Algérie Gate: À une époque où les récits s’affrontent et où les guerres de quatrième génération s’intensifient, les médias ne sont plus un simple outil d’information, mais sont devenus la première ligne de défense de la souveraineté et de la conscience nationale.
Depuis plusieurs années, l’Algérie, sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune, a parfaitement pris conscience de cette réalité et avance avec assurance vers la construction d’un système médiatique public fort, professionnel et capable de projeter sa véritable image à l’étranger, tout en faisant face aux campagnes hostiles visant tout ce qui est algérien.
Les récentes nominations à la tête des principales institutions médiatiques publiques ne constituent pas un simple changement administratif de routine. Elles représentent, comme on dit, un « coup de maître » et reflètent une vision stratégique profonde ainsi qu’un choix judicieux des dirigeants à un moment charnière, loin de toute logique de « compromis de circonstance ».

Depuis son lancement en 2021, la chaîne internationale algérienne AL24, dont le président Tebboune avait porté le projet, n’a jamais été créée sans raison. L’objectif, clairement exprimé par le président, était de briser le monopole médiatique international, de faire face aux campagnes malveillantes et de présenter la position algérienne d’une voix forte et professionnelle sur les questions stratégiques.

Aujourd’hui, la nomination à sa tête d’un journaliste chevronné ayant évolué au sein des grandes agences de presse internationales, à l’image de Lamine Chikhi, qui a accumulé une longue expérience internationale, n’est pas fortuite. Il s’agit d’un choix judicieux. Cet homme, qui combine une connaissance approfondie de la scène intérieure algérienne et de ses équilibres avec la capacité de s’adresser à l’étranger dans un langage compris par le monde, est désormais appelé à conduire AL24 dans une bataille qui dépasse les frontières.
Lamine Chikhi connaît parfaitement les salles de rédaction et sait comment déconstruire les récits hostiles. C’est précisément ce dont une chaîne internationale a besoin à l’ère de la « guerre des récits ».

Quant à la Radio nationale, cette voix qui atteint chaque foyer algérien, le moment est venu de renouveler ses forces et de lui insuffler un nouvel esprit, loin de toute logique de partage des postes. La nomination de Hicham Allali au poste de directeur général s’inscrit dans une démarche visant à renforcer le service public en tant que principe fondamental et à développer le contenu radiophonique afin qu’il soit en phase avec les transformations numériques et mette fin à l’image terne qui a longtemps marqué les rédactions des institutions médiatiques publiques.
La radio n’est pas simplement une affaire d’ondes : elle constitue un outil médiatique immédiat, une mémoire collective et un instrument de cohésion nationale. Aujourd’hui, le choix de Hicham Allali, issu de l’institution militaire, qui connaît le terrain et en a éprouvé les difficultés tout en disposant d’une solide culture médiatique, est présenté comme une capacité à insuffler une nouvelle dynamique au bâtiment de la Radio nationale, à ses studios et à ses plateformes numériques.

Ce choix reflète également la volonté des décideurs de rompre avec le traitement traditionnel de l’information, tout en veillant à ce que les médias publics restent proches des citoyens et fidèles à leur mission.
Le colonel à la retraite Hicham Allali, nouveau directeur général de la Radio nationale, fait partie des cadres ayant auparavant travaillé au sein de la Direction générale de l’information, de la communication et de la documentation de l’Armée nationale populaire.
Après un parcours solide dans les domaines de l’information et de la communication au sein de l’institution militaire, il relève aujourd’hui un nouveau défi.
Ces nominations ont été effectuées sous la supervision de Mohamed Bouslimani, de retour au ministère de la Communication, ainsi que de Kamel Sidi Said, conseiller du président de la République chargé de la Direction générale de la communication à la présidence de la République algérienne.

C’est sous l’impulsion de ce dernier que les médias algériens commencent à récolter les fruits d’une révolution silencieuse menée loin des projecteurs et qui s’est répercutée sur l’ensemble des institutions médiatiques, après qu’il a réussi à désamorcer plusieurs dossiers qui, jusqu’à récemment, étaient considérés comme des sujets tabous.
Le message semble ici parfaitement clair : les médias constituent un dossier stratégique géré au plus haut niveau de l’État et non un simple secteur administratif.
La stratégie médiatique algérienne repose aujourd’hui sur plusieurs axes fondamentaux, au premier rang desquels figure la construction d’une véritable souveraineté médiatique dans un contexte de mutations régionales rapides, des tensions en Afrique du Nord aux troubles dans le Sahel.
L’Algérie a besoin d’un appareil médiatique capable de défendre ses positions souveraines sans hésitation, tout en mettant en avant auprès du monde ses grandes réalisations économiques; notamment la ligne ferroviaire minière, les investissements dans le secteur énergétique et le développement du Sud, ainsi que sa puissance douce, à laquelle elle accorde une importance croissante comme outil d’influence.

Les médias publics, notamment les chaînes internationales et la radio, sont aujourd’hui appelés à transformer cette stratégie en réalité à travers des institutions médiatiques professionnelles capables également de faire face aux campagnes de désinformation et aux fausses nouvelles.
Le monde connaît aujourd’hui un véritable déluge informationnel, tandis que l’Algérie fait face à des campagnes organisées.



