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Le Maroc bloque discrètement les Algériens à l’embarquement, sans jamais l’assumer

• Auteur(e): M • 0 commentaires • 38 vues
Le Maroc bloque discrètement les Algériens à l’embarquement, sans jamais l’assumer

Algeria Gate : Depuis le 16 septembre 2026, une note attribuée à la police des frontières marocaine impose aux compagnies aériennes de refuser l’embarquement à tout Algérien non-résident au Maroc dépourvu d’une carte de résidence en cours de validité, Une restriction sévère, appliquée sans la moindre annonce publique de Rabat.

Une mesure imposée dans l’ombre

Aucun communiqué officiel marocain n’est venu assumer cette décision, Tout repose sur un document transmis directement aux compagnies aériennes une façon, pour le Maroc, d’imposer une fermeture de fait sans en répondre devant sa propre opinion publique ni devant la communauté internationale, Selon El Khabar, Air France a déjà refusé l’embarquement à plusieurs Algériens munis pourtant de tous leurs documents de voyage, justifiant ces refus par l’absence de titre de séjour marocain, La compagnie a depuis activé une alerte automatique pour tout passager en partance d’Alger ou d’Oran vers le Maroc.

Le prétexte sécuritaire avancé côté marocain une prétendue exploitation de l’exemption de visa à des fins préjudiciables convainc peu à Alger : cette mesure s’ajoute à une série de gestes hostiles déjà documentés ces dernières semaines, dont le refoulement de voyageurs algériens et tunisiens depuis Casablanca sous des prétextes changeants.

Une asymétrie qui en dit long

L’Algérie, elle, a toujours assumé ses décisions publiquement, Le rétablissement du visa pour les détenteurs de passeport marocain, le 26 septembre 2024, avait été officiellement motivé par des faits précis : réseaux de criminalité organisée, trafic de drogue et d’êtres humains, contrebande, migration irrégulière et espionnage, Alger avait alors pris soin, selon son ministère des Affaires étrangères, de préserver la liberté de circulation des personnes et les liens humains unissant les deux peuples une retenue que Rabat ne s’impose visiblement plus.

À ce jour, aucune décision officielle marocaine ne confirme un bannissement total, Mais dans les faits, c’est bien une fermeture qui frappe déjà les Algériens non-résidents décidée sans transparence, et qui prolonge dans le ciel une frontière terrestre fermée depuis 1994.

#Algerie#Maroc
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Conseil du gouvernement : Alger adopte sa stratégie contre les gangs de quartier et accélère la modernisation numérique

Conseil du gouvernement : Alger adopte sa stratégie contre les gangs de quartier et accélère la modernisation numérique

Algeria Gate : Le Premier ministre Sifi Ghrieb a présidé, ce jeudi 17 septembre 2026, une réunion du gouvernement consacrée à l’examen de plusieurs dossiers majeurs, allant de la sécurité intérieure à la transformation numérique en passant par la sauvegarde du patrimoine de la Casbah d’Alger.

Bilan des décisions présidentielles

La séance a débuté par la présentation d’un exposé sur le bilan de la mise en œuvre des décisions prises par le président de la République lors de la dernière réunion du Conseil des ministres un point d’étape désormais habituel pour assurer le suivi de l’exécution des orientations présidentielles.

Une stratégie nationale pour lutter contre les gangs de quartier (2026-2029)

Le dossier phare de cette réunion reste l’adoption du projet de Stratégie nationale de prévention et de lutte contre les gangs de quartier pour la période 2026-2029, présenté par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Saayoud. Cette adoption s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des directives du président de la République relatives à la protection des familles algériennes face à ce phénomène.

Le gouvernement a décidé de consacrer une réunion ministérielle conjointe à la validation des plans d’action sectoriels destinés à concrétiser cette stratégie, en particulier pour ce qui concerne la mobilisation de tous les moyens nécessaires et la mise en place de mécanismes de suivi et de mesure de la performance, afin d’en assurer la réalisation effective à court et moyen terme.

Cette stratégie s’inscrit dans le prolongement de l’ordonnance n° 20-03 du 31 août 2020, relative à la prévention et à la lutte contre les gangs de quartier. Elle consacre une approche intégrée et multidimensionnelle face à ce phénomène, combinant prévention, dissuasion, réinsertion et sensibilisation, dans le but de protéger la société, préserver l’ordre public et garantir la tranquillité des citoyens. Le ministère de l’Intérieur avait déjà présenté ce projet dès juin dernier, en insistant sur ses dimensions sécuritaire, sociale et éducative, ainsi que sur ses mécanismes d’alerte précoce, de suivi et d’évaluation.

Transformation numérique : vers une extension de la plateforme nationale des services numériques

Dans le cadre de la Stratégie nationale de transformation numérique (2025-2030), le gouvernement a également examiné un exposé portant sur l’élargissement du champ d’exploitation de la plateforme nationale des services numériques, ainsi que sur l’adoption, par les différentes administrations, des documents qui en sont extraits une mesure destinée à renforcer l’interopérabilité administrative et à simplifier les démarches pour les citoyens.

