Algeria Gate : Depuis le 16 septembre 2026, une note attribuée à la police des frontières marocaine impose aux compagnies aériennes de refuser l’embarquement à tout Algérien non-résident au Maroc dépourvu d’une carte de résidence en cours de validité, Une restriction sévère, appliquée sans la moindre annonce publique de Rabat.
Une mesure imposée dans l’ombre
Aucun communiqué officiel marocain n’est venu assumer cette décision, Tout repose sur un document transmis directement aux compagnies aériennes une façon, pour le Maroc, d’imposer une fermeture de fait sans en répondre devant sa propre opinion publique ni devant la communauté internationale, Selon El Khabar, Air France a déjà refusé l’embarquement à plusieurs Algériens munis pourtant de tous leurs documents de voyage, justifiant ces refus par l’absence de titre de séjour marocain, La compagnie a depuis activé une alerte automatique pour tout passager en partance d’Alger ou d’Oran vers le Maroc.
Le prétexte sécuritaire avancé côté marocain une prétendue exploitation de l’exemption de visa à des fins préjudiciables convainc peu à Alger : cette mesure s’ajoute à une série de gestes hostiles déjà documentés ces dernières semaines, dont le refoulement de voyageurs algériens et tunisiens depuis Casablanca sous des prétextes changeants.
Une asymétrie qui en dit long
L’Algérie, elle, a toujours assumé ses décisions publiquement, Le rétablissement du visa pour les détenteurs de passeport marocain, le 26 septembre 2024, avait été officiellement motivé par des faits précis : réseaux de criminalité organisée, trafic de drogue et d’êtres humains, contrebande, migration irrégulière et espionnage, Alger avait alors pris soin, selon son ministère des Affaires étrangères, de préserver la liberté de circulation des personnes et les liens humains unissant les deux peuples une retenue que Rabat ne s’impose visiblement plus.
À ce jour, aucune décision officielle marocaine ne confirme un bannissement total, Mais dans les faits, c’est bien une fermeture qui frappe déjà les Algériens non-résidents décidée sans transparence, et qui prolonge dans le ciel une frontière terrestre fermée depuis 1994.






