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L’Algérie sur les rails du futur : le pays bâtit son empire ferroviaire minier

• Auteur(e): M • 0 commentaires • 15 vues
L’Algérie sur les rails du futur : le pays bâtit son empire ferroviaire minier

Algeria Gate : L’Algérie accélère la construction de son réseau ferroviaire dédié au transport des matières premières, Entre la ligne géante du fer sahélien, le méga-projet de l’Est phosphatier et la fabrication nationale de wagons, le pays met en place, pièce par pièce, l’infrastructure censée porter son ambition minière.

Le fer du Sahara relié au nord du pays

Le 1er février 2026, l’Algérie a inauguré une ligne ferroviaire d’environ 1 000 km traversant le Sahara, reliant la mine de fer de Gara Djebilet, près de Tindouf, à la ville de Béchar, 950 km plus au nord, Réalisée en 20 mois par le groupe chinois CRCC en collaboration avec des entreprises nationales, sur financement algérien, cette ligne a été qualifiée par le président Abdelmadjid Tebboune de l’un des plus grands projets stratégiques de l’histoire de l’Algérie indépendante.

Sur cette ligne circule un train hors norme : 2,2 km de long, 170 à 177 wagons selon les sources, destiné à acheminer le minerai vers l’usine de transformation, Le plan d’exploitation prévoit la mobilisation quotidienne d’une dizaine de trains, dont huit dédiés au fret minier, un au transport de voyageurs et un aux marchandises diverses.

La mine de Gara Djebilet, l’une des plus importantes au monde avec près de 3,5 milliards de tonnes de réserves, doit produire 2 à 3 millions de tonnes par an dans une première phase, avant de viser 40 à 50 millions de tonnes annuelles à l’horizon 2040, une trajectoire directement conditionnée par la capacité de la ligne ferroviaire à absorber ces volumes.

La ligne minière de l’Est, un chantier à 422 km

Dans l’Est du pays, le doublement, la modernisation et la correction de tracé de la ligne ferroviaire minière reliant Annaba, Souk Ahras, Tébessa, Djebel Onk et Bled El Hadba avancent sur 422 km. Plusieurs tronçons affichent déjà un taux d’avancement de 95 %, notamment Annaba–Bouchegouf, Drea–Oued Kebrit et le contournement de Tébessa et Tenoukla, Deux segments sont déjà opérationnels : le raccordement de Bled El Hadba et le tronçon Djebel Onk–Oued Kebrit.

Selon l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), cette ligne doit assurer le transport du phosphate et de ses dérivés vers les structures de transformation, dans la perspective de l’entrée en production du projet de phosphate intégré de Bled El Hadba.

Des wagons fabriqués en Algérie

Le volet infrastructure s’accompagne d’un effort industriel national, L’Entreprise nationale de construction de matériels et d’équipements ferroviaires (Ferrovial), basée à Annaba, a engagé un programme de production de 1 820 wagons destinés au transport du phosphate, étalé entre 2024 et 2026, en prévision de la mise en production du projet de Bled El Hadba, Selon son PDG, ce plan de charge doit faire de Ferrovial une véritable locomotive économique pour la région, en entraînant dans son sillage des entreprises publiques et privées de sous-traitance, comme le complexe sidérurgique d’El Hadjar.

Un investissement de plusieurs milliards de dollars

Pour 2026, l’État algérien a dégagé une enveloppe de 413,2 milliards de dinars (environ 3,2 milliards de dollars) pour les infrastructures ferroviaires et les transports guidés, dont près de 3 milliards de dollars consacrés spécifiquement au rail. Plusieurs projets doivent être réceptionnés cette année, dont la mise en service complète de la ligne Béchar–Tindouf–Gara Djebilet après le succès des essais techniques, plusieurs tronçons de la ligne minière de l’Est, ainsi que le dernier segment de la ligne des Hauts-Plateaux, entre Tiaret et Tissemsilt.

Une stratégie d’ensemble

Ces chantiers dessinent une même logique : connecter les gisements du Sud et de l’Est aux zones de transformation et aux ports d’exportation, En misant simultanément sur les infrastructures, le matériel roulant national et la formation de main-d’œuvre spécialisée, l’Algérie cherche à transformer son potentiel minier, en particulier le fer de Gara Djebilet et le phosphate de Bled El Hadba, en filière industrielle complète plutôt qu’en simple extraction de matière première.

