Algeria Gate : L’affaire des 228 kg de cocaïne saisis à Oran prend une nouvelle dimension, Au-delà de la quantité impressionnante de drogue interceptée, l’enquête met au jour un réseau structuré soupçonné d’avoir développé un véritable système de criminalité organisée, avec une composante financière destinée à recycler les revenus issus du trafic.
Le 25 août dernier, les services de sécurité d’Oran ont frappé un grand coup, Un camion transportant 228 kg de cocaïne a été intercepté, tandis que le chauffeur a pris la fuite. L’enquête menée par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) a ensuite permis l’arrestation de 20 personnes et la saisie de 46 véhicules de différentes marques, Mais l’affaire ne s’arrête pas à la saisie de la drogue.
Le nerf de la guerre : l’argent
Les enquêteurs s’intéressent désormais à l’argent généré par ce trafic et à la manière dont il aurait été réinjecté dans l’économie légale.
Le dossier judiciaire comprend notamment des accusations d’importation, détention, transport, stockage et acquisition illicites de drogues dures dans le cadre d’un groupe criminel organisé transnational, mais également de blanchiment d’argent dans le cadre d’un groupe criminel.
Autrement dit, derrière les cargaisons de cocaïne se dessine une autre bataille : celle de la traçabilité des fortunes accumulées par les réseaux criminels.
Véhicules, investissements, mouvements financiers et train de vie sont désormais susceptibles d’être examinés afin de déterminer comment les revenus présumés du trafic auraient été transformés en biens ou en activités permettant de leur donner une apparence légale.
Une influenceuse au cœur de l’enquête
L’un des éléments qui a particulièrement retenu l’attention est l’interpellation d’une influenceuse connue sous le pseudonyme « Chouchou », identifiée par certaines sources comme Hammadi Chahrazed, Son nom apparaît dans les informations relatives aux personnes arrêtées dans cette affaire.

Sa présence dans le dossier a immédiatement suscité de nombreuses interrogations, notamment en raison de son exposition sur les réseaux sociaux et de ses déplacements entre l’Algérie et l’étranger.
Mais une précision s’impose : être interpellée ou poursuivie dans le cadre d’une enquête ne signifie pas que sa culpabilité est établie. Celle-ci devra être déterminée par la justice à l’issue de la procédure.
Un réseau qui dépasse la simple revente de drogue
Avec 228 kg de cocaïne, 20 suspects et 46 véhicules saisis, les enquêteurs sont manifestement confrontés à une organisation qui dépasse le simple trafic de rue, l’enjeu est désormais de comprendre qui finance, qui transporte, qui stocke, qui distribue et surtout qui récupère les bénéfices, c’est précisément sur ce terrain que le blanchiment d’argent devient central. Car frapper les trafiquants ne suffit plus : il faut également s’attaquer aux fortunes construites grâce au narcotrafic.
À Oran, la saisie des 228 kg pourrait donc n’être que la partie visible d’un dossier beaucoup plus vaste.
Derrière la cocaïne, c’est désormais la piste de l’argent qui pourrait conduire les enquêteurs jusqu’au sommet du réseau.












