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L’Algérie au centre d’une rencontre économique stratégique organisée par les Espagnols

• Auteur(e): B.kheireddine • 0 commentaires • 156 vues
L’Algérie au centre d’une rencontre économique stratégique organisée par les Espagnols

Algeria Gate : Le rapprochement économique entre l’Algérie et l’Espagne se poursuit sur le terrain des affaires. Les entrepreneurs de la province d’Alicante s’apprêtent à consacrer une nouvelle rencontre aux perspectives de coopération avec le marché algérien, dans le but de multiplier les échanges entre les entreprises des deux pays et de faire émerger de nouveaux projets communs.

En effet, baptisée « Alicante-Algérie Connexions 2026 », cette initiative se tiendra le 6 novembre au siège de la Confédération des entreprises de la Communauté valencienne (CEV Alicante). Elle est organisée par Jovempa Alicante, l’association des jeunes entrepreneurs de la province, en collaboration avec plusieurs acteurs économiques locaux.

L’événement intervient alors que les relations commerciales entre les deux marchés connaissent un net redressement. Les opérateurs espagnols semblent ainsi vouloir profiter de cette évolution pour retrouver des débouchés en Algérie et consolider leurs positions auprès des partenaires locaux.

La province d’Alicante figure parmi les territoires espagnols qui profitent le plus de cette reprise. D’après les statistiques de DataComex, ses exportations vers l’Algérie ont généré 217 millions d’euros entre août 2025 et juillet 2026. Ce résultat représente une croissance annuelle de 113,6 %, permettant à Alicante de se hisser à la troisième place des provinces espagnoles exportatrices vers l’Algérie, derrière Pontevedra et Barcelone.

La progression est également significative à l’échelle de l’Espagne. Les exportations nationales vers l’Algérie ont atteint 2,322 milliards d’euros sur cette période, soit une hausse de 42,9 % en comparaison annuelle.

Au-delà des performances commerciales, cette rencontre doit permettre aux entreprises participantes de mieux cerner les possibilités offertes par l’économie algérienne. Les organisateurs veulent notamment faciliter les contacts avec les opérateurs locaux et encourager des formes de coopération dépassant les simples opérations d’import-export.

Plusieurs questions liées à l’accès au marché seront abordées, notamment les procédures réglementaires, les conditions fiscales et juridiques, les mécanismes de financement et les possibilités de conclure des accords commerciaux. Les partenariats entre entreprises et les perspectives d’investissement devraient également occuper une place importante dans les discussions.

Cette mobilisation n’est pas nouvelle. En février 2025, la Chambre de commerce d’Alicante avait accompagné une délégation de dix entreprises lors d’une mission économique en Algérie. Les représentants espagnols avaient alors multiplié les échanges avec les institutions et les opérateurs économiques algériens. Parmi les résultats de cette démarche figurait un préaccord conclu par une entreprise chimique de la province, portant sur la distribution de matières premières et le transfert de technologie.

Autre particularité de cette initiative : Alicante ne souhaite pas uniquement promouvoir ses entreprises auprès des partenaires algériens. La province entend également se présenter comme un territoire d’accueil pour les investisseurs venus d’Algérie.

Une première réunion est ainsi programmée aujourd’hui par la municipalité d’Alicante. Elle réunira des entrepreneurs algériens et des représentants des institutions et organisations économiques locales afin de leur présenter les possibilités d’investissement, les structures d’accompagnement et l’environnement économique de la région.

Pour Pedro Ponce, président de Jovempa Alicante, la proximité géographique entre l’Algérie et l’Espagne constitue un levier important pour développer les relations entre les jeunes entrepreneurs des deux pays. L’association entend notamment faciliter leur mise en relation et favoriser la concrétisation de projets communs.

Cette double démarche illustre l’intérêt renouvelé des milieux économiques espagnols pour l’Algérie. Avec une progression notable des échanges et des initiatives destinées à rapprocher les entreprises, Alicante cherche désormais à inscrire cette dynamique dans une logique de coopération économique à plus long terme.

#Algerie#BFMTV#Espagne#France
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La crise éclate chez BFMTV : 160 techniciens dénoncent la montée des discours racistes

La crise éclate chez BFMTV : 160 techniciens dénoncent la montée des discours racistes

Algeria Gate : La contestation ne vient plus seulement des téléspectateurs ou des observateurs des médias. Elle gagne désormais les coulisses de BFMTV. Plus de 160 techniciens de la chaîne française d’information en continu ont décidé de s’adresser directement à leur direction et à son propriétaire, le milliardaire Rodolphe Saadé, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une dérive idéologique de l’antenne, marquée par une banalisation croissante des discours d’extrême droite.

