les autorites algeriennes, des tentatives d’ingerence dans les affaires interieures du pays et d’influence sur le resultat d’elections, un appui militaire et financier au Maroc dans le cadre de ses acquisitions d’armement aupres d’Israel, ainsi que des tentatives de destabilisation aux frontieres du pays, a travers le financement de milices et d’organisations armees dans la region du Sahel. Certaines de ces publications evoquent egalement l’existence d’une coordination informelle entre les Emirats, la France, le Maroc et Israel, ainsi qu’un soutien politique et financier a des personnes recherchees par la justice algerienne.

https://twitter.com/algatedz/status/2097996632147046465?s=20

Il convient de souligner que cette liste plus etendue de griefs, si elle circule largement dans le sillage de l’annonce officielle, n’a pas ete formellement reprise, dans ces termes, par le communique du ministere des Affaires etrangeres, et n’a pas non plus fait l’objet, a ce stade, d’une verification independante.

Les raisons invoquées par l’Algerie pour rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats

Un autre element, avance cette fois par le site Algeria Gate, ajoute une dimension supplementaire au recit de cette crise, Selon ces sources, apres une premiere operation similaire menee a Paris, Abou Dhabi aurait cette fois mobilise des intermediaires en Espagne dans le but, selon le site, de venir en aide a un homme d’affaires en fuite, condamne par la justice algerienne.

Toujours selon Algeria Gate, les Emirats auraient charge l’homme d’affaires Nasser bin Thaaloub, presente comme proche de Tahnoun bin Zayed Al Nahyane, conseiller charge de l’appareil de securite nationale emirati, d’apporter un soutien direct a un ancien homme d’affaires algerien, condamne par contumace a vingt ans de prison dans une affaire de corruption, La mission qui lui aurait ete confiee consisterait a deployer, en Espagne, un lobbying politique, mediatique et financier visant a obtenir la liberation d’Ayoub Aissiou, presente par le site comme un fugitif ayant detourne des fonds publics algeriens et spolie des citoyens a travers des projets immobiliers fictifs.

Le site evoque par ailleurs une reponse algerienne qui se voudrait « sans faiblesse » face a ce qu’il qualifie de campagnes hostiles orchestrees depuis Abou Dhabi, et suggere que la rupture diplomatique pourrait s’accompagner de sanctions economiques inedites visant la presence d’entreprises emiraties en Algerie.

Ces informations, relayees par une seule source, n’ont a ce jour fait l’objet d’aucune confirmation officielle, ni du cote algerien ni du cote emirati, et doivent etre lues avec la prudence qui s’impose face a des accusations de cette gravite visant une personne nommement citee.

#Algerie#Émirats arabes unis
Partager l'article
Auteur(e)

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A la une
Partager l'article

L’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec les Émirats

L’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec les Émirats

Algeria Gate : L’Algérie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, après avoir épuisé tous les moyens susceptibles de préserver les relations bilatérales.

#Algerie#Émirats arabes unis
Partager l'article
Auteur(e)
A la une
Partager l'article

Investissement : Tebboune exige la pleine opérationnalité du Guichet unique avant fin septembre

Investissement : Tebboune exige la pleine opérationnalité du Guichet unique avant fin septembre

Algeria Gate : Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, ce mercredi, une réunion de travail consacrée au secteur de l’investissement et à l’activation du Guichet unique, Il a donné des instructions strictes pour garantir sa pleine opérationnalité d’ici la fin du mois de septembre.

Investissement : Tebboune exige la pleine opérationnalité du Guichet unique avant fin septembre

Un inventaire exhaustif du foncier industriel ordonné

Parallèlement, le chef de l’État a ordonné le lancement immédiat d’un inventaire exhaustif des terrains industriels disponibles à travers le pays, une mesure destinée à disposer d’une cartographie précise du foncier mobilisable pour les futurs projets d’investissement.