La Casbah d’Alger, entre restauration du patrimoine et valorisation touristique

Le gouvernement a par ailleurs fait le point sur la mise en œuvre de la vision stratégique de développement et de modernisation de la ville d’Alger, en particulier dans son volet consacré à la protection du secteur sauvegardé de la Casbah site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992 en raison de sa valeur exceptionnelle.

L’exécutif a passé en revue l’avancement des projets de restauration des monuments historiques et des palais emblématiques du site, ainsi que les opérations de réhabilitation des ruelles et des habitations endommagées, menées sur la base d’études techniques approfondies. L’objectif affiché est de valoriser le caractère historique et urbanistique du secteur sauvegardé de la Casbah, tout en renforçant son attractivité culturelle, économique et touristique.

#Alger
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L’Algérie mobilise ses cerveaux du monde entier

L’Algérie mobilise ses cerveaux du monde entier

Algeria Gate : L’Algérie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de mobilisation de sa diaspora scientifique, Un décret présidentiel du 7 septembre 2026, publié au Journal officiel le 13 septembre, donne désormais un cadre institutionnel complet au Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, en fixant ses missions, sa composition et son organisation.

Un organisme consultatif rattaché directement à la Présidence

Le texte officialise la création de cet organisme consultatif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, dont le siège est fixé à Alger. Placé directement auprès du président de la République, ce statut témoigne de l’importance stratégique accordée à cette structure, conçue pour dépasser le caractère jusque-là informel et dispersé de la relation entre l’État algérien et ses scientifiques établis à l’étranger.

Le conseil sera composé de 39 membres bénévoles : 30 seront choisis parmi les compétences scientifiques nationales à l’étranger, sélectionnées sur la base de leur poids scientifique international et de leurs spécialités jugées stratégiques pour le pays ; 6 représenteront les ministères de la Défense, des Affaires étrangères, des Finances, de l’Enseignement supérieur, de la Santé et de l’Économie de la connaissance ; et 3 seront des dirigeants algériens d’entreprises économiques domiciliées à l’étranger, contribuant à la recherche-développement et à l’innovation.

Le président du conseil, ainsi que l’ensemble de ses membres, seront nommés par décret présidentiel pour un mandat de trois ans, renouvelable une seule fois — le président de la République pouvant également mettre fin à leurs fonctions par décret. L’organisme pourra en outre faire appel à toute personne ou entité susceptible de l’aider dans ses travaux.

https://twitter.com/algatedz/status/2100539467299803439?s=20

Transformer l’expertise internationale en valeur ajoutée nationale

Les missions confiées au conseil sont ambitieuses : mobiliser l’expertise de la communauté scientifique nationale à l’étranger et la mettre au service des projets nationaux de développement, de la recherche et de l’innovation, Il devra également contribuer à l’échange de connaissances, d’expériences et à la veille stratégique sur les technologies avancées ou en cours de développement, tout en renforçant la participation algérienne au dialogue scientifique national et international sur les grandes questions d’actualité.

L’objectif affiché est clair : transformer le transfert de technologie et le rapprochement entre chercheurs de la diaspora et institutions nationales universités, laboratoires, entreprises en un levier concret de développement économique et scientifique pour le pays.

Une réunion constitutive déjà tenue avec des figures scientifiques de renom

Ce décret vient formaliser une dynamique déjà enclenchée depuis plusieurs mois. Dès la fin juin 2026, une réunion constitutive du futur Haut Conseil s’était tenue au Pôle scientifique et technologique Chahid Abdelhafid-Ihaddaden de Sidi Abdellah, réunissant 31 scientifiques et chercheurs algériens établis à l’étranger 24 en présentiel et 7 par visioconférence exerçant notamment aux États-Unis, en France, en Suède et en Australie.

Parmi les figures marquantes ayant pris part à cette rencontre, présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Kamel Baddari, figuraient le professeur Elias Zerhouni, ancien directeur des instituts nationaux de la santé aux États-Unis et désigné coordinateur du comité constitutif, l’inventeur Belgacem Haba, spécialiste reconnu de l’électronique, ainsi que le physicien Noureddine Melikechi.

Un appel présidentiel aux « enfants de l’Algérie » du monde entier

La création de cette structure répond à un appel lancé par le président Abdelmadjid Tebboune à l’ensemble des scientifiques algériens établis à travers le monde, les invitant à participer au projet de développement national visant à hisser le pays au rang des nations avancées. Plusieurs associations de la diaspora, notamment en France et en Belgique, ont salué cette initiative, y voyant la traduction concrète de l’engagement constant du chef de l’État envers les Algériens de l’étranger.

Pour le professeur Elias Zerhouni, cette initiative traduit la volonté des autorités de mettre en place un cadre institutionnel permanent et efficace de coopération, fondé sur des projets concrets un enjeu d’autant plus important que l’Algérie compte des millions de ressortissants qualifiés installés hors de ses frontières, une ressource humaine jusqu’ici largement sous-exploitée par les canaux institutionnels classiques.