#Algerie#Rail
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Rencontre consultative à la Présidence : la presse électronique au cœur du nouveau paysage médiatique algérien

Rencontre consultative à la Présidence : la presse électronique au cœur du nouveau paysage médiatique algérien

À un moment particulièrement significatif, le siège de la Présidence de la République algérienne, à El Mouradia, a accueilli une rencontre consultative et interactive supervisée par Kamel Sidi Saïd, conseiller auprès du président de la République chargé de la Direction générale de la communication, ainsi que par le ministre de la Communication du gouvernement algérien, Mohamed Bouslimani, avec la participation de plusieurs directeurs de journaux électroniques agréés en Algérie.

Rencontre consultative à la Présidence : la presse électronique au cœur du nouveau paysage médiatique algérien

La réunion ne s’est pas limitée à une simple séance d’écoute, Elle s’inscrit dans un processus plus large visant à redéfinir, dans un esprit de franchise et de transparence, la relation entre les institutions de la République et l’espace médiatique numérique.

Rencontre consultative à la Présidence : la presse électronique au cœur du nouveau paysage médiatique algérien

Cette dynamique intervient notamment après les décisions prises par le président Abdelmadjid Tebboune en faveur de la presse électronique depuis son arrivée au pouvoir. Ces mesures ont contribué à donner un nouvel élan à des médias numériques qui, pendant longtemps, ont dû lutter pour leur pérennité.

La rencontre a ainsi placé le secteur de la presse électronique dans une position stratégique au sein du projet de la « nouvelle Algérie », tout en permettant aux responsables des médias numériques d’exposer leurs préoccupations et de présenter leur vision quant aux moyens de renforcer l’influence médiatique algérienne aux niveaux national, régional et international.

La presse électronique comme outil de puissance douce

Le message politique porté par la rencontre était particulièrement clair, La symbolique du lieu, au Palais d’El Mouradia, traduit selon des observateurs une volonté des autorités de reconnaître que les médias électroniques ne constituent plus un simple élément secondaire du paysage médiatique.

Ils ne sont plus considérés uniquement comme une extension de la presse écrite ou comme un simple complément aux grands médias publics et privés. Ils sont désormais perçus comme un instrument de la puissance douce algérienne et comme l’un des espaces majeurs de compétition autour des récits et de l’image du pays.

Dans un environnement régional et international marqué par la circulation rapide de l’information, la désinformation, les tentatives d’influence et les opérations transfrontalières, la presse numérique occupe ainsi une place croissante dans la diffusion et la défense du récit algérien, estiment des observateurs interrogés par Algeria Gate.

Une tradition de concertation avec les acteurs des médias

La consultation avec les professionnels du paysage médiatique algérien tend désormais à devenir une pratique régulière au sein de la Direction générale de la communication de la Présidence de la République.

Selon plusieurs observateurs, ces rencontres s’inscrivent dans une série de consultations institutionnelles destinées à élaborer une nouvelle vision du secteur, capable de suivre les profondes transformations qui touchent aujourd’hui le monde des médias.

Les institutions de la République ne se limiteraient ainsi plus à promulguer des textes juridiques et réglementaires avant d’attendre leur application par les entreprises médiatiques.

Elles s’orienteraient davantage vers une logique de politique participative, dans laquelle les professionnels sont invités à prendre part aux discussions, à présenter leurs préoccupations et à contribuer à la réflexion autour des futures orientations du secteur.

Cette évolution permet au professionnel des médias de passer progressivement du statut de simple destinataire de la politique médiatique à celui de partenaire dans sa conception.

Certains observateurs y voient une transformation importante dans l’organisation du paysage médiatique algérien et dans la manière de construire l’influence à une époque marquée par la polarisation et la « guerre des récits ».

L’information numérique, un enjeu de sécurité informationnelle

Les institutions algériennes semblent également adopter une vision dans laquelle le média électronique ne constitue plus seulement un canal classique de diffusion de l’information.

Il est désormais considéré comme une composante de la sécurité informationnelle, compte tenu de son rôle dans la circulation rapide des contenus, la formation de l’opinion publique et la réponse aux campagnes de désinformation.

Les médias numériques sont ainsi appelés à accompagner les transformations que connaît l’Algérie dans différents domaines, mais également à contribuer à la présentation de ses orientations, de ses projets et de son approche diplomatique auprès des opinions publiques nationales et internationales.

Dans ce contexte, le développement d’une presse électronique professionnelle, structurée et capable d’évoluer dans l’environnement numérique apparaît comme l’un des enjeux majeurs de la transformation du paysage médiatique algérien.