En effet, dans un courrier adressé lundi 3 novembre, les signataires font état d’un malaise grandissant au sein de la rédaction. Ils pointent notamment la place accordée à des chroniqueurs, éditorialistes et invités dont les interventions véhiculeraient des propos racistes et réactionnaires, sans être suffisamment encadrées ni systématiquement contredites.

Au cœur de leurs préoccupations figure la multiplication de références à des concepts controversés comme le « grand remplacement » ou les « Français de souche ». Les salariés dénoncent également le traitement réservé à certaines mobilisations sociales et politiques, estimant que la couverture médiatique privilégie les images de pillages et les scènes de violence au détriment des revendications portées par les manifestants.

Les techniciens signataires s’inquiètent particulièrement de la manière dont certaines déclarations de responsables du Rassemblement national sont relayées à l’antenne. Ils citent notamment les propos présentant Trappes comme une « république islamiste », tenus quelques jours après un attentat à caractère raciste dans cette commune.

Pour les salariés mobilisés, le problème dépasse la présence de personnalités politiques de différents horizons sur les plateaux. Ils estiment que le pluralisme ne saurait se limiter à offrir un espace d’expression à toutes les sensibilités, sans exercer le nécessaire travail de vérification, de contextualisation et de contradiction journalistique.

Leur démarche s’accompagne ainsi d’un appel à un rééquilibrage éditorial, fondé sur le respect de la déontologie, la rigueur de l’information et une meilleure maîtrise des interventions diffusées sur la chaîne. Selon des informations rapportées par « Libération », la direction aurait notamment envisagé la publication d’un baromètre mensuel destiné à mesurer plusieurs indicateurs, dont le temps de parole des invités, la représentation de la société civile et les thématiques abordées à l’antenne.

Cette mobilisation intervient dans un contexte plus large de critiques visant la concentration des médias et l’influence de certains propriétaires sur le paysage audiovisuel français. Le cas de BFMTV fait notamment écho aux controverses entourant CNews, propriété du groupe Bolloré, régulièrement accusée de favoriser les thématiques et les discours de l’extrême droite.

Une pétition réclamant le retrait de CNews du paysage audiovisuel français a, de son côté, dépassé les 700.000 signatures, selon les éléments rapportés dans le texte à l’origine de cette mobilisation. Lancée le 10 juin par Lucas Massoni, elle réclame le retrait de la chaîne des services audiovisuels autorisés et va jusqu’à demander sa fermeture.

Ces différentes initiatives mettent en lumière un débat de fond sur l’indépendance des médias français, le poids des grands groupes privés dans la production de l’information et les limites du pluralisme sur les chaînes d’actualité. Une question qui dépasse désormais les seules controverses autour des plateaux télévisés : celle de savoir dans quelle mesure les choix éditoriaux peuvent contribuer à banaliser certaines orientations politiques dans le débat public.

#BFMTV#France
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Ahmed Attaf à Niamey, envoyé spécial du président Tebboune : l’Algérie et le Niger renforcent leur partenariat stratégique

Ahmed Attaf à Niamey, envoyé spécial du président Tebboune : l’Algérie et le Niger renforcent leur partenariat stratégique

Algeria Gate : L’Algérie poursuit son offensive diplomatique sur le continent africain. Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, est arrivé ce mercredi 4 novembre 2026 à Niamey, capitale du Niger, en qualité d’envoyé spécial du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Une visite officielle qui témoigne de la volonté d’Alger et de Niamey de consolider leur partenariat stratégique, d’intensifier leur coopération et de renforcer leur coordination face aux défis régionaux.

Ahmed Attaf à Niamey, envoyé spécial du président Tebboune : l’Algérie et le Niger renforcent leur partenariat stratégique

Une mission diplomatique au cœur du rapprochement algéro-nigérien

À son arrivée dans la capitale nigérienne, Ahmed Attaf a été accueilli par son homologue, Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur.

Selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, cette visite s’inscrit dans une dynamique positive des relations entre les deux pays, marquée par une volonté commune d’approfondir la coopération bilatérale et de renforcer les consultations sur les questions régionales et continentales.

Le chef de la diplomatie algérienne doit également être reçu par le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, auquel il remettra un message écrit du président Abdelmadjid Tebboune.

Cette démarche illustre l’importance accordée par les autorités algériennes au dialogue direct avec les pays voisins, particulièrement dans un contexte marqué par les transformations politiques et sécuritaires que traverse la région du Sahel.

L’Algérie et le Niger misent sur une coopération renforcée

Au-delà des échanges diplomatiques, les relations entre Alger et Niamey reposent sur des intérêts économiques et stratégiques communs.

Les deux pays disposent d’importantes perspectives de coopération dans les domaines de l’énergie, des infrastructures, du transport, du commerce et du développement économique.

Le rapprochement entre l’Algérie et le Niger apparaît ainsi comme un levier essentiel pour renforcer les échanges entre les deux économies et favoriser l’intégration régionale.