#Algerie
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Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Algeria Gate : L’ancien ambassadeur algérien Amar Belani a vivement réagi au nouveau rapprochement entre le Maroc et Israël. Selon lui, six ans après leur lancement, les Accords d’Abraham sont devenus un véritable accélérateur de la normalisation entre Israël et plusieurs pays arabes.

Dans une longue publication diffusée sur Facebook sous le titre « Israël, Maroc et Émirats : les nouveaux contours d’un axe du mal », l’ancien diplomate revient notamment sur la cérémonie organisée à New York le 15 septembre 2026, réunissant des représentants d’Israël, des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc, du Kazakhstan et des États-Unis.

Pour Belani, cette rencontre illustre la transformation progressive des Accords d’Abraham en un réseau structuré de coopération diplomatique, économique et sécuritaire.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Un rapprochement Maroc–Israël qui s’accélère

L’ancien ambassadeur souligne que, dès le lendemain de cette rencontre, Rabat et Tel-Aviv ont annoncé une nouvelle étape dans leurs relations, avec le relèvement de leur représentation diplomatique au niveau des ambassades, l’échange d’ambassadeurs et la reprise des liaisons aériennes directes.

Les deux parties souhaitent également approfondir leurs relations économiques, tandis que plusieurs accords portant notamment sur la protection des investissements et la suppression de la double imposition devraient être finalisés avant la fin de l’année 2026.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie
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Amar Belani estime que cette accélération intervient dans un contexte particulièrement sensible marqué par la guerre à Gaza et la poursuite des violences en Cisjordanie.

Il pointe ainsi ce qu’il considère comme une contradiction entre les déclarations marocaines de soutien aux Palestiniens et l’approfondissement des relations avec Israël, rappelant que le roi Mohammed VI préside le Comité Al-Qods.

Selon lui, loin de ralentir en raison de la guerre, la normalisation entre Rabat et Israël continue au contraire de progresser.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

L’Algérie au cœur des préoccupations de Belani

L’ancien diplomate estime également que la coopération entre le Maroc et Israël dépasse désormais largement le domaine diplomatique, Elle concernerait notamment la défense, les drones, le renseignement et les technologies militaires.

Pour Belani, cette évolution modifie directement les équilibres sécuritaires au Maghreb et l’Algérie figure, selon son analyse, parmi les pays concernés par les conséquences de cette nouvelle configuration régionale.

Il revient également sur la reconnaissance américaine, sous l’administration Trump, de la souveraineté revendiquée par le Maroc sur le Sahara occidental, qu’il présente comme l’un des éléments majeurs ayant accompagné la normalisation maroco-israélienne.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Le rôle des Émirats arabes unis

Amar Belani consacre également une large partie de son analyse aux Émirats arabes unis, Selon lui, Abou Dhabi a fait depuis plusieurs années le choix stratégique de développer une coopération étroite avec Israël, notamment dans les domaines sécuritaire et militaire.

Il affirme par ailleurs que les Émirats soutiennent le Maroc financièrement et militairement, favorisant ainsi l’émergence de ce qu’il décrit comme un triangle Rabat–Abou Dhabi–Tel-Aviv.

Selon l’ancien ambassadeur, cette coopération ressemble de plus en plus à une alliance stratégique à trois, même si elle ne prend pas officiellement la forme d’un pacte militaire.

Belani considère que cette dynamique pourrait avoir des conséquences directes sur la sécurité et la stabilité de l’Algérie.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Maghreb et Sahel, nouveaux terrains de rivalités

Pour l’ancien diplomate, l’influence issue des Accords d’Abraham ne se limite désormais plus au Moyen-Orient, Elle s’étend progressivement au Maghreb et au Sahel, devenus selon lui des espaces majeurs de concurrence géopolitique.

Il établit ainsi un lien entre le rapprochement entre Rabat, Abou Dhabi et Tel-Aviv et les tensions qui opposent Alger au Maroc et aux Émirats arabes unis.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie

Dans son analyse, plusieurs stratégies régionales se croisent : les ambitions territoriales et diplomatiques marocaines, l’expansion économique et sécuritaire des Émirats et le développement des partenariats israéliens dans les secteurs de l’armement, du renseignement et de l’intelligence artificielle.

Pour Belani, il ne s’agit donc plus de simples coopérations bilatérales isolées, mais d’une interdépendance croissante entre les trois acteurs dans les domaines de la défense, de l’investissement, de la technologie et de la sécurité.

L’ancien ambassadeur conclut que le Maghreb et le Sahel sont en train de devenir un nouveau théâtre de rivalités d’influence, où ces rapprochements pourraient progressivement modifier les équilibres géopolitiques régionaux.

Amar Belani : Israël, le Maroc et les Émirats, « les nouveaux contours d’un axe du mal » visant l’Algérie
#Algerie#Émirats#Maroc
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