#Algerie#presse électronique
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L’Algérie tient le cap : le FMI salue une croissance à 3,8 % et une dette extérieure quasi effacée

L’Algérie tient le cap : le FMI salue une croissance à 3,8 % et une dette extérieure quasi effacée

Algeria Gate : L’économie algérienne devrait maintenir une dynamique de croissance soutenue en 2026, Dans son dernier rapport consacré à l’Algérie, le Fonds monétaire international (FMI) met en avant la progression de l’activité économique, les efforts de diversification engagés par le pays et le niveau particulièrement faible de sa dette extérieure.

Selon les projections de l’institution financière internationale, le produit intérieur brut de l’Algérie devrait progresser de 3,8 % en 2026, tandis que les perspectives économiques à court terme sont présentées comme globalement positives.

Le secteur hors hydrocarbures dépasse les 4 %

L’un des éléments mis en avant concerne la progression de l’activité en dehors du secteur pétrolier et gazier, La croissance du secteur hors hydrocarbures a atteint 4,3 % en 2025 et devrait rester supérieure à 4 % en 2026.

Le FMI souligne à ce titre la contribution du programme de réformes engagé par l’Algérie, estimant que celui-ci a participé au soutien de la diversification économique et au renforcement de la croissance.

Cette évolution intervient alors que les autorités cherchent à accroître le poids de secteurs tels que l’industrie, l’agriculture, les services et l’investissement productif afin de réduire progressivement la dépendance de l’économie nationale vis-à-vis des hydrocarbures.

https://twitter.com/algatedz/status/2102350365177823395?s=20

Une dette extérieure limitée à 1 % du PIB

Autre indicateur particulièrement notable : la faiblesse de l’endettement extérieur algérien, Selon les estimations rapportées, la dette extérieure brute devrait représenter seulement 1 % du PIB en 2026, contre 1,1 % en 2025.

Le FMI prévoit par ailleurs une diminution progressive de ce ratio au cours des prochaines années, qui pourrait atteindre environ 0,5 % du PIB à l’horizon 2031.

Cette situation distingue l’Algérie de nombreux pays confrontés à des niveaux d’endettement extérieur plus importants et lui permet de conserver une marge de manœuvre dans la conduite de sa politique économique.

Les hydrocarbures devraient soutenir les recettes

Le FMI estime également qu’une hausse des prix des hydrocarbures pourrait renforcer les recettes d’exportation et les finances publiques algériennes.

L’institution prévoit ainsi une réduction du déficit du compte courant au cours de l’année 2026, notamment grâce à l’amélioration attendue des revenus issus des hydrocarbures.

Cette évolution pourrait permettre à l’Algérie de reconstituer progressivement ses marges de sécurité budgétaire et financière, dans un environnement international qui demeure marqué par des incertitudes économiques et géopolitiques.

Le FMI souligne la situation du secteur bancaire

Le rapport s’intéresse également au système financier, Le FMI salue les efforts entrepris pour renforcer la stabilité financière et l’inclusion bancaire, tout en relevant que les banques algériennes disposent de niveaux jugés appropriés de liquidité, de rentabilité et de capitalisation.

L’institution salue également les progrès accomplis par l’Algérie dans le renforcement de son dispositif financier, notamment sa sortie rapide de la liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée du Groupe d’action financière (GAFI/FATF).

Poursuivre les réformes pour attirer davantage d’investissements

Malgré ces indicateurs favorables, le FMI estime que la poursuite et l’accélération des réformes économiques restent essentielles.

Une diversification plus rapide de l’économie et l’amélioration du climat des affaires pourraient, selon l’institution, favoriser davantage l’investissement privé, la création d’activités productives et la croissance à moyen terme.

Le FMI souligne également l’importance pour l’Algérie d’approfondir ses relations commerciales et énergétiques avec l’Europe et l’Afrique, deux espaces considérés comme stratégiques pour le développement des échanges et des investissements.

Avec une croissance prévue de 3,8 % en 2026, une activité hors hydrocarbures dépassant les 4 % et une dette extérieure représentant seulement 1 % du PIB, les perspectives à court terme apparaissent ainsi favorables, L’enjeu pour l’Algérie sera désormais de transformer cette dynamique en une croissance durable, davantage diversifiée et portée par l’investissement productif.

#Algerie#FMI
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Ligne minière Est : le vaste chantier ferroviaire de 422 km approche d’étapes décisives

Ligne minière Est : le vaste chantier ferroviaire de 422 km approche d’étapes décisives

Algeria Gate : L’Algérie poursuit à un rythme soutenu les travaux de doublement, de modernisation et de rectification du tracé de la ligne minière Est, un projet ferroviaire stratégique reliant Annaba, Souk Ahras, Tébessa, Djebel Onk et Bled El Hadba sur une distance totale de 422 kilomètres.

Ce chantier d’envergure vise à renforcer les capacités de transport ferroviaire dans l’Est du pays, notamment pour accompagner l’exploitation et l’acheminement des ressources minières, Plusieurs tronçons affichent désormais un taux d’avancement de 95 %, tandis que certaines liaisons ont déjà été achevées et mises en service.

Annaba – Bouchegouf : 54 km réalisés à 95 %

Le tronçon Annaba – Bouchegouf, long de 54 km, affiche un taux d’avancement de 95 %.

Les travaux comprennent environ 3,62 millions de m³ de déblais et remblais, ainsi que 423 450 m³ de différentes couches de plateforme.

La superstructure ferroviaire repose sur des rails de type UIC 60 et des traverses en béton à double bloc.

Le projet comprend également 36 ouvrages d’art, dont :

  • 3 grands ponts,
  • 27 passages supérieurs et inférieurs,
  • 3 tunnels,
  • 3 passages ouverts.

À cela s’ajoutent 87 ouvrages hydrauliques et 9 gares.

Les travaux sont réalisés par un groupement conduit par Cosider TP, avec notamment Cosider OA, Seroest, Engoa, Infrafer, GCB et Infrarail.

Ligne minière Est : le vaste chantier ferroviaire de 422 km approche d’étapes décisives

Bouchegouf – Dréa : le plus important volume de terrassement

Le tronçon Bouchegouf – Dréa, long de 121 km, constitue l’un des segments les plus importants du projet.

Il prévoit 15,08 millions de m³ de déblais et remblais, ainsi que 2,47 millions de m³ de couches de plateforme.

Le chantier comprend 56 ouvrages d’art, dont :

  • 45 grands ponts,
  • 1 passage ouvert,
  • 10 tunnels.

Il comporte également 167 ouvrages hydrauliques et deux gares.

La réalisation de ce tronçon est assurée par un groupement conduit par CRBC de Chine, avec CCCC et SNTP Algérie.

Dréa – Oued Kebrit : 30 km à 95 %

Les travaux du tronçon Dréa – Oued Kebrit, long de 30 km, ont également atteint 95 % d’avancement.

Ils comprennent 1,56 million de m³ de terrassements, ainsi que 482 480 m³ de différentes couches de plateforme.

Trois grands ponts sont prévus sur ce segment, en plus de deux gares.

Les travaux sont conduits par un groupement piloté par Infrarail, avec EGUVA, Sero Est, STARR, Seror et Podium TP.

Contournement ferroviaire de Tébessa et liaison avec Bled El Hadba

Le projet comprend également une ligne ferroviaire de contournement à double voie de Tébessa et Tenoukla sur 43 km, ainsi qu’une liaison ferroviaire de 23 km avec Bled El Hadba.

L’ensemble affiche un taux d’avancement de 95 %.

Les travaux représentent environ 6,86 millions de m³ de déblais et remblais et 653 247 m³ de couches de plateforme.

Ce segment comprend 18 ouvrages d’art, parmi lesquels :

  • 4 grands ponts,
  • 12 passages supérieurs et inférieurs,
  • 2 ouvrages de soutènement,
  • 1 passage ouvert.

Il intègre également 103 ouvrages hydrauliques.

Le groupement de réalisation est conduit par Cosider Travaux Publics, avec Cosider OA, Infrarail et SAPTA.

Ligne minière Est : le vaste chantier ferroviaire de 422 km approche d’étapes décisives

La liaison avec Bled El Hadba déjà mise en service

Parmi les avancées les plus importantes, la liaison ferroviaire de Bled El Hadba, longue de 23 km, a été entièrement réalisée et mise en service.

Par ailleurs, les travaux de voie sur le tronçon Djebel Onk – Oued Kebrit, d’une longueur de 151 km, sont annoncés comme achevés.

Ces progrès témoignent de l’avancement d’un projet stratégique pour l’économie nationale, notamment pour le transport des minerais issus des grands gisements de l’Est algérien.

À terme, la modernisation de cette ligne devrait permettre d’augmenter les capacités de transport ferroviaire, de réduire les temps d’acheminement et de soutenir le développement des activités minières et industrielles dans l’Est du pays.

#Annaba#Bled El Hadba
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