Numérisation accélérée des procédures d’investissement

Le président a également instruit les services concernés d’accélérer la numérisation de l’ensemble des procédures liées à l’investissement, notamment au niveau de l’administration fiscale, des services du patrimoine de l’État et des douanes, dans l’objectif de simplifier et de fluidifier le parcours des investisseurs.

Réorganisation portuaire : Mostaganem dédié aux importations publiques

Le chef de l’État a par ailleurs approuvé une réorganisation et une spécialisation des ports du pays, Dans ce cadre, le port de Mostaganem a été désigné exclusivement pour les opérations d’importation réalisées par les institutions et entreprises publiques.

Investissement : Tebboune exige la pleine opérationnalité du Guichet unique avant fin septembre

Une réunion réunissant l’essentiel des responsables du dossier économique

Ont pris part à cette réunion de travail le Premier ministre, le secrétaire général de la présidence de la République, le ministre des Finances, le conseiller du président chargé de la direction générale de la communication, le ministre de l’Industrie, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, le ministre du Commerce intérieur, le haut-commissaire à la numérisation, le directeur général des Douanes algériennes, ainsi que le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI).

#tebboune
Partager l'article
Auteur(e)
A la une
Partager l'article

Programmes scolaires : le ministre de l’Éducation fait marche arrière

Programmes scolaires : le ministre de l’Éducation fait marche arrière

Algeria Gate : Coup de théâtre à dix jours de la rentrée, Le ministère de l’Éducation nationale vient d’annuler, ce jeudi 10 septembre, la réforme des programmes scolaires qu’il avait lui-même annoncée en grande pompe fin juillet, Un rétropédalage aussi soudain que la mesure initiale avait été contestée.

Ce qui a changé, en quelques mots

Tout est parti d’une décision publiée le 28 juillet, réaménageant les volumes horaires et les coefficients de plusieurs matières dans le secondaire, Sur le papier, ça ressemblait à un ajustement technique parmi d’autres, Dans les faits, deux points précis ont mis le feu aux poudres : la réduction du temps consacré à la philosophie au lycée, poussée jusqu’à sa suppression pure et simple pour les terminales scientifiques, et le remplacement du français par l’anglais dès la 3ᵉ année du primaire.

Programmes scolaires : le ministre de l’Éducation fait marche arrière

Deux sujets loin d’être anodins en Algérie, où la question des langues d’enseignement touche à des débats bien plus larges que la seule pédagogie.

La colère est montée, le ministère a reculé

La polémique n’a pas tardé à sortir du cercle des enseignants et des spécialistes de l’éducation pour s’installer dans le débat public. Parents, syndicats, observateurs : chacun y est allé de son commentaire, souvent inquiet, parfois franchement hostile. Un climat qui, visiblement, a fini par peser sur la décision finale.

C’est donc par une nouvelle décision, signée du ministre Mohamed Seghir Sadaoui et datée du 9 septembre, que tout est annulé. Noir sur blanc : la décision du 28 juillet est abrogée, tout comme les publications qui l’accompagnaient, Retour, purement et simplement, aux dispositions en vigueur depuis 2006.

Un décor présidentiel qui en dit long

Ce revirement n’arrive pas de nulle part, Quelques jours plus tôt, lors du Conseil des ministres du 6 septembre, le président Abdelmadjid Tebboune avait donné le ton, appelant à tenir l’école à l’écart de toute idéologie et à soumettre chaque changement à un examen plus rigoureux, Difficile de ne pas y voir un lien direct avec l’annulation qui suit.

Et ce n’est pas la première fois que le calendrier de cette rentrée 2026-2027 est chamboulé : la date elle-même avait déjà été repoussée du 6 au 21 septembre, sur instruction présidentielle, sans que les raisons en soient clairement détaillées à l’époque. Deux décisions, deux coups de frein, et une question qui reste en suspens : que reste-t-il, finalement, du projet de réforme porté par le ministère ?

#Education
Partager l'article
Auteur(e)