Algeria Gate : L’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont franchi, ce jeudi 1er octobre 2026 à Alger, une nouvelle étape dans le développement du Corridor Sud de l’hydrogène (SoutH2 Corridor), Les ministres de l’Énergie des cinq pays ont signé la Déclaration ministérielle d’Alger, destinée à accélérer la concrétisation de ce projet énergétique reliant l’Afrique du Nord à l’Europe.
L’un des principaux engagements contenus dans cette déclaration porte sur la création d’un secrétariat dédié au projet, chargé notamment d’assurer un appui technique et de faciliter la coordination entre les différents partenaires, Ce dispositif doit bénéficier de l’accompagnement de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).
Le projet SoutH2 vise à mettre en place un vaste corridor permettant d’acheminer de l’hydrogène renouvelable produit en Afrique du Nord vers l’Italie, puis l’Autriche et l’Allemagne, La Commission européenne présente cette infrastructure comme un projet stratégique destiné à rapprocher les capacités de production nord-africaines des grands bassins industriels européens.
Selon les données communiquées avant la réunion ministérielle d’Alger, le projet prévoit à terme l’acheminement d’environ 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an, sur un axe d’environ 3 000 kilomètres, soit un volume correspondant à près de 10 % de la demande européenne anticipée à l’horizon 2040.
L’Algérie appelée à devenir un point de départ majeur
Pour l’Algérie, ce corridor constitue un élément important de sa stratégie de développement de l’hydrogène renouvelable, Une partie du transport pourrait s’appuyer sur les infrastructures gazières existantes, après leur adaptation, tandis que de nouvelles interconnexions pourraient compléter le réseau. Le ministère algérien de l’Énergie avait déjà présenté le South Corridor comme un axe destiné à relier l’Algérie à l’Allemagne via la Tunisie, l’Italie et l’Autriche.
Les cinq pays avaient posé les bases politiques du projet en signant, le 21 janvier 2025, une déclaration commune d’intention sur son développement. La réunion d’Alger vise désormais à passer progressivement de la coordination politique aux étapes techniques, financières et industrielles nécessaires à sa réalisation.

Une coopération énergétique entre Afrique du Nord et Europe
Au-delà des exportations d’hydrogène, le projet pourrait entraîner des investissements dans les énergies renouvelables, les infrastructures, l’industrie et les technologies liées à l’hydrogène, tout en créant de nouvelles chaînes de valeur en Algérie et en Tunisie.
L’ONUDI accompagne déjà plusieurs pays, dont l’Algérie, dans le développement des capacités institutionnelles, techniques et financières nécessaires à l’émergence d’une industrie de l’hydrogène propre.
Avec la Déclaration d’Alger, les cinq partenaires cherchent ainsi à donner une structure plus opérationnelle au SoutH2 Corridor et à faire de cet axe l’un des futurs ponts énergétiques majeurs entre l’Afrique du Nord et l’Europe centrale.






