La présidente de l’association France – Algérie Ségolène Royal a répondu aux récentes déclarations de l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, dont le mandat a été marqué par une approche jugée hostile et par des tensions dans les relations avec l’Algérie, Cette réaction intervient après que le président Emmanuel Macron a critiqué les partisans d’une rupture avec Alger, les qualifiant de « mabouls ».
Dans un message remarqué, Ségolène Royal a déclaré que la stratégie d’escalade avec l’Algérie prônée par Bruno Retailleau va à l’encontre des intérêts de la France et des Français, Selon elle cette démarche vise avant tout à séduire les nostalgiques de « l’Algérie française ».
La présidente de l’association France-Algérie a également souligné que les conséquences de cette stratégie hostile se traduisent par un échec dans l’application des obligations de quitter le territoire français (OQTF), ainsi que par un recul des partenariats énergétiques — notamment dans le domaine du gaz — et économiques, au profit de l’Italie, devenue le premier partenaire européen de l’Algérie, Elle a en outre évoqué un affaiblissement de la coopération en matière de renseignement dans la lutte contre le terrorisme en provenance du Sahel, ainsi que de nombreux autres impacts négatifs.
Toutefois, Ségolène Royal estime que cette position reste cohérente avec le parcours de Bruno Retailleau, Elle considère que son « obsession anti-algérienne » s’inscrit dans la continuité de la loi qu’il a soutenue sous la présidence de Nicolas Sarkozy, évoquant les « bienfaits de la colonisation », en ignorant, selon elle, les millions de victimes et de déplacés en Afrique francophone, notamment en Algérie, Une orientation qu’elle juge dangereuse.
En conclusion, Ségolène Royal a affirmé que si l’Algérie correspondait à l’image décrite par Bruno Retailleau, le pape n’aurait pas effectué une visite aussi marquante ni rendu un tel hommage devant le monde entier, Elle a appelé à privilégier le dialogue afin de construire des partenariats intelligents et mutuellement bénéfiques, en particulier pour les jeunes générations des deux rives de la Méditerranée, qui ne devraient pas supporter les conséquences d’une hostilité qu’elle qualifie de « toxique » et dépassée.