Pour Alger, l’objectif est de consolider des partenariats africains durables, fondés sur le respect mutuel, la solidarité et les intérêts partagés.

Le Sahel, un enjeu majeur pour la diplomatie algérienne

Cette visite intervient dans un environnement régional confronté à de multiples défis sécuritaires et géopolitiques.

Face aux menaces transfrontalières et aux risques de déstabilisation, l’Algérie défend une approche privilégiant le dialogue politique, la coopération entre États voisins et le respect de leur souveraineté.

La coordination avec le Niger revêt, dans ce contexte, une importance particulière pour la sécurité des frontières et la stabilité de l’ensemble de la région sahélienne.

Une nouvelle étape pour le partenariat entre Alger et Niamey

La visite d’Ahmed Attaf confirme la place centrale qu’occupe le Niger dans les priorités africaines de la diplomatie algérienne.

En multipliant les consultations de haut niveau, Alger entend renforcer ses relations avec ses partenaires régionaux et contribuer à la construction d’un espace sahélien plus stable et plus intégré.

Entre message présidentiel, coopération économique et concertation sécuritaire, cette mission diplomatique traduit la volonté de l’Algérie et du Niger d’ouvrir de nouvelles perspectives à leur partenariat et de consolider leur rôle dans la stabilité régionale.

#Niger#tebboune
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Moeve se retire du pétrole algérien : Alger inflige un énorme revers à Abou Dhabi

Moeve se retire du pétrole algérien : Alger inflige un énorme revers à Abou Dhabi

Algeria Gate : Les intérêts liés à Abou Dhabi connaissent un nouveau revers dans le secteur énergétique algérien. Moeve (ex Cepsa), le groupe espagnol contrôlé majoritairement par le fonds souverain émirati Mubadala, a conclu un accord pour céder à l’indonésien Pertamina l’ensemble de ses participations dans trois importants gisements pétroliers du Sahara algérien. Une opération qui intervient en pleine crise diplomatique entre Alger et Abou Dhabi et qui marque un tournant dans la présence des capitaux émiratis au sein d’un secteur névralgique de l’économie nationale.

En effet, le mouvement est loin d’être anodin. À travers cette transaction, Moeve abandonne ses intérêts dans les champs de Rhourde El Khrouf, Bir El Msana et Ourhoud, tous situés dans le bassin de Berkine, au sud-est de l’Algérie. Ce dernier abrite notamment Ourhoud, deuxième plus grand gisement pétrolier du pays après Hassi Messaoud.

L’accord prévoit le transfert des participations détenues par les filiales de Moeve à PT Pertamina Algeria Eksplorasi Produksi (PAEP), une entité du géant énergétique public indonésien. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué. Sa finalisation reste toutefois soumise aux procédures réglementaires habituelles, notamment aux autorisations des autorités algériennes.

Cette cession prend une résonance particulière au regard de l’actionnariat de Moeve. Le groupe espagnol est détenu à 61,36 % par Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dhabi, tandis que le fonds américain Carlyle possède environ 38,4 % de son capital.

Autrement dit, derrière le retrait d’une entreprise espagnole se profile également celui d’intérêts financiers directement liés à l’émirat d’Abou Dhabi. Dans un contexte de détérioration profonde des relations entre l’Algérie et les Émirats arabes unis, cette évolution constitue un signal fort concernant la recomposition des partenariats étrangers dans les secteurs stratégiques nationaux.

Pour Alger, l’enjeu dépasse donc le simple changement d’actionnaire dans trois actifs pétroliers. Il s’agit aussi de préserver ses intérêts économiques et énergétiques face aux recompositions géopolitiques régionales, en veillant à ce que les partenariats internationaux restent compatibles avec ses priorités nationales.

Le remplacement de Moeve par Pertamina offre une autre lecture de cette opération : celle d’une diversification des partenaires énergétiques de l’Algérie au profit d’acteurs disposant d’une expérience internationale et d’une assise étatique.

Déjà présente dans le pays depuis 2014 à travers sa filiale PAEP, la compagnie indonésienne renforce ainsi son implantation dans l’amont pétrolier algérien. Son partenariat avec Sonatrach constitue un autre point d’appui pour développer ses activités et inscrire ses investissements dans la durée.

Un élément mérite particulièrement d’être souligné : le transfert des participations n’est pas automatique. Les autorités algériennes doivent encore donner les autorisations nécessaires à la finalisation de l’opération. Alger conserve ainsi un rôle déterminant dans la validation de cette nouvelle configuration capitalistique.

Dans un environnement régional marqué par les tensions et les rapports de force, le signal est clair : les intérêts économiques étrangers ne sauraient se substituer aux impératifs de souveraineté nationale. L’attractivité du domaine énergétique algérien demeure intacte et les partenariats qui s’y développent doivent avant tout servir les priorités de l’Algérie.

#Algerie#EAU#Emirats